mardi 12 décembre 2017

INSOMNIUM 'Winter's gate'

2016 CENTURY MEDIA - Vinyle et CD


Insomium: la première partie de l'album: https://youtu.be/leASeS_sO_Y

Insomnium... J'avais découvert par hasard ce groupe qui m'a transporté dans leur univers. Cet album est aussi un véritable vaisseau (ou un trainau, vu le titre...) qui mène loin l'auditeur. Mais là, on est assez loin du concept habituel de l'album. Car point de nombreuses pistes. Là, on en a qu'une seule et unique, tirant sur 40 minutes. Le rêve de tout amateur de progressif non?
Alors oui, entrer dans une chronique de ce genre d'album, ben ça oblige à prendre d'autres voies. Pas le choix et c'est tant mieux, sinon on pourrait se perdre en conjonctures.
L'oeuvre gravée sur les disque va au-delà du métal, ouvrant de nouveaux horizons, effleurent avant d'y entrer de nouvelles dimensions. On découvre des mondes musicaux auxquels on n'aurait peut-être pas pensé ni même imaginé (ou oser les imaginer).
Le groupe commence cette oeuvre monumentale par un souffle de vent et quelques notes cristallines, évoquant la glace d'un hiver scandinave avant d'amener une phase épique mélancolique.
La base musicale reste la même, un death mélodique tirant parfois vers le doom, version mélancolique, laissant des rugosités parfois un peu black ou proche. Et au milieu de tout ça, il y a des pans qui sont proches du jazz ou du blues. Mais le principal est le fait que le groupe quitte ces sphères pour aller vers d'autres qui sont assez innovantes. Il n'hésite pas à briser les conventions ou ce que l'on pourrait croire comme définitif, laissant entrer dans leur musique, littéralement, un souffle d'air frais.
Et ainsi, le groupe peut littéralement explorer et développer son concept d'album. Il part débroussailler des univers très oniriques de mondes glacés où la lumière n'est pas la source lumineuse utile. Mais aussi vers des mythologies perdues,que le groupe décline ainsi par une longue nouvelle qui s'articule en 7 parties différentes. Et chaque partie est en elle même autonome tout en étant liée au tout.
Et c'est cette unité dans une certaine liberté des parties qui fait de ce disque un véritable monument musical.
Chacun d'entre elle, en gardant la base death/doom et parfois avec un coté black progressive n'hésite pas a aller dans des voies autonomes apportant une densité musicale incroyable, en plus d'être une véritable invitation à un voyage qui pourrait se rapprocher d'un voyage astral.
Car Winter's Gate tient vraiment d'un voyage, par le fait que les émotions transportées par la musique nous emmène au-delà des conventions musicales que l'on peut avoir. On est aussi touché à l'émotionnel pur, nous emmenant parfois vers des songes ou des parts d'un passé agréable ou rêvé, une sorte de fantasme onirique que notre esprit conçoit pour accompagner cet album.
Il y a une unité dans les mélodies, une certaine mélancolie douce flottant sur le disque, un peu comme une nappe de brume sur un lac. Mais gelé là parce que c'est l'hiver. Et prit dans la musique, on se prend au jeu de laisser vagabonder notre imagination, chevauchant l'oeuvre monumentale que nous offre Insomnium.
On est prit par des parties parfois épiques, voire guerrière, apposées à coté d'espaces de sérénité. Et l'écoute de ce disque permet de se poser littéralement, de se déconnecter une bonne fois, juste pour vivre l'instant présent, en toute magnificence. Et rien que ça, ça vaut le détour!

BLATTE 'The first blattephemy'

2017 Inhuman Homicide records - CD

Blatte on youtube: https://youtu.be/ZfuIZdvUDCw

Blatte... Après Cafards, découvrez le nouvel animal de compagnie (énervé) nous venant de la douce contrée qu'est... Paris et en plus c'est tout jeune de cette année. Et Blatte, c'est plus fort que toi.
Il s'agit d'un one man band qui ne s'emmerde pas et fait simple: GRINDCOOOOOOORRRRREEEEEE mais dans un registre assez gore et non sans aller piétiner les plates bandes du brutal death, entre autre... parce que le gars fait aussi large...
Premier essai et on fait dans la qualité, la barbarie et le fun, avec un soupçon de dextérité aussi. Et bein que les 6 titres passent en 11 minutes, c'est très extrême et assez riche. Voire vraiment riche. Car le gars va aussi visiter le crust et offre sa vision du black avec magnifique 'Blattephemy' qui permet au gentil garçon de montrer qu'il sait aussi jouer autre chose et qu'il le fait comme il veut car il chie vraiment sur les conventions, passant du black à un truc gore bien ravagé, tout en gardant la base black.
Oui, Ré est fou. Mais un fou comme il devrait y en avoir plus. Alors oui, capter toutes les subtilités de sa musique, ben il faut écouter plusieurs fois car ça va vite vite vite, un peu comme si Speedy Gonzales serait éjaculateur précoce. Genre très précoce.
Musicalement ça se tient super bien et fait vraiment le travail. Sachant que le gars fait tout lui-même avec ses petits doigts, déjà, chapeau bas. Mais en plus, le son est excellent, en plus que la programmation de la batterie, même si c'est bourrin, est très cohérente. N'en déplaise aux rageux qui dénigrent pour un rien.
Blatte le fait bien et avec le fun, ce qui offre un cocktail détonant, bien jouissif... et avec humour... il suffit de mater les titres ou d'écouter les samples ponctuant la déflagration. En plus, ça remonte le moral en dégageant une énergie de malade!! Achète, parle-en, soutien le!

U-BILAM 'Evolutions of Mind'

2017 Music Records - CD Digipack

C'est ça U-Bilam: https://youtu.be/B9V5JyI7-0I

U-Bilam... Derrière ce nom qui évoque un médicament (Oui, U-Bilam 25 mg, par injection auditive) se cache un jeune trio de Seine et Marne qui nous offre sa première offensive. Alors oui, ça m'intriguait, à la fois le nom et le style: de l'Urban-core. Donc cet Ep répond à plein de questions et pas à d'autres (d'où l'on vient? Pourquoi le sable? L'intrication moléculaire peut-être être tangente dans un vide absolu chaud?)...
Alors, voici une partie des réponses que vous cherchez, juste ici, là, maintenant! Elle est pas jouasse la vie?
L'urban-core, quoi qu'est-ce? Ben c'est déjà énervé. A l'écoute, ça oscille entre deathcore, hardcore  et métal avec des sonorités très modernes, qui sont plus habituelles dans des genres musicaux dits 'urbain' (rap en tête et non à fromages...).
Le disque s'avère assez rapide à défiler (23 minutes pour 5 titres et une intro). Alors, c'est vraiment moderne mais pas comme les autres trucs (métal moderne (Ha oui, il y a du métal préhistorique?), metalcore...) car le trio mélange habilement les styles, offrant une musique violente, à l'impact immédiat, même si il ne crache pas sur des parties plus lentes mais, petits coquins qu'ils sont, à travers des breaks à se péter la nuque. La musique, adaptée aux ambiances que veut dégager le groupe le fait bien et capte vite, du fait de ce mélange détonant.
Les plages de 'tendresse' qui peuvent ponctuer ici et là les titres ne sont que des instants servant à amener les fameuses sonorités modernes avant de venir en traître te péter la gueule avec un bon coup de masse derrière le genou. Et ça fait mal et c'est bien fait (en plus d'être bien foutu).
La musique n'est pas la seule qui sert à cette violence moderne. Le chant est aussi essentiel, alternant chant rappé, hardcore ou même deathcore (d'ailleurs c'est dans ces phases que le groupe est particulièrement violent, avec de soudain break qui dépotent mamie). Et c'est intéressant car le choix des vocaux suivant le morceau n'est pas le seul fait du coté esthétique de l'oeuvre. Il semble y avoir derrière quelque chose de plus pragmatique: la violence joyeuse.
Chose intéressante, c'est le fil rouge qui mène le disque. La thématique sur l'esprit est bien vue, abordant diverses phases que l'on peut avoir dans des circonstances pas nécessairement joyeuses. Il est exploité brièvement des phases passant du déni à l'acceptation. Et les morceaux en eux-même développe des aspérités qui colle un peu à ce genre de sentiments que l'on peut ressentir.
Une excellente découverte, qui me plaît bien. Et fortement conseillée aux amateurs d'explorations sonores.

dimanche 26 novembre 2017

ATRYSTOS 'The fucking war'

2016 ATRYSTOS - CD digipack



Atrystos donne ça en live: https://youtu.be/xMNXAJq39QY
Atrystos... un mot obscur pour beaucoup sûrement. Il s'agit d'un groupe fort original dans la forme, à la musique assez directe (bien que...) et qui tient a rappeler des choses importantes.
Imaginez un groupe de cosplay thrash-death picard au concept post apocalypse futuriste qui ferait passer Terminator pour une fiotte...
The fucking war, c'est ce concept mis sur une rondelle pour diffuser la bonne parole du groupe. Chantant en anglais ou en français. Et c'est vraiment efficace! Car même si il y a un second degrés, le groupe n'est pas là pour faire de la dînette.
Après une rapide intro de sirène, le groupe démarre mode fast and furious avec My nation et son riff incisif, doublé d'une rythmique d'acier. Et on comprend très vite que la figuration, ce n'est pas pour eux.
Les autres titres (il y en a 5 au total pour 20 minutes d'un voyage dépaysant dans un futur relaté bien sombre) ne font pas non plus dans la dentelle de Calais (hahahahaha!!!) et s'avèrent très efficaces. Où ça devient franchement cool, c'est quand des relents épiques et un peu black viennent porté un trouble pas dégueulasse du tout. Et un autre élément est un rappel des origines du thrash car dans le chant, et associé parfois à la musique, il y a un coté punk qui ressort, donnant encore plus d'impact aux titres.
Un titre qui résume bien ça est l'excellent La marche avec ce riff incisif et cette rythmique martiale qui renvoie au concept même du groupe et au chant qui sonne vraiment punk. Mais punk de qualité.
Le chant a d'ailleurs une importance vitale pour les titres, qui est indissociable de la musique.
Ce qui est aussi cool dans la forme de thrash du groupe, c'est la forme qu'il revêt, avec un coté retour aux racines, qui colle au concept.
Mais attention, cela n'empêche pas le groupe d'avoir des parties vraiment rapides et de déboîtage en règle, lorgnant vers le death. Le futur n'est pas cool et Atrystos est là pour nous prévenir. Et il a choisi une voie idéale pour ce faire, via cette musique incisive et une rage d'en découdre.
La production déchire tout! Le groupe a pris soin d'offrir un disque puissant et très propre, pour tout péter chez toi et en concert.
C'est un état d'esprit et une musique que nous offre Atrystos. Car la musique que délivre ce groupe est plus près d'une philosophie de vie, un moyen de faire passer un message important, qu'un simple projet musical. Et ça, c'est cool aussi.

EYESTRAL 'Beyond'

2017 MUSIC RECORDS - CD digipack qui claque sa mère

C'est ça Eyestral: https://youtu.be/ii2TGA4ySLo
Bonjour les pas endormis du dimanche! Hop, on commence un petit lot de chroniques (ou pas) en ouvrant avec un quatuor normand qui va vous replonger un peu dans le passé, surtout pour les adeptes de Death (avec Chuck) et Megadeth (Les vieux albums qu'ils étaient bien). Puis d'autres aussi mais bon, le plus important est cité. Et aussi pour ceux qui aiment les trucs progressifs. Parce que... je vais y venir dans quelques lignes.
Originaire de la riante ville à la grosse horloge posée sur la Seine (Ben, oui, Rouen quoi...), le groupe s'est formé en 2012, par la rencontre de Ant et David. Une démo en 2014, un EP en 2016 et cette année, un premier album que voilà.
Un album qui est ma foi massif et très dense du fait des choix et goûts des petits garnements derrière. huit titres de folies ouvrant un fleuve de 55 minutes, dans un contexte de thrash mais voilà, du thrash progressive (ce type qui donne des migraines aux doigts et tout). Et le premier titre, après une intro qui pourrait provenir d'un film, démarre et autant le dire, ça ne fait pas dans la dentelle, ni la niaiserie.
Le groupe nous balance un thrash très ouvragé, aux multiples reliefs et recoins, avec tous les plaisirs que peut offrir ce courant mais en lorgnant vers le thrash plus proche de celui du début des années 90, avec un démarre à la double directe. Et c'est vraiment hallucinant car la musique évoque vraiment un mélange entre Megadeth et Death, sans la moindre honte, et le plaisir aussi que le groupe à sa créativité à nous offrir aussi. Un thrash qui sent la nostalgie pour nous en mettre plein les esgourdes.
Car d'un titre à l'autre, même si il y a toujours ce repère, le groupe nous pond des plans de fous, très complexe (pourquoi faire simple), avec des rythmiques qui sentent bon la difficulté.
Et il nous emmène dans un monde assez métaphysique et paranormal, un univers assez sombre mais que l'on est bien accompagné.
Les titres pètent les 5 minutes à l'aise, allant jusqu'au presque 10 minutes (Beyond sight (they are here) et Beyond comprehension), bien que cela n'empêche pas le groupe d'être posé sans non plus faire des passages tout mou du genou. Non, c'est plutôt l'inverse. Et c'est là que le progressif marque le pas, avec des changements impromptus, des cassures de rythmiques et tout ce qui densifient une musique déjà très épaisse musicalement. Mais sans non plus nous perdre dans des méandres trop obscures et tarabiscotés pour une santé mentale en danger.
Un autre élément qui s'avère l'autre partie de l'identité des Eyestral est la voix de Ant. Une voix un peu éraillée, pas dégueulasse, aux intonations et au timbre qui la place à mi-chemin entre celle de Chuck Chudliner et Dave Mustaine (et ça y est, tu comprends un peu plus le pourquoi de l'évocation des dits groupes plus haut...). Même lorsqu'il se laisse aller à une voix plus claire, celle-ci est à part. Mais l'effet est terrible quand on a l'impression que c'est presque un titre de Death que l'on a (Beyond comprehension en est un excellent exemple).
L'occultisme, qui semble le moteur de l'album, est le point de départ qui permet au groupe de créer aussi des ambiances sombres, dérangeantes (au-delà des intros des morceaux) au travers de la musique, avec une touche, parfois, de mélancolie. C'est vraiment un album à explorer, très riche dont pour capter les nombreuses facettes, de nombreuses écoutes seront nécessaires mais aucunement lassantes. Bravo les gars!!! Les adeptes de thrash complexes seront servis!


mardi 21 novembre 2017

MISERATION 'Tragedy has spoken'

2012 LIFEFORCE Records - Cd digipack

La Suède et ses montagnes, sa neige et pour se réchauffer, tu fais soit du black, soit du death. Dernier album en date, de 2012, le groupe ne fait pas dans la tendresse, avec un death très direct, limite brutal, même si il distille par moment des mélodies ou des dissonances étranges.
Le propos reste quand même très bestiale, avec les 42 minutes de cet album de 10 titres fait pour détruire les cerveaux.
Le son est juste énorme. Genre tu trouves une baleine bleue dans le bocal de ton poisson à la palce de ton Bubulle. Et putain, que c'est bon! Techniquement, pourquoi faire simple. Migraines de doigts, vélocité et violence dominent sans partage. Et ça le fait vraiment. Dès le premier titre, on est pris au piège et ça charge frontalement.
Même si on retrouve ici et là des moments de pure félicités mélodiques, ces derniers ne font pas redescendre la pression et le soufflet. Que nenni, pas du tout! L'ajout d'autres instruments, amenés de manières impromptu parfois créée des atmosphères parfois oniriques (brièvement) ou plus souvent un putain de malaise. C'est malsain à souhait parfois mais ça colle vraiment à la musique que distille le groupe.
Le chant est très variable, d'une voix death vers parfois un registre plus 'posé' (mais jamais longtemps ni dans la finesse). Lorsque que le chanteur s'essaie à la voix claire, mélodique, il faut avouer qu'il gère et que ça fait son effet au milieu de ce déferlement de brutalité!
Ils ne sont pas fous mais complètement tarés je pense.
Mais la densité dans les morceaux avec les éléments structurels qu'ils ont pondu fais qu'on les aime bien ces tarés.
Pas de temps mort dans l'album. Malgré des titres pouvant être longs, ils vont quand même à l'essentiel: pilonner les masses en règles! Comme je l'ai dit, ça bourrine! Les rythmiques sont vraiment bestiales, sans concession, allant parfois lorgner vers le brutal death, au niveau des structures. Les fans d’accélération de guitares trouveront aussi leur bonheur, des riffs ultra speed domine, venant soudainement donner plus de violence! Rhaaaaa!!! Que c'est un bon album ça!

HYPEREMESIS 'Mince gore'

2017 Bunch Greenade - CDr (limité à 10 copies... bon courage aux explorateurs!!)

Haaaaaa, le Canada et son folklore... Tant de finesse, de subtilités... Mais pas là. Nan. Pas là.Faut pas déconner non plus. Je vous avais promis du violent, en voilà!!!
Tout est donné dans le titre de cet album, un hymne à l'underground. 30 titres, pas moins, pour quand même 38 minutes de sauvagerie qui déchire vraiment. Du très bon, un mélange entre goregrind à la LDOH, de la harshnoise et surtout, de la grosse brutalité sans faille. Pour vous donner une idée, imaginez un double fist mais nasal. Voilà ce qui vous attend.
Après une intro assez courte, le premier titre enchaîne et là, on prend une claque car le duo prend soin du son. Ce n'est pas parce que c'est du gore violent que le son doit être pourri. C'est très massif, avec un petit coté sale. On pourrait parler de dirty gore grind sans honte. Le son est assez saturé sur les basses, donnant un impact imparable aux titres. D'ailleurs, on pense à faire un lien avec Mortician pour le son et un peu les vocaux, bien que foutrement gore. Et que les paroles, on s'en branle, il n'y en a pas. La voix sert aussi d'instrument, en adéquation avec le reste.
Alors, oui, je vois des voix qui vont s'élever :"Ouais, c'est pas de la musique! Et gnagnagnagna!" Sans crainte on pourra leur répondre :"Et Jul, c'en est peut-être?".
Plus sérieusement, même si les titres passent vite du fait de leur relative concision, cela n'empêche pas le duo de les faire différents les uns des autres, de par la guitare ou le jeu de la batterie, avec des rythmes certes rapides mais assez amenant de la variété (mais pas à la Claude François ou Céline Dion... Non, ici môssieu c'est du sérieux.
Et l'on se prend à chercher (et trouver ) des petites variations sympas, donnant du corps au propos (qui, d'un point de vue technique n'existe pas je le rappelle, comme il n'y a pas vraiment de paroles...).
A partir du 18ème titre, le son change avec une approche très live, là non plus pas dégueulasse du tout, donnant une autre idée de la folie de ces deux sympathiques troubadours bucherons.
Qu'importe, ça va vite, ça bourrine, c'est gore avec un son très agréable. Je ne peux que conseiller aux amateurs de brutalités goreuses d'y aller les yeux fermés et les oreilles ouvertes.