mardi 20 décembre 2016

MOSHFEST 3 le 12 et 13 mai 2017

Où? Secret place, à Saint Jean de Védas, à coté de Montpellier.

Les vendredi 12 et samedi 13 mai 2017 aura lieu la troisième édition du moshfest, un festival de malades faisant la part belle aux groupes énervés. La programmation va envoyer du très lourd cette fois encore, avec des pointures, des vétérans et la garde montante de la scène grind et hardcore.

Le vendredi, viens te déhancher (littéralement) avec:
SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION (Death / Grind – Paris)

CRIPPLED FOX (Trashcore – Budapest)
 
THE ARSON PROJECT (Hardcore/Punk/Grindcore – Suede)

TASTE THE FLOOR (Fast Trash Core – Rome)

APPRAISE (Hardcore – Barcelone)

TINA TURNER FRAISEUR (Grindcore – Nantes)

Et le samedi, viens te finir avec cette seconde partie de folie:
BLOCKHEADS (Punk/Hardcore – Nancy)

INHUMATE (Grind/Death - Strasbourg)

VENGEANCE (Grindcore - Angoulême)
 
RIPOSTE (Fastcore Powerviolence – Paris)

LUST FOR DEATH
(Crust, metal – France)

PENDRAK
(Grind/Crust – Paris)

Si ça n'est pas de la programmation de fous, alors tu as de gros soucis. Vraiment.
Sur place, il y a de quoi se restaurer, s'hydrater et moyen de trouver un hébergement. Va vite voir l'évènement sur facebook ici même: www.facebook.com/events/282128495460965/ (copie et colle où tu veux, t'en que ça fonctionne...)

lundi 19 décembre 2016

ASHES TO FIRE 'Still wtars'

2016 MUSIC RECORDS - CD digipack


Houlà! Ben tiens, que voici un truc d'énervés et jeunes. Donc oui, ce sont des jeunes énervés. Jeunes car le groupe s'est formé en 2014 et nous offre son premier méfait. Alors, ici tu oublies de suite le death, grind ou autre power-violence. Ici on a affaire à des djent (hahahahaha! Faut vraiment que j'arrête avec mes blagues à deux roubles...). Perso, ces terminologies, je chie un peu dessus (ça leur tient chaud). Le groupe nous balance un metalcore/post hardcore vraiment bien efficace et résolument tournée vers la modernité. N'étant pas un grand fan de ce genre, c'est tout ou rien.
Ce premier Ep de 6 titres regroupe un peu se qui se retrouve dans la scène metalcore. Alors, moi c'est soi ça me fait chier, soit j'accroche. Heureusement, dans ce cas, c'est le type de metalcore qui me parle. Outre une certaine violence maîtrisée, le groupe fait aussi preuve de maîtrise dans les structures ou les éléments qui sont incorporés à leur musique. On retrouve certains éléments propres au hardcore (les chœurs, les guitares saccadées) sans excès ni dans le trop peu ou la saturation.
Ce qui me branche bien, c'est aussi l'utilisation de petits samples de mélodies, certaines enfantines (le début de 'Sara'), mais qui s'avèrent en fait plus matures, le propos du groupe ne me semblant point être bafouilles et enfantillages mais tapant dans une vision foutrement adulte et lucide.
Un autre point qui me plaît beaucoup, c'est le coté massif qui est assez régulier sur cet Ep, une sorte de mur musical très dense mais qui n'est pas omniprésent, laissant la place à de nombreuses trouvailles qui enrichissent leur musique et que si elles étaient absente, on aurait très clairement un truc qui ne m'intéresserait point ou fort peu.
Alors oui, c'est forcément moderne, mais putain, passer d'une ligne assez calme à quelque chose de très hardcore en trois mesures et de façon très naturelle sans que ce soit traumatisant, moi j'aime beaucoup cette approche.
C'est très sautillant aussi et l'ensemble, malgré le coté adulte qui se dégage, s'avère être terriblement efficace pour te coller la banane (ou la pêche, ne soyons pas raciste de fruit). Alors oui, bien évidemment, il y a une certaine agressivité, et putain, elle fait du bien.
Le chant tient une place importante ('ben oui, ce sont des chansons mec' - Humm, alors toi, tu fermes ta gueule) car celui-ci revêt de multiples aspects, n'hésitant pas à briser les codes et être utilisé d'une façon assez peu orthodoxe, mais, hé force du groupe, sans que cela ne soit gênant.
D'un point de vue d'ensemble, les titres sont assez homogènes mais sans être redondants, renfermant assez de personnalités pour être aussi différents qu'un canari d'une autruche (et hop, magnifique image de comparaison, non? Clin d’œil aux ornithologues...). Et surtout, il n'y a pas de passages à vide ou de retombé de la tension que le groupe crée sur cette rondelle.
Le son est juste excellent aussi. Ecoutez donc cette basse qui claque:                       . Ecoutez mieux ou achetez le disque, ce qui serait fort bien plus pratique il est vrai. ce qui est sur, c'est une très bonne découverte en ce qui me concerne et qui devrait ravir les fans de metalcore/post-hardcore/djent/kömp (ouais, un nouveau mot inventé qui pète non?).

VOICE OF WINTER 'Childhood of evil'

2016 MUSIC RECORDS - CD digipack


Ben tiens, que voilà un groupe de saison, qui tombe bien à pic (de glace! Hahahahaha! Blague de merde...) en cette mortifère et froide saison et qui permettra de se réchauffer près d'une cheminée ou d'un radiateur (voire d'un bûcher pour les plus fougueu(ses)x!
Premier album (après 3 Ep et une démo) du trio fiévreux, et même bouillonnant, où se mêlent plein de notes et des paroles. Des indices parsèment dès le début notre voie pour savoir vers quelle sonorité les dijonnais nous emmène. Alors oui, on aurait pu espérer du mustard metal (blague de merde volume 2) mais heureusement, le groupe s'avère plus inspiré que moi en nous balançant du death mais progressif. Et oui, du progressif. Ce qui permet vraiment au groupe de pouvoir se lâcher et explorer son univers qui respire le bonheur et la joie de vivre. Car ici, point de choses festives mais plutôt une atmosphère parfois mélancolique qui se dégagent de certains passages.
L'album se décline en 7 titres qui sont très différents les uns des autres. Même si la base reste la même (le death), le groupe se laisse a explorer des approches différentes, que ce soit au niveau des structures des morceaux (des passages très aériens, d'autres plus sombres...) ou de la nature même des morceau, du moins dans l'essence ('Liberticide' chanté en français, assez sombre ou l'instrumental 'Chrome'), usant de moult idées pour densifier leur musique et proposé une approche parfois assez atypique mais en rien choquante. Notamment sur le chant qui est très varié, ne misant pas que sur un chant death mais apportant son lot de surprises qui se fondent vraiment dans l'ensemble.
Concernant l'aspect death, celui-ci est assez caractéristique mais ne mise pas nécessairement sur un rythme rapide ou soutenu, le groupe n'hésitant pas à un balancer, sans prévenir, des ralentissements, qui évoquent un peu du doom death, mais celui des années 90. Et ils n'ont pas à rougir de honte! Il suffit d'écouter le monstrueusement énergique 'Childhood of evil' pour le comprendre et capter l'essence du groupe (et qui rassemble les caractéristique de l'album, comme cette voix féminine très mélancolique sur ce titre...)
Alors oui, je vous vois venir me dire: 'hé mec, tu as dit progressif...' Ben oui. Car les titres, pour pouvoir explorer cet univers a besoin de place et donc de temps. Et certains titres le prennent vraiment. Jugez par vous même: 6'51'', 7'08'' et 9'38'' (allez, je vous le fait à 10!). Et pas de craintes à avoir d'un quelconque ennui, l'album regorgeant de recoins à explorer.
Concernant le son, il est lié à ce coté mélancolique, assez particulier mais sans être choquant. Qui plus est, il dégage une certaine chaleur, idéal en cette froide saison (festival de blague de merde!). Oubliez la moutarde de Dijon et penchez-vous plutôt sur cet album!

dimanche 18 décembre 2016

Sixx Am : Prayers for The Damned et Prayers for the Blessed ! Un résumé discographique

Voilà... Sixx am je ne connaissais absolument pas !! C'est au hasard en cherchant une play-list de Motley Crue que je suis tombé dessus !!
Donc Sixx Am c'est formé avec  Nikki Sixx,Dj Ashba (qui à officié chez Gun's And Roses) et James Michael !!!
Alors au départ de Sixx Am et entre les "moments creux" qu'il y a eu chez Motley !Crue Nikki Sixx à écrit un bouquin(The Heroin Diaries) qui lui à fait office de thérapie.. Le bouquin s'est transformé en album qui n'est autre que le bouquin au final !
Avec des titres comme X-Mas in Hell ou Life is Beautiful on peut se dire que la vie de Nikki Sixx n'a pas toujours été rose.
Aprés il y a eu This is Gonna Hurt ! Pour moi c'est la suite de The Heroin Diaries !!
Là on sent que ca allait nettement mieux pour Mister Sixx !!
Si on se penche sur le track-listing de l'album; celles qui me font tripper y a This is Gonna Hurt,Lies of The Beautiful People(ca veut bien dire ce que ca veux dire) et surtout ma fétiche Oh My God (me suis amusée à la traduire... Une idée de ce que peut être la vie aux Usa ).
Après y a eu l'album que je trouve bizarre !.
On arrive à l'album Modern Vintage !! Le premier single sorti c'était Gotta Get It Right.. Ben au départ j'ai pas du tout accroché ! Me suis dit mais qu'est ce qu'ils nous ont pondus !! Puis y a eu les singles Stars et Let's Go et après 10 bonnes écoutes supplémentaires c'est bon c'est passé !!!
Et puis en cette année 2016.. Sixx Am a décidé de nous faire le coup du bel album qui aurait pu être trop bien cool mais non !! Tu poireauteras entre les deux !!
Alors arriva le premier volume du dernier album Prayers For the Damned !!!
Pour moi on sent un certain côté démons à faire sortir !! J'ai bien aimé le premier single Rise !! Puis y a deux titres qui ressortent du lot comme Prayers For the Damned et When We Were Gods !!!
Puis vers la fin de novembre 2016 arriva enfin la sortie du deuxiéme volume Prayers For the Blessed !!
Alors je ne sais pas si tu l'auras remarqué mais le titre Without You.. Cette mélodie elle va peut-être te parler .. Y a pas mal d'années en arriére .. Mariah carey l'a chanté!! Hihi !! Jolie cover en tout cas et puis reprise par James Michaeal elle a beaucoup plus de patate !! Le premier single que j'ai entendu c'était We Will Not Go Quietly.. Au départ monté comme limite une "bande-son" de leur tournée au Canada !! Sur le coup c'est passé comme une lettre à la poste !! Après  est arrivé l'autre single Prayers For The Blessed-Barbarians et la banco !! J'ai écouté l'album 8 fois et puis ben zou !! A voté il est bien bon celui-là !!
Puis aussi à noter que dernièrement le groupe à appris que le titre We Will Not go Quietly va servir de générique à une série américaine (me demande pas la série.. M'en rappelle plus) !
Donc moi je dirais tu as eu été fan de Motley Crue et tu veux poursuivre l'aventure en t'intéressant au travail de Mister Nikki Sixx and Co ben vas-y !! Achéte-les disques !! Ca devrait te plaire !!

Motley Crue : The End Live In Los Angeles

Oui.Voilà.J'admets. Je suis une grande fanatique de Motley Crue !!!
C'est pas pour rien que le 21/07/2014 avec Benoît on était à Los Angeles pour les voir au Hollywood Bowl !!
Tu connais pas le Hollywood Bowl ?? Alors si tu es fan des Simpsons (comme moi) dans les premières saisons Homer reconquérit Marge avec l'aide de Burnsen faisant venir Tom Jones qui est l'idolle de Marge !! Il joue enchaîné avec un boulet dans une salle à l'aspect voûté.. Cette salle c'est le Hollywood Bowl !!!
Alors voilà Motley Crue à décidé d'arrêter sa carriére et donc de partir sur une tournée finale avec Alice Cooper, qui s'appellera The End et en sortant au passage un dernier single (introuvable) All Bad Things Must Come to a Bad End !!
Motley Crue à donc décidé de finir le dernier show de leur tournée chez eux à Los Angeles au Staples Center  le 31/12/2015!!!
Certes avec Benoît on y était pas mais tu peux trouver un joli coffret lp+dvd du concert ou tu revis ce joli  mais triste événement.
Une salle blindée , de la sueur, Motley Crue ,le speech culte de Nikki Sixx fait sur la formation de Motley Crue , Tommy Lee qui s'est retrouvé coincé pendant son solo de batterie sur son roller coaster, Vince Neil qui est à fleur de peau sur le titre Home Sweet Home et le petit moment bonheur au passage de l'année 2016 !! C'est tout dedans !!
Tu es fan des Motley Crue ... Fais toi plaisir !! Prends le joli objet !!!
Tu voulais les voir pendant leur tournée américaine et tu n'as pas pu... Prend le joli objet !!!
En petit plus dans le coffret deux vinyles doubles-faces avec sur les côtés des jolies photos de la bande à Vince Neil .. Et puis le dvd du concert que tu pourras te mater un million de fois si ça te dit !!!
Voilà. Moi je ne regrette pas mon achat  !!!

samedi 17 décembre 2016

MEZCLA 'Metalmorfosis'

2016 MUSIC RECORDS - CD Digipack


Un des premiers groupes sur le jeune label Music Records (allez vous balader sur le site!) qui sort son premier album. Et qui à choisi l'originalité: un death avec du flamenco et chanté en espagnol. Alors oui, il y a aussi Impureza qui joue aussi avec cet aspect flamenco, mais dans un registre brutal death. Et l'approche musicale des deux groupes est différente.
Mezcla nous donne ainsi un album de death de l'ancienne école, auquel le groupe a fusionné du flamenco, offrant quelque chose d'un peu à part, menant parfois l'auditeurs aux oreilles aguerries dans des univers qu'il ne va pas nécessairement fouler de lui-même.
Les neuf titres que développent l'album semble suivre un certain fil rouge et être une critique de notre société moderne, sentiment renforcé par le titre 'l'ursurpateur', seul titre chanté en français, parlant sans équivoque du monde des finances.
En ce qui concerne l'aspect death pur et dur, il n'est en rien linéaire, allant explorer de multiples facettes, de façon efficace et nous transporte dans les débuts du death, celui des origines. Les titres ont ainsi diverses façons d'ouvrir des hostilités, parfois en subtilité. Et comme le groupe a fusionné avec ça du flamenco, cela engendre donc des titres très riches, avec parfois des sonorités complètement inhabituelles, comme des rythmiques venant du flamenco, une ligne de guitare ou encore un chant flamenco sur le titre 'Entomofobia', pas piqué des hannetons (Hahahahahaha! C'est normal, il y a un rapport avec la mante religieuse, pour ceux qui n'auraient point suivi...). Et qui engendrent ainsi des titres aux structures assez complexes, aux rythmiques variées mais sans tomber dans le piège de noyer l'auditeur dans un maelstrom surchargé.
Il y a aussi un aspect qui m'accroche bien, c'est la voix d'Alexis Munoz. Sa voix se situe à mi-chemin entre celle de Chuck Shudliner (Death) et celle de SAS de l'Argilière (Misanthrope et Argile). C'est d'ailleurs la première chose qui marque dès que le chant arrive. Pour SAS, c'est surtout avec le titre 'l'usurpateur' que c'est très net.
Il y a un titre vraiment à part dans cet album. J'évoquais 'Entomofobia' précédemment, qui est un instrumental qui nous emmène complètement ailleurs, un intermède qui semble scinder l'album en deux parties, sans doute pour une question de thématique ou d'approche (une question à approfondir avec une interview), complètement à l'opposer des autres titres, tout en délicatesse et subtile douceur. Seul regret que j'émet: il est trop court à mon goût, me laissant sur ma faim, car on sent qu'il y a vraiment quelque chose à explorer derrière. Mais peut-être est-ce volontaire de la part du groupe?
Le son de l'album. Ha. Voilà un point important pour un enregistrement. Et bien, il n'y a rien à en dire. Le son est foutrement bon, avec la joie d'entendre tous les instruments (tendez l'oreille à la basse!!). C'est puissant, sans être craindre une saturation quelconque. Et du fait des nombreuses facettes de l'album, les subtilités à apprécier demanderont surement beaucoup d'écoutes, chaque fois plaisantes car tu seras peut-être surpris de faire "Ho diantre de putain de sa mère la race qui chuinte! Quelle ivresse auditive que cela!" (certes, un doute m'habite concernant la phrase...).
Alors, oui, le groupe a clairement bien choisi son nom, ce mélange étant une pépite qui sort des chemins balisés. Et oui, cet album est une tuerie. Alors, maintenant, va sur www.music-records.fr ou contacte le groupe et procure toi ce disque qui vaut vraiment le détour.

mardi 13 décembre 2016

ECLYPSE : LIVE REPORT FESTIVAL EMERGENZA

POUR ASGARD !!!!


Je vous ai déjà parlé de Eclypse, le groupe de Pagan Métal nîmois qui avait conquis de nombreuses terres en enchaînant concerts sur concerts , vous vous souvenez ?
Relevez la tête fiers vikings ! Cette fois-ci, le Loup de Margoth est allé au Festival Emergenza pour aller voir la tribu viking à l'oeuvre, et ce avec un nouveau line-up, de nouveaux guerriers ! Petit bémol : ils ont joué sans batteur... OUAH PUTAIN CHOQUANT ! C'ETAIT SÛREMENT NUL A CHIER !

Ambre // Photo : Luc Mercier

Hé bien non. NON. Parole de vieux briscard lupien, je vous garantis que les samples ont agit comme des esprits du Panthéon Nordique, renforçant ainsi la férocité de l'escouade nîmoise. Le plus admirable, c'est qu'ils sont quand même venus malgré le fait que leur batteur ai eu un accident (il va bien, vous inquiétez pas m'a dit Nestor, chanteur), la rage en main, la témérité aiguisé telle une hache de guerre ! Et comme il s'agissait d'un tremplin musical, ils n'ont pu jouer que 4 chansons mais les meilleures ! C'est parti !

L'intro "Over the mountain" commence avec le choeur d'une walkyrie annonçant le prélude d'un long et chaotique combat, puis l'on entend la voix de Nestor racontant qu'il y a des années de cela, une tribu guerrière mena un glorieux combat dans lequel tous moururent, évoquant ainsi le Ragnarök. C'est alors qu'un savant riff de guitare annonce la couleur, puis un deuxième riff engendré par une autre gratte accompagne sa soeur, l'ambiance est claire, nette et précise : nous avons l'impression de voir au loin la tribue regarder ses adversaires d'un air fier sans aucune crainte de mourir au combat.
Svart // Photo : Luc Mercier


C'est alors que "North" fait son entrée. ET QUELLE ENTREE ! Les guitaristes Svart et Moon escortent le chant sauvage de Nestor d'une telle puissance riff-esque que cela rappelle Heidevolk ! Leur bassiste groove d'une force similaire à Thor maniant Mjöllnir, et la foule est prise de headbang furieux comme s'ils étaient en transe avec les dieux de la guerre. Niveau premier morceau ouvrant le bal du chaos, c'est juste excellent et comme le disent les paroles : " Remember my son, we are not cowards". De quoi mettre en bouche pour ce début de concert.

Voilà qu'ils enchaînent ensuite avec un nouveau morceau qui sera sur leur album en préparation : "Dark Path Anger" ! Ce morceau m'a littéralement mis les larmes aux yeux : le choeur de Ambre, sa voix, accompagne magnifiquement bien le chant narrateur et bestial de Nestor, les samples sont si bien calibrés également que l'on pourrait presque imaginer qu'un esprit nordique envoyé par Odin s'est joint à la bataille ! Le côté Païen a cette foic-ci une puissance bien plus phénoménale qu'elle l'est au naturel, nous donnant l'impression de combattre les géants de Jötunheim avec le sentiment qu'on va y passer malgré notre triomphe ! Une belle claque !

Moon // Photo : Luc Mercier
Attention ! "Ride To The Victory" est lancée ! Cette fois-ci, une ambiance très highlander émane de la musique, mais le tableau que j'imagine est Eclypse chevauchant des chevaux similaires à Sleipnir, cheval d'Odin, menant une charge contre l'ennemi ! Les riffs de guitares sont impressionnants et ravagent tout sur leur passage, la basse est toujours fidèle au poste, et Ambre nous montre son talent de chanteuse secondaire sur un magnifique couplet, nous redonnant l'espoir de gagner, même dans la mort, mais bouclier levé, hache en main, poussant un dernier hurlement de victoire. Nestor ne chôme pas non plus, il mène de par sa voix gutturale sa tribu au combat, descendant même dans le public prouvant ainsi qu'ils sont au plus proche de leurs autres frères d'armes.

Nestor // Photo : Luc Mercier
Et cela finit avec la magnifique "Quest of drinking", A BOIRE ! A boire oui, mais le sang de l'ennemi dans leur propre crâne ! Les riffs se font plus violents, évoquant la brutalité de Equilbrium et Ensiferum, comme si la tribu s'était fait encercler mais combattait en cercle, se défendant avec férocité et bravoure ! Ambre encourage ses frères d'armes de par son chant mélodieux et mélancolique, montrant ainsi son rôle et sa place au sein de la tribu nîmoise ! Svart, nouveau guitariste, fait ses preuves de par ses riffs dantesques, accompagné par ceux de Moon, furieux berserk de la tribu !

C'est ainsi que s'achève une nouvelle bataille pour Eclypse, et dont la victoire porta ses fruits : qualifiés pour la demi-finale à l'antirouille de Montpellier en Mars ! Comme quoi, malgré le changement de line-up, les soucis et aléas de la vie et la poisse, Eclypse comble toujours son public et ses fans, convertissant ainsi de nouveaux adeptes et futurs guerriers ! Concert mémorable ! Je n'ai jamais rien vu de tel et j'en reste bluffé ! Bravo à Eclypse, bravo aux nouveaux musiciens et un bon rétablissement au batteur que je n'ai pas eu l'occasion de voir ! Partie remise, à la prochaine bataille !

T H O R W A L D

lundi 5 décembre 2016

BLUE HERPS 'NODUL'

2012 Blue Herps - Cd digipack


Tu es en quête d'un groupe qui se torche avec le concept de musicalité, une batterie sous acides et dont on se fout des paroles parce que il n'y en a pas? Et qu'en plus ce sont des dégueulasse? Mais avec un son très pro et propre? Et qui a vu la vierge?
Pas trouvé pour la quatrième question mais en se focalisant sur les trois premières, je te propose ce groupe franco-suisse (il y a Mulk dedans! Mulk!!!!) qui propose de te trépaner en 22 minutes et quelques 20 titres. Tu verras, c'est bien.










Oups pardon, je me suis quelque peu égaré dans mes pensées. alors, je disais quoi... Ha oui, c'est bien! Le groupe nous propose un goregrind qui s'avère avoir un coté positif mais sans que cela n'impact un seul instant la durée des titres qui ne dépassent les 96 secondes (soit 1'36'' en langage courant).
Alors oui, j'entend les septiques qui vont dire, gros: "niananianaianianianianianianiania, nianianianianianianianianianiaianaianainaianaianaia". Et là, je leur répondrais: "Quoi, qu'est-ce que tu dis? Parle de façon cohérente". Et je démonterais simplement leurs arguments d'opposition (qui sont subtilement glissés dans leur locution) en disant que le son est très bon et que l'on a plaisir a entendre les instruments (avec même des mini solos!!!) ou les vocaux, d'une rare beauté auditive. Et aussi que, ô paradoxe!, certains titres sont un poil moins rapides que d'autres ( là il est vrai qu'il faut quand même être attentif), même si cet aspect peut sembler noyé dans le bordel environnant (qui est très structuré, n'en déplaisent à certains). Alors oui, c'est vraiment bourrin, dans l'extrême de l'extrême. Mais c'est vachement bien fait. Et de toute façon, si tu correspond au profil de celui qui se posait les questions, tu ne peut que chercher à te procurer cette pièce sonore qui égaiera tes soirées de weekend ou ta visite mensuelle chez mamie (ou papy, je ne suis pas sectaire). Et aussi, un autre argument imparable, les titres renvoient tous à des termes liés au titre de l'album. Ha!
Vous pourrez aussi noté l'apparition de Languille de Eating Shit sur le titre 'Bacto'. Un CD qu'il est bien quoi!

DETOXED 'Modern Slavery'

2016 Send The Wood Music  - CD digipack

2011 sortait le premier Ep 'It was written in blood' de Detoxed, dans une veine mélodique pas désagréable. Cinq années ont passé, changement de line-up (Départ du chanteur Laurent dont la place au chant est prise par David), resserrement des troupes à 4 contre 5 et (enfin!) un album, sobrement intitulé Modern Slavery.
Alors, quoi que donc qu'est-ce que donne ce disque vous demandez-vous dans un langage proche de Yoda sous acides? Ceux qui ont pu les voir en live récemment ont la réponse (et donc un savoir que vous désirez surement acquérir vous aussi). On pourrait faire mille hypothèses de travail mais moi, je n'aime pas les hypothèses car les hypothèses m'évoquent les maths et les maths, c'est mal. Mort aux maths!
Le combo montpelliérain nous livre 10 titres offrant un plaisir de 37 minutes (mieux que les 30 minutes d'orgasme du cochon!!). A l'écoute, il n'y a pas de doute à avoir. Le changement se fait aussi à travers la musique que proposent les 4 garçons dans le vent (quand ils sont en extérieur). Exit le death mélodique qui n'est pas mal, place à un thrash direct, avec des passages bourrins. On a des titres qui vont à l'essentiel, sans fioriture et ayant chacun sa propre identité. Point de mystère à avoir ici, l'efficacité est là, non sans glisser un ou deux solos discrètement, distillant une légère mélodie bien subtile. Mais le propos reste un thrash, moderne, fait pour bouger, avec des concessions plus proche du zéro que d'une armistice.
Le chant lui aussi est nettement différent. Toujours dans l'agressivité (tu m'étonnes, vu le titre, il y a de quoi être énervé dans ce monde, non?), David va parfois balancer, comme ça, sans prévenir, un petit coup de chant guttural donnant ainsi plus d'impact et de matière au titre. La bonne idée du jour est aussi l'apparition de chœurs qui font aussi leur petit effet car utilisés ponctuellement.
Detoxed propose des titres alternant passages parfois plus lent, pour se déboîter les cervicales à d'autres, clairement bourrins, allant dans la violence (et qui colle avec le titre de l'album finalement...). Certains titres sont assez massifs dans le genre, quand la rythmique n'est pas pied au plancher (dans le registre musical où évolue le groupe bien-sûr...). Pas le genre d'album pour un dîner aux chandelles sauf si on compte foutre le feu à l'endroit où l'on dîne, certains risquant de nous laisser emporter et taper des gens.
Le son est au top. Et que c'est bon d'entendre la basse. qui n'est pas planquée derrière le reste des instruments! C'est très youpi! Detoxed est de retour, en très grande forme, prêt à en découdre! Un très bon album qu'il est important d'avoir sinon ça va chier dans ta chaumière!

jeudi 1 décembre 2016

KRAMPÜS 'Graveyard blowjob'



2014 Terranis productions - CD

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Bienvenu en Hongrie, avec un autre groupe du folkore local, offrant à vos épanouies oreilles/esgourdes/cages à miel un merveilleux moment de zen plénitude turbulente. Le quator nous offre ainsi un parfait moment de décontraction au travers de 19 titres pour une durée sublime de 27 minutes d'une sorte de précipité hybride de brutal death grind. Parce que oui, c'est vachement bien comme définition de la musique sur la rondelle de plastique.
D'entrée de jeu, ça va vite, fort et violent, avec un coté groovy qui attrape tes oreilles et qui ne te lâche plus. Avec une certaine tendance à accélérer plus vite que vite, les titres sont très concis mais réussissent quand même le tour de force de donner l'impression d'une plus longue durée car structuré. Alors que non, le plus long dure 2'15''. Chapeau bas! Et arrive à donner à un titre de 19 secondes l'impression qu'il est plus long alors que non, pas du tout.
Les petits malins injectent même de courts solo, renvoyant à ta face la violence créée ainsi plus intense. Et le coté groovy dont je parlais fait de la magie, amenant clairement l'envie de tout défoncer en dansant.
Et ce qui est étonnant, c'est que par (rares) moments, les petits gars lève un peu le pied, sans que la violence n'en pâtisse. Loin de là même, cela la renforce, submergeant presque le disque!
Le chant est très guttural mais ne l'empêche pas parfois d'être proche d'un chant scandé. Techniquement, ça envoie la forêt entière, en plus d'avoir un rythme de débitage soutenu, avec une muraille de guitare sous forme de rouleau compresseur.
Du début à la fin, le quator a décidé de faire entre intense et ultime. Ici, on a pas affaire à un truc de guignols (ou Gnafron, c'est selon...). Le groupe va clairement à l'essentiel, celui qui est de poutrer dans les règles. Point de place à une quelconque douceur malvenue ici, c'est fait pour asseoir la puissance du groupe et son envie de tout péter. Et un autre groupe hongrois qui rejoint ma collection, au coté de ses collègues: Age of Agony, Neural Booster, Gutted, Din-addict... Un disque youpi à avoir et écouter!

BRUJERIA 'POCHON AZTLAN'

2016 Nuclear Blast - CD

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Brujeria. Les desperados de l'extrême, les terroristes mexicains de la musique, les furieux des pyramides aztèques... Ils reviennent avec ce nouvel album, tout en tendresse (si se faire tabasser c'est acte de tendresse...).
Quatrième véritable album du combo, on retrouve tout ce qui fait d'un album de Brujeria un album de... ben de Brujeria, bien-sûr! Mais avec une certaine maturité évolutive qui n'est peut-être pas vraiment une évolution mais une progressivité (le débat fait rage dans les maisons de retraites du coin...).
Treize titres qui sont là pour pointer du doigt ce qui ne va pas, mais alors pas du tout, avec ce merveilleux chant en espagnol, qui ravira les amateurs de cette langue ibérique. Et aussi d'autres trucs bien crades. Ce n'est que joie et fiesta!!
Ce qui change des précédents albums est la disparition de la sensation d'urgence perpétuelle qui existait avant (nettement sensible sur 'Raza Odiada' mais celle-ci est remplacée par quelque chose qui se rapproche plus de la résignation pour foutre sur la gueule. Il y a aussi l'apparition très sympathique de sonorités renvoyant au peuple inca, que ce soit par l'aspect tribale (chant) que par le prisme de la musique ou d'incorporer des ambiances quotidiennes, via radio ou télévision.
Je parlais de progressivité car les titres, du fait de l'absence de ce coté urgence, prennent le temps de se développer, de s'épanouir, amenant des titres parfois moins rentre-dedans musicalement mais où la violence se ressent au travers du chant, qui est parfois vraiment très énervé (genre constipation depuis 2 mois). Cela amène une nouvelle forme d'intensité chez nos gringos.
Mais rassure-toi, toi qui aime la violence gratuite, même si cela sonne plus death, les passages rappelant le grind sont bien présents, des parties laissant exploser une violence intense et limite débridée.
Les titres, malgré le coté progressif, s'avèrent ultra efficaces, haineux. Et certains ne sont juste que des condensés de violences et de colère. Brujeria prend de l'âge mais devient de plus en plus hargneux, posant son opinion de façon structurée, genre barre-à-mine dans ta gueule.
Ce qui est aussi intéressant dans cette approche est le coté déboitage de cervicales qui apparaît ainsi. Et qui nous offre trois quart d'heure d'instruction de comment faire un album mature mais qui ne renie pas ses racines. C'est-y pas cool?


mardi 29 novembre 2016

TREPANATOR 'Mutant birth'

Trepanator 2016 - Digipack


Tiens, un groupe avec un nom qui évoque: a) le vieux thrash
                                                                     b) un film d'horreur tout pourri
                                                                     c) un surnom de neurochirurgien
                                                                     e) un possible cas d’Alzheimer zikaïsé

Alors? Bon, allez, fin du suspense. jeune groupe poitevin formé en 2012, ces troubadours de l'extrême (car, vous le verrez dans 20 mots, c'est de l'extrême...) sorte cette année leur premier Ep et propose, en brouillant les pistes avec leur nom, un death très typé, dans une veine entre tradition et modernisme.
Le cul entre deux chaises demandez-vous alors, impavides, l'écume aux lèvres? Et bien, je dois bien vous avouez que... non. Point du tout. Le groupe réussit bien ce mélange digne de l'alchimie en coffret deluxe.
Les cinq titres que nous offrent le groupe sont assez directs, non sans certaines lignes mélodiques qui surgissent parfois, de façons très pertinentes néanmoins, ne sont pas non plus dans le concis. Ils prennent le temps de développer leur fumet putride, d'élever leur arômes au rang d'art. Il y a des solos et avec les mélodies, c'est ça qui le place dans le traditionnel. Mais, oui, MAIS (Ho mon dieu, il a mis un MAIS, c'est horrible, que quoi qui va suivre?) aussi il y a la violence maîtrisée et contenue, alliées à une dextérité qui apparaît dès le début du disque et à une vitesse d’exécution assez soutenue. Dans les parties les plus rapides, on frôle clairement le freestyle dans la violence folle mais le groupe ne choisit pas cette facilité, provoquant une vague frustration balayée ensuite par les placements des fameuses mélodies ou solos qui sont fusionnées avec ses parties rapides proches de la démence et ouvrant une perceptive musicale qui s'avère, finalement, plus satisfaisante à l'écoute. Certaines passages ne sont rien d'autres que des mosh parts, faites pour se déboîter les cervicales (bande de petits violents!! Pauvre jeunesse...).
Le son est très bon, très massif, n'ayant rien à envier aux grosses pointures. Les instruments sont tous clairement audibles et le batteur aime ses toms, c'est un trucs de fou! Ce qui est sur, c'est que ça envoie sévère et que le groupe n'est pas là pour faire de la figuration en ouverture de Céline Dion.
La voix est aussi très virulente, dans un registre très guttural mais le chanteur n'hésite pas à en sortir, offrant une variété dans les intonations, ce qui est un choix payant, celle-ci renforçant l'impact qu'à le groupe.
Un premier Ep qui fait mal, très efficace, montrant un putain (oui, j'écris putain!) de potentiel que détiens le groupe. Quand vous voulez, vous venez jouer chez moi!

Concert DETOXED au Black Sheep le 26 novembre 2016

Samedi soir, au Black Sheep, tu pouvais boire une bière (ou plusieurs ou même faire des mélanges avec d'autres boissons enivrantes) tout en écoutant le groupe Detoxed (Thrash, Montpellier) qui s'offrait à la foule délurée et avide de son pour la release party de son nouvel album 'Modern Slavery' (à prononcer avec une grosse voix, parce que ça le fait!).
Pas de première partie, Eightfist ayant dû annuler pour cause de perte de voix dûe à une bien méchante maladie. Tristesse dans nos cœurs et bon rétablissement à Nelly.

Detoxed est donc monté sur scène. Et d'entrée de jeu, la différence entre le EP 'It was written in blood' et les nouveaux titres est énorme. Fini le thrash death mélodique, place à un thrash efficace, massif et rentre-dedans. Le set est focalisé sur le nouvel album (et ça le fait foutrement bien). Le quator est heureux d'être sur scène, ça se voit, ça se sent et le public lui rend son énergie.
Que ce soit Loïc, David ou Benoit, les trois offrent un spectacle en complément de la musique, avec Camille qui s'énerve derrière ses fûts. Les titres sont concis, très directs. La voix de David colle parfaitement à cette voix choisie et assumée. Agressive, faisant quelques incursions dans un chant guttural un instant, les titres offrent aussi des chœurs des trois autres musiciens, renforçant ce coté massif et brut de décoffrage. C'est parfois assez intense, pas dans la demi-mesure et ça suit le fil rouge de l'efficacité.
Le groupe nous prouve d'ailleurs que c'est ça leur style, en nous offrant une reprise de Sepultura, "Roots", qui n'a clairement rien à envier à l'originale, avec un public qui accompagne le groupe. Puis le groupe reprend ses titres, qui ne souffrent aucunement d'une quelconque comparaisons, ne laissant pas apparaître une quelconque baisse de régime.
Et une autre reprise, avant un dernier titre, assoit la maîtrise du groupe. Cette fois, c'est "Bulls on Parade" de RATM. Là aussi, c'est carton.
Le nouveau Detoxed est bien là, près à en découdre sur scène. Sept années entre le Ep et cet album, avec le départ du premier chanteur. Mais sept années qui ont permis au groupe de peaufiner son style avec art.
Chronique de l'album à venir dans les 7 ou huit jours et quelques photos sur la page facebook du blog (www.facebook.com/MargothPdf).

Interview de COLOSSUS OF DESTINY

Groupe parisien œuvrant dans les méandres du sludgecore, COD suit un petit bonhomme (pas en mousse) de chemin, traçant lentement un sillon. Le groupe nous avait contacté via ma femme par facebook en 2009, lors de leur premier Ep qui m'avait bien plu. 7 ans plus tard, un second Ep et un album en plus, le groupe prépare un second album. Julien, tout en discrétion, a répondu à mes question très pertinentes, pleines de mysticismes et de... de... de je ne sais pas. Un groupe à découvrir pour les aventuriers de la musique et aux amateurs d'émotions, même énervées.




1- Salut à vous ! Comment allez-vous ? Bien ou bien ? Pour vous lancer, racontez la formidable aventure qu’est Colossus of Destiny, pour ceux qui ne vous ne vous connaissent pas.

Wesh ! Tranquillement t'as vu ?! (Hahaha)

Et bien pour pas faire trop long, on a monté C.O.D. en 2009, puis sorti 2 Eps (2010/2011) et un album In Lesser Brightness en 2013... Quelques petits changements de line-up (oui ! faut pouvoir me supporter). Et hop un nouveau single en décembre 2016 répondant au nom de "Nothing Seems To Wonder"

On bosse sur l'album, et on tourne début 2017 à Cuba, et sans doute fin 2017 en Russie.

2- Depuis vos début, vous avez évolués d’une forme de stoner/doom vers du sludgecore (« In lesser brightness », 2013 (pour faire simple, on y reviendra plus loin, même si vous ne voulez pas…). Est-ce un processus naturel, du fait des évolutions personnelles ou en fait non, c’est une sorte de business plan musical dont le but secret est de faire ployer la masse des gens sous votre musique et vous instituer Maîtres du monde ? Ou pas du tout, aucune des deux propositions, totalement à coté, la honte pour moi ?

Hahaha, oui comme tu peux t'en douter c'est venu très naturellement, et je crois que le même genre de changement s'opère à l'heure actuelle du fait notamment du changement de line-up et aussi, et des influences toujours un peu nouvelles. On garde une base identique à celle du début, mais en découvrant de nouveaux groupes on en vient très vite à de nouvelles idées de riffs, structures ou autre.

3- Ce choix/évolution/on fait ce que l’on veut vous permet très clairement d’instaurer des parties pouvant être très différentes au sein d’un même morceau. Pouvez-vous ainsi jeter tout ce qui vous tente ou ressentez-vous néanmoins le besoin de canaliser un peu votre douce folie musicale, pour garder une certaine cohérence ?

Très bien vu ! on a vraiment envie de garder le champ des possibles grand ouvert. Si une partie sortie de nulle part nous fait plaisir à jouer et sert le morceau alors on y va.

4- Tiens, d’ailleurs, comme on parle canalisation, pas de fuit, Colossus of Destiny ne serait-il pas un moyen de canaliser de frustrations liées à la vie intense que vous avez (ben oui, Paris = stress = pollution = des gens pas toujours cool ≥ colère…) ? Plus sérieusement, quel est le secret sous-jacent de COD ?

Je crois que la musique en général, celle que l'on joue mais aussi celle que l'on écoute joue ce rôle au quotidien.
Pour CO.D, nos textes sont très blues, voir un peu noirs... ils servent aussi peut-être un peu de psychanalyse... C'est vrai que sans ce projet, pour ma part, je ne sais pas ou j'en serais dans la vie... mais certainement pas bien du tout, hahaha.

5- Et si on se projetait (contre un mur?) dans le futur : que pouvez-vous dire du successeur de ‘In lesser brightness’ ? Des infos pour faire baver ?

Je pense qu'on prépare vraiment quelque chose d'original, on a mit la barre beaucoup plus haut, on mijote aussi un album plus varié... je pense qu'on va en surprendre plus d'un.

6- Continuez-vous dans cette voix sludgecore ou plus fort que Yoda, vous explosez les limites vers une nouvelle évolution somme toute assez logique ? Peut-on s’attendre à du déstabilisant ?

Je crois qu'on va rester Sludgecore par essence, mais je sais qu'on va repousser un peu les limites de ce genre avec les prochains morceaux.

7- Explorez-vous un concept général depuis vos débuts (Hahaha, je vous vois venir : « Oui mec, la musique ! »), auquel vous pourriez introduire un second concept le complète au sein de chaque disque ?

On est bien trop con pour conceptualiser quoi que se soit !..

Mais blague à part, du fait de notre coté blues dans l'approche des textes, à mon sens on amène un coté introspectif et très personnel, dans lequel je pense, tout le monde peut se retrouver... donc sans être un concept c'est quelque chose qui revient systématiquement.

8- Est quand est-il de l’aspect concert ? Arrivez-vous à en faire assez régulièrement ? Pourrait-on vous espérer sur Montpellier (vu qu’il y des groupes de doom et sludge dans le coin, genre comme ça, au hasard, Verdun) ?

On aimerait vraiment jouer au maximum, Montpellier ce serai avec plaisir.
Si quelqu'un veut nous booker un mail ici : juliancito75@hotmail.com (NdB :Les gens, booker ou alors il y aura une malédiction infernale de Bieber en duo avec Gim’s qui vous chanteront du matin au réveil jusqu’à votre coucher une reprise toute pourrie de Stromae)

9- Ho la bonne question qui éclot dans ma tête : avez-vous envisager un split avec un ou plusieurs autres groupes, comme avec mon exemple cité à la question précédente ? Ou même carrément, soyons tarés, poser les bases d’un concept de mélange des différents univers (si univers il y a) ?

Pour le moment la question ne s'est pas posée, mais l'idée peut-être intéressante !

10- D’ailleurs, quel est votre univers à vous ?

"Cause we are quite alone
Neither with stars falling
Nor looking back from heaven
White pages
Dark clouds"
Colossus of Destiny - In Lesser Brightness

"I'm a thousand years from now
Looking forward to see backward
But they ain't got nothing to say
They're silent and stoned
But I ain't got nothing to sell
I'm distant and closed"
Colossus of Destiny - Heavy Loads

11- Dans la question deux, j’évoquais le sludgecore, pour faire simple (Hahahahahahahahahahaha (rire sardonique), vous pensiez que je l’avais oublié?). Compte tenu des structures parfois allambiquées que vous posez, ne serait-il pas plus simple de compliquer les choses avec une définition plus longue, histoire de bien faire chier ceux qui aime coller une étiquette ? N’y aurait-il pas quelque part des influences loin du metal (mais pas genre salsa, hein. Quoique… heu… non…) ?

Comme "Heavy Melodic Sludgecore" !?
Pour les influences c'est vrai que ça va du jazz au rock et du rap/hip-hop, au brutal death metal... oui oui !

12- Comment se porte la scène doom/sludge sur Paris ? Des conseils où jeter une oreille ? Des groupes qui offrent un mélange chelou mais qui le fait ? Joker ?

Ben on aime bien Hangman's Chair.

13- Quels sont vos derniers coups de cœur musicaux ? Ne seraient-ils pas des jardins secrets qui se trouvent violés par ma question ?

Nick Cave & the Bad Seeds, Opeth !

14- Comment voyez-vous le futur concernant Colossus of Destiny ? Vous voyez vous sous les feux de la rampe, nimbés d’une céleste lumière, le monde entier à vos pieds, ou non, vous êtes beaucoup plus humbles ? Plus sérieusement, avez-vous des projets concrets à court terme (concert sur notre balcon, par exemple?) ?

On a un line-up stable alors on va beaucoup jouer cette année !

15- Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. C’est à vous de conclure cette interview !


Grand merci à toi comme toujours c'est un vrai plaisir !