samedi 12 mai 2018

Hatred Dusk Blinded By Hate

Ah, voilà une kro' que j'attendais avec grande impatience!!! Celle de l'excellent groupe Hatred Dusk et de mon super pote Phil!!! Donc, le combo est composé de Phil au chant, Nico à la gratte avec K-Kan, Jahno à la basse et Tripp derrière les fûts. Le groupe existe depuis 1989 sous le nom de Babies Thrash, pour finalement changer de nom pour opter pour Hatred Dusk, et avouons le, c'est bien plus sympa comme nom (m'enfin c'est mon avis personnel, après, tu es libre, lecteuse ( faudrait que j'invente des mots qu'existe pas dans le dico!!! ) et lecteur ). Suite aux trois demos sorties en 1991: "Hatred Dusk" et 1992 : " Dreadful visions of the unknown", "Brutal Day" en 1993, il à donc fallut attendre 25 ans pour que nos copains reviennent et nous en foutent pleins la gueule avec leur excellent Death Thrash, et on en redemande!!!!
Voici donc enfin le EP ( pour un peu plus de 9 minutes) tant attendu!!! Blinded By Hate, et là, on ne rigole plus, car ces gars là, ceux sont pas des p'tits jeunots avec des boutons pleins la tronche qui se prenne pour des metalleux grâce aux rangers et aux hellfest qu'on gentiment payé papa et maman... Là, on a à faire à des mecs, des vrais, avec des couilles et des poils tout autour!!! Du Death Thrash qui arrache!!!!

1er morceau ( intro)  : "Welcome To....". On commence gentiment, une ambiance assez apaisante, les deux guitares se mêlent et s'entremêlent, la voix de Phil semble sortir d'une tombe, le ton est annoncé..

2ème morceau : et paaaaaaf direct dans ta gueule, les guitares bien thrash commence direct pour l'excellent titre " Blinded By Hate"!!!! Le chant de Phil est bien plus Death oldschool, on ne peut s'empêcher de se briser la nuque tant c'est bon!!!!!! tu tape du pied, tu fume ton gros pétard accompagné d'une bonne bouteille de bourbon, et tout le groupe déclame "Blinded By Hate"!!!! On se croirait sur les routes de l'enfer, les cheveux au vent, sur une bécane enflammée, entourée de succubes toutes aussi sexy les unes que les autres!!! ça Thrash sévère, 4 minutes et pas une seconde à se faire chier!!! La basse et la batterie parfaitement placées, donne encore plus de crédibilité au morceau!!!Rare sont les groupes qui me plaisent autant ces derniers...

3 ème morceau: "Darkness", un gros côté Nuclear Assault dans les riffs, un p'tit solo bien sympathique et la voix oldschool de Phil fait son apparition. On se croirait à la bonne vieille époque du Death Metal ( pas les 3/4 des merdes actuelles, mais le vrai le seul l'unique!!!!!), toujours avec ces parties très thrashy!!!! Un peu de calme, la mélodie semble vouloir calmer la colère de notre frontman et des zikos qui semblent ne pas vouloir se calmer pour autant!!! Un autre bon vieux solo " à la Metallica, toujours oldschool hein! ils vont pas faire du deathcore de merde non mais oh!!!), et on repart sur la route du diable, on a chaud au cul tant les flammes brûles le peu d'espoir qui nous reste car la haine du combo est clairement palpable!!!! Bref, 9 minutes, c'est court ok, mais putain ce EP te donnera la patate pour sûr!!!! Une grosse grosse grossse tuerie!!!!

Si jamais tu es tenté par  ce superbe EP, je te le recommande très chaudement, n'hésite pas à contacter Phil Dubreuil de ma part sur FB, si tu veux écouter avant d'acheter ( pas nécessaire, crois moi c'est juste indispensable dans toutes discographies du bon metalleux ), tu peux aller là : https://hatreddusk.bandcamp.com, y'a les demos de 92 et 93  ;) , tu peux aller sur le site du groupe qui est plutôt complet : https://hatreddusk.wordpress.com.

dimanche 6 mai 2018

Sinon j'ai écouté...




Ce genre d'article serait un condensé rapide et succinct d'albums écoutés qui ne m'ont pas plu, ou marqué ou qui demande une approche volontaire ou tout autre raison.

On commence pour cette première avec:

SIX FEET UNDER 'Torment'

Six Feet Under - Torment
Version courte: c'est de la merde.

Version évoluée: Alors ça faisait un siècle que je n'avais point acquis un Six feet Under. Je me suis dit, naïvement, qu'ils ont dû revenir à du lourd, du bon, du dur. C'eut été un jeu télé, je perdais.
C'est un ensemble de titres musicalement à l'encéphalogramme plat. Du death bien mort, lénifiant et sans la moindre rugosité. On se fait chier grave. Le pire est quand même Barnes qui livre un chant linéaire, proche parfois de la récitation, comme à l'école. A oublier.

KZOHH '26'

KZOHH - 26

Groupe ukrainien fondé en 2014, Kzohh nous livre avec 26 un album conceptuel de deux longs titres (38 minutes à eux deux) qui sont les coordonnées GPS de la centrale de Tchernobyl pour le premier (51°23'20"N,30°6'38"E) et celle du de Dyatlov pass (oui, l'endroit en Russie d'un massacre...). Dark ambient atmospheric black qui met du temps à se développer. Loin d'être mauvais, bien au contraire, le groupe amène vraiment une ambiance sombre, avec des passages black marqués. Mais c'est trop long pour moi. J'ai du écouté chaque morceaux en plusieurs fois et voilà. Pas plus d'accroche que ça.

LEVANIA 'The day I left apart'

Levania - The Day I Left Apart
Un Ep du groupe Italien Levania qui officie dans le gothic metal. Bon, là, je dois bien avoué que ça me passe bien au-dessus, tellement je trouve ça chiant. Pas autant que Six Feet Under mais quand même pas mal. Pour les amateurs de gothic metal qui semble bien foutu.

MONADS 'IVIIV'

Monads - IVIIV

Monads nous offre un premier album de 4 titres pour 50 minutes. De funeral doom. Chose que je teste pour la première fois. Honnêtement, ici ça dégage quand même une certaine énergie, même si le rythme est forcément lent et les titres longs. C'est vraiment pas mal foutu mais faut se donner la peine de rentrer dedans. Perso je persiste car il y a quelque chose dans leur musique qui accrocheuse. Il est probable que j'y reviendrais dans une chronique plus longue, car là, il y a vraiment quelque chose que je dois capter.


ROME IN MONOCHROME 'Away from light'

Résultat de recherche d'images pour "Rome in monochrome"

R.I.M nous livre un album de huit titres puisant dans le doom, le shoegaze, le slowcore, avec un relent peut être black. C'est très mélodique, très prenant, très sombre, très mélancolique mais très chiant sur la longueur. Pour les amateurs qui apprécie ce type de groupe.

Полинове Поле 'On the edge of the abyss'



Groupe ukrainien de gothic metal à chanteuse avec voix masculine gutturale sonnant doom death. Ce n'est pas mauvais en soi, c'est même plus accrocheur que Levania, en ayant une approche plus brutale. Mais des passages rappellent vraiment que c'est du gothic metal qui parfois peut avoir un coté un peu emmerdant. Cela demandera beaucoup d'écoutes pour arriver à entrer dans le truc, de la persévérance et l'amour du gothic metal pouvant être chiant et redondant.


PSYCHOID 'Thrash impact'

2018 Music Records - CD digipack


Psychoid... drôle de nom direz-vous peut-être. Groupe formé en 2008 (ha oui, quand même, 10 ans!), de Melun (pas de blague, désolé) Mais musicalement, ce n'est pas drôle. Quoi que... en liant le titre de l'album avec la musique, c'est exactement ça: on se prend en pleine gueule du thrash sans concession. Mais pas un thrash actuel, pouvant être léché et tout (maintenant que j'y pense, l'image mentale que ça engendre est étrange...). Non, ici c'est un  thrash à l'ancienne, un thrash à l'arrache dirais-je, sentant la bonne grosse urgence.
Les 9 titres qui distillent 35 minutes de ce thrash jouissif sont magiques: dès le début, on adhère à la chose, sans la moindre résistance possible. Il n'y a qu'a écouter simplement le début du titre 'Anarchy' qui nous capte de suite pour ne plus nous lâcher avant la fin de l'album.
C'est assez cru musicalement, avec une batterie vraiment percutante et une guitare agressive, sans oublier la basse, bien présente aussi. Mais le parpaing sur le gâteau, c'est la voix (rocailleuse et agressive) de Thomas qui nous prend par la main et nous balance violemment dans le mur du temps pour retourner dans les années 90, quand le thrash avait à peine ce nom. Et on pense direct à tout ces vieux groupes efficaces (existant encore pour beaucoup, certains dans la décadence musicale affligeante...) qui ont pu vous bercer de leur mélopées absolument pas suaves.
Thrash impact est à l'image de leur pochette: ligoté à un camion fou qui fonce sur un mur. Car c'est exactement ça que dégage l'album. Ça fait mal et tu sens bien que ce n'est que le début. Et putain, que c'est efficace!
Cette symbiose musicale gravée sur la rondelle est une urgence absolue d'une certaine idée de débauche musicale. Et ce, jusqu'à la fin de l'album.
Point de temps mort. Les quelques moments un peu plus 'relaxe' ne sont là que pour mieux te maraver la gueule juste après. Et ce, avec un certain sens de l'humour qui permet d'offrir une vision acerbe de notre société au travers de leur texte (ben oui, du thrash qui évoquerait la pollinisation des saxifrages au nord du Canada, ce serait quelque peu bizarre...).
Et tout ça fait que l'album se marque au fer rouge très facilement dans la tête et on se prend a avoir soudainement un titre de l'album qui arrive comme ça, pfuit, sans que tu t'y attendes. Et vu le contenu efficace de l'oeuvre décrite ici, c'est normal. On ne peut qu'applaudir à deux mains et surtout ce procurer l'objet.

LEBOWSKII 'Liquidators'

2017 MUSIC RECORDS - CD digipack


Lebowskii, à ne pas confondre avec le beau ski (ce qui n'a absolument rien à voir...) est un quatuor nantais qui offre à nos chastes oreilles un premier Ep sorti en début d'année de 5 titres, plantant le décor musical dans le thrash.
Cela nous donne donc 30 minutes de thrash qui n'est pas que du thrash en fait, car dans leurs veines coulent d'autres choses. Car oui, leur thrash m'a demandé un peu d'investissement pour rentrer vraiment dedans (pas qu'il soit désagréable, loin de là) mais la forme proposé prend une forme hybride thrash parfois très lourd, limite poisseux, exhalant une certaine odeur de sludge, rendant ainsi la musique plus difficile d'accès, disons que la première écoute laisse une impression d'égarement, de venir spolier nos repères et nous perdre au milieu d'un monde assez déconcertant. A la seconde écoute et aux autres suivantes, on capte bien où ils veulent nous mener, de fort belle manière.
Rassurez vous, les racines thrash sont très fières et nobles, aucun doute possible sur ça. Cette part d'ADN musicale est indéniable et assez efficace. On reconnait clairement le style (guidé de plus par le chant qui n'est pas sans évoquer Slayer - notons qu'il y a bien pire...). Leur thrash n'est pas très rapide. ici, ne cherche pas de la célérité mais plus une forme plus posée où le percutant n'est pas à la vitesse mais justement à cette hybridation qui s'avère attachante.
Là où c'est assez étrange au début (enfin étrange... plutôt déstabilisant, genre "Hein? quoi que donc?"), ce sont ces relents que l'on sent, fragment de l'ADN de Lebowskii. Et plus on se l'approprie, plus on comprend qu'ils donnent une certaines lourdeur aux morceaux car du sludge suinte des titres. Alors oui, évidemment, ça ne prend pas le pas un instant sur les racines même de leur musique, ce serait au final trop facile. Et nettement moins intéressant. Car c'est cette synthèse qui fait mouche et qui nous capte finalement, laissant lentement se dévoiler les pans de ces Liquidators.
Car le groupe n'est pas là pour rire ou faire de la dentelle ou encore des biscuits (cela dit, c'est peut-être un de leur hobby - les biscuits nantais....) mais offrir une forme efficace et un peu inhabituelle de thrash. Et quand ça donne une impression, lors de premières écoutes qu'il faut aller plus loin et ce sans frustrations, c'est du tout bon. Et la persévérance paie.
Le son est massif, ce qui renforce et l'impact et cette impression d'hybride qui parfois s'énerve brièvement en rentrant dans une charge concrète. A écouter absolument.

samedi 28 avril 2018

Groupe de gore grind africain recherche de l'aide pour jouer de la guitare et de la batterie afin de sortir notre premiere demo. PS: urgent, apres 45 ans de carriere nous avons rien sorti....

African brutal homicide of anti religious depravity
Groupe de gore grind Camerounais non voyant recherche un guitariste et un batteur afin d'enregistrer notre première démo🤘🤘🤘🤘🤘 🍺🍺🍺🍺🍺🤘🤘🤘🤘 total support africain metal!!!!!

lundi 23 avril 2018

KYST, SMEGMA, DETOXED et JACKDEVIL

Le 20 avril 2018, au Kjbi, Le Crès

Ça fait un sacré moment que je n'eus point fait de ragot de concert. Et bien, tiens, en voici un.

Ce vendredi soir là, si l'ennui vous guettait, tel un sombre et sournois traître, il y avait un lieu où aller se dégourdir les pattes tout en se délectant de sonorités diverses: le Kjbi.
Grosse soirée ce soir-là, non pas avec un, ni deux et encore moins trois mais QUATRE groupes, de styles assez divers. Une affiche intéressante quand même, faut le dire, c'est important, hein, qu'on le dise. Et aussi le son, excellent où l'on a la joie d'entendre jusqu'au claquet de la basse.
Et à 20 heures, ce fut KYST (alors, petite précision qui a son importance: ce n'est pas (hélas) le one man band goregrind si festif) pour l'acronyme Kill Your Society Today, groupe breton venant de Lorient, à moitié féminin (1 guitariste, 1 chanteuse, 1 bassiste et 1 batteur) œuvrant dans un registre calme au regard des autres groupes présents ce soir là. Le groupe délivre un punk rock de bonne facture, plaisant, avec une touche rock pas dégueux pour un sou (ni même pour deux ou trois sous), entraînant et donnant de sa bonne humeur aux personnes s'étant déplacées quand même (et on était point nombreux, tant pis pour ceux qui ont raté un truc ici...). Le groupe est porté par le bassiste déconneur et surtout Adélie, avec une voix qui tranche, très féminine mais assez accrocheuse avec des petites rugosités pas dégueulasse, offrant une voix un peu rauque.
Le groupe assure quand même pour une ouverture d'hostilités décentes, offrant lors des phases vraiment punk rock une bonne surprise avec les vocaux en chœur de Marie. Et d'offrir aussi dans le concert de l'hydromel au public (pour la mise en scène) et un titre pas prise de tête, comme le reste de titres d'ailleurs. Très sympathique pour commencer!
On change de matos, de groupe et de style, en allant direct dans la barbarie et la brutalité avec SMEGMA de Pau. Et là, c'est n'est plus de la rigolade. Ça commence comme un direct au foie, mais avec une voiture, puis ça ressemble tout simplement à un défilé de rouleaux compresseur paradant au 14 juillet, qui te passe dessus. Le quatuor (oui, ils sont 4, du coup...) balance comme ça, sans prévenir, un death brutal, incisif et foutrement violent. Même si le set est court et dans la bonne humeur, le groupe assène une vision extrême du death avec efficacité et beaucoup de dextérité. Ça va vite, ça fait mal et c'est très puissant. Smegma n'est clairement pas là pour faire de la figuration et participe au grand concours de "qui c'est qui va te faire morfler?"
De bout en bout, le groupe offre une leçon de brutalité, doté d'un chanteur à la voix gutturale qui semble monter du pubis en se perdant dans le ventre, le groupe puisant sa brutalité dans des influences diverses qu'il régurgite violemment. C'est carré, c'est direct et ce, sans la moindre fioriture. Et bim, ça fait très mal, avec des parties fulgurantes. Durant leur set, il semble y avoir eut pas mal de cassure de cervicales. Jouissif!
DETOXED, les locaux de Montpellier prennent la suite. Eux aussi sont en forme et balance sans plus attendre leur thrash moderne, offrant un set énergique. Fidèles à eux-même, leur set est carré, assez brutal dans le registre. La différence musicale entre eux et Smegma permet de se reposer un peu (comprenez: les cervicales sont mieux traitées). L'alchimie du groupe est toujours présente, bien palpable. Alors oui, on aime ou pas ce que propose Detoxed (perso, j'aime bien) mais il faut avouer que le groupe sait tenir une scène, quelle que soit sa taille. Le combo nous offre en conclusion du set 'Root' de Sepultura et la tuerie de Nailbomb 'Wasting away', pure moment de violence.
La tête d'affiche arrive enfin sur scène. Ils viennent de loin, le groupe nous venant du Brésil, de Sao Luis (à vous de trouver où c'est sur une carte du Brésil!!! Le moment interactif!!). JACKDEVIL. Un quatuor autour d'une moyenne d'âge de 25 ans, formé en 2010 et fort d'une démo, d'un ep, de deux albums et d'une compilation. Rien que ça. On fait un bon dans le passé direct dès que le groupe montent sur scène: le look de deux de ses membres vient des années 80, avec les pantalons en spandex. Perso, un sourire en coin me saisit, faut avouer que c'est assez marrant. Puis le groupe commence à jouer. Et là, fini de rire, enfin, sourire. Car le groupe balance un speed thrash incisif, rapide. Mais un speed thrash tel qu'il était avant que le terme de thrash soit mis sur cette musique. Il se définissent comme les démons du thrash, on ne peut qu'être en accord avec eux. Le groupe déploie une énergie de dingue, associé à une bonne humeur: ils sont heureux d'être là et de jouer leur musique.
Ça va vite, c'est intense, le groupe ne laisse pas de temps mort. Pas de concession ici! Impossible. Eux aussi ne sont pas là pour faire de la figuration. La voix du chanteur Daniel Azevedo participe aussi nettement à l'ambiance que dégage les titres: c'est un des éléments qui nous emmène au confins des années 80, à l'émergence du thrash. Evoquant le satanisme, l'occultisme, il n'est pas possible que le groupe puisse offrir autre chose. C'est dans l'esprit des premiers Sepultura, des premiers relents thrash, d'une forme de bestialité primale. Le set est une tuerie, qui permet de conclure la soirée très agréable de fort belle manière.

dimanche 22 avril 2018

WarKult The Wrong Mood

WarKult The Wrong Mood  demo 2017
Voici donc la troisième demo de WarKult, “The Wrong Mood”. WarKult est un groupe de Death Black Thrash Metal Normand, et plus précisément, de Dieppe. Le combo a vu le jour en 2002 et donna naissance à leur premier méfait « The New Becoming » en 2004. En 2009, le groupe donna vie à « Kult Of Disorder », puis EDFDAB2012 » en 2012. 2017, voit la sortie du EP « The Wrong Mood » autoproduit (limitée à 200 exemplaires) avec l’aide de Nico aka Loopy guitariste compositeur chez les copains de Noein. Début 2018, la scène s’offre à WarKult grâce au 106 (SMAC de Rouen) et ainsi commence s’exprimer sur une scène professionnelle. Entre temps la horde a pu fouler la scène du Festival des Arts Bourrins en Normandie en 2009 et 2012, et participer au Rouen Hardest Fest en 2016.
Comme indiqué dans la bio du groupe, « outre la musique, la philosophie des textes est teintée d’anarchisme et d’esprit critique sur des thèmes de société et religieux », ce qui n’est pas à déplaire chez Margoth J Les principales influences du groupes sont très variées car elles passent aussi bien par Machine Head que Fear Factory, ou même Behemoth ou Emperor. WarKult est donc composé de Bertrand Pesquet aka Berdoune au chant, Antoine Berger aka Touni à la guitare, Guillaume Delarue aka Franssoax à la basse et de Pierre Effler aka Lord Anonymous à la batterie.  
« The Wrong Mood » est donc composée de 5 titres pour 21 minutes. WarKult tape sur la démocratie et la bêtise du peuple en usant d’une personnification différente à chaque couplet, la politique, les golden boy, et les écolos bobos qui font des photos écolos en hélicoptère.
Passons aux choses sérieuses, voilà le premier morceau arrivé « Punishment Of Life », et paf, on donne directement dans le bon gros Thrash qui tache, et je dirai même pour ce groupe, qui arrache !!!!! 3 minutes au compteur, pas une seconde d’accalmie, celui-ci évoque la revanche du musicien discret sur les poseurs, et les « m’as-tu vu » que la scène Metal draine régulièrement. Le chant de Bertrand est tantôt Thrash, tantôt Death voir Black pâr moment, mais ce premier titre est une grosse tuerie du Thrash Metal !!!
Et hop, on passe au second morceau : « Border Line ». On commence avec un gros riff bien Thrash, le batteur martèle ses fûts comme un sauvage, la basse semble vouloir faire trembler la terre et le chant de Berdoune tantôt Thrash, tantôt Black Death, le groove se fait sentir dans ce morceau, on sent la passion des zikos et surtout l’intelligence de produire un style bien différent et qui, pour ma part m'en fout pleins la gueule!!! 3minutes et 43  secondes à jouer au volume maximum, et le cataclysme ne sera pas loin, la horde Warkult est un véritable char d’assaut qui ne laissera rien sur son passage!!!! Au passage, les textes traitent de l'humour "borderline" ( on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde quoi ) de moins en moins toléré par une société orientée sur la pensée unique ( à mort bfm!!!!!!) et la fameuse "liberté d'expression".. Bref passionnant!!!! 
Hop, morceau 3 : "Millions Of Millions" qui traite de ceux qui meurent pour les guerres des élites depuis bien trop longtemps... Clairement orienté Death 90's, on commence tout doucement, mais Warkult n'ont pas fini de gueuler leur rage contre ce système où les dirigeants se foutent ouvertement de nos gueules et tuent le monde petit à petit. Ce morceau est absolument génialissime!!! Quelques chants légèrement plus clairs, avec un p'tit côté cybernétique vraiment très bien placé. Autant dire que les musiciens s'y donnent à coeur joie et que perso, cette demo rentre directement dans mon top 10!!!! Le batteur semble être tel un robot derrière ses fûts, une frappe puissante et parfaitement maîtrisée!! Les lignes de basses vrombissantes, les riffs de guitare, bref, 4 minutes de pure bonheur et un voyage dans les années 90, si Warkult était présent lors de ces années, on aurait pu facilement les classer comme OVNI comme pour Carnival In Coal à l'époque ;) 
Allez zou, avant dernier morceau: "War To Gods". Rien que le titre me fait bander comme un âne, faisons la guerre au vilain hippie barbu qui chlingue!!!  On vas causer obscurantisme religieux sous toutes ses formes, et autant dire qu'en 5 minutes 30, la horde a bien des choses à dire!!!! Un morceau clairement accès Black Death Metal, ils n'ont absolument pas à rougir!!! Ça martèle, le bigre, il doit avoir des bras bioniques, le bassiste toujours prêt à faire fasse aux religieux semble dresser le torse en avant prêt à se battre, le chant est clairement brutal du début à la fin et les guitaristes nous offres encore une fois des riffs implacables!!! Ce titre reste pour moi le plus facile d'approche pour un fan "lambda" de sauvagerie, mais il est clairement excellent!!!
On finit ici avec "Black Jack". On va causer des " réacs de canapé" juste bons à râler devant leur tv, mais qui ne bougent pas leur cul pour changer le monde! 3 minutes et 51 secondes, on démarre lentement, le batteur et la basse font leur apparitions, Berdoune alterne chant hurlé et calme, l'ambiance guerrière s'installe petit à petit. Les mecs, il est temps d'arrêter de croire toutes les conneries balancées sur vos écrans, on doit mettre fin à la désinformation et Warkult sont les guerriers qui vont changer le monde!!!! Un pure chant Black Metal semble vouloir faire bouger ces putains de "réacs", puis on ralenti afin de mieux faire rentrer les véritables informations dans la caboche des neuneus, on répète haut et fort que toi aussi qui lit cette chronique, arrête d'agir en mouton et bouge!!!!

Si comme moi, cette demo te botte, tu peux les retrouver sur fesse de bouc, mais aussi sur le site officiel https://www.warkult.fr.  Je te promet un moment de pure brutalité et un groupe à suivre de très très prêt!!!!!