jeudi 29 septembre 2016

EIGHTFIST : leur démo EXPLOSIVE



1/ Intro
2/ Caveman
3/ Dressed To Kill
4/ Like A Lie
5/ Voiceless
6/ Spare The Rode
7/ Supernova

La première fois que j’ai vu EIGHTFIST sur scène ? C’était lors de la finale du Headbang Contest 2014. Ce n’est que plus tard que j’ai appris que nos 4 rebelles s’étaient ralliés avec les guerriers du Pagan Metal d’ECLYPSE et les bourreaux du Heavy Thrash de CROWLING. Le genre musical joué par EIGHTFIST varie beaucoup selon certaines personnes, que ces dernières les aient soit écouté sur CD soit vus en concert, soit fait les deux, d’autres en viennent même des fois à dire que le genre qu’ils se sont définis ne leur correspond pas. Hé bien parole de loup, laissez-moi vous dire que vous pouvez retourner aller vous coucher parce que non seulement j’ai pris LA claque de l’année 2014 (oui, cela remonte à 2 ans) mais en plus, le nom de leur musique jouée concorde PARFAITEMENT avec ce qu’ils vous envoient dans la gueule : Rock Métal Fusion !

Pourquoi « Fusion » ? Que fout donc ce mot là-dedans ? C’est simple, après avoir vu EIGHFIST sur scène puis écouté leur démo, je me suis aperçu tout simplement et personnellement que c’était dû au fait que le groupe mélange dans sa musique Metal une bonne dose « Punk Rock » de façon un peu « old School », avec quelques passages ayant un léger côté rap certes, mais je dirais que le growl qu’on entend par moment est en fusion parfaite avec un petit côté « Street Punk » également. Attention, ne vous précipitez pas en disant que j’ai comparé ça à du Rap hein : je veux simplement dire que sur certains morceaux le rythme vocal fait penser un peu à l’Urban Rap ricain puis quand vous entendrez le growl de la chanteuse, vous comprendrez où je veux en venir. Une chanteuse ? Ben oui, et je peux vous assurer que j’en ai vu des chanteuses de metal de la nouvelle génération d’aujourd’hui mais elle, quand je la vois chanter, je me dis que la relève sait comment poutrer fièrement des gueules ! Elle s’appelle Nelly et est accompagnée de John à la gratte, Ben en tant que bassiste et Hugo à la batterie ! Maintenant que toutes les présentations sont faites, place à la démo !

La petite « Intro » qu’on entend émane un certain côté nostalgique qui nous fait penser à ces matinées ensoleillées que l’on voit par moment en été lorsqu’on se réveille et qu’on prend les rayons du soleil dans la gueule, avec la sensation de trouver dans une chambre d’hôtel petite formule aux States comme on le voit dans les films, belle impression que nous donne ce début de balade à la guitare sèche.

C’est alors que « CAVEMAN » arrive comme un coup de batte dans la gueule, tellement bien fait et provoqué par le riff de début et le rythme de la batterie ! Nelly se fait entendre de par sa voix sensuelle et rebelle sur un effet de guitare accompagnant le « Hello motherfuckers » : la couleur est de suite annoncée, blanc sur fond noir avec un effet de coup d’poing américain dans le mur où sont gravés sur vos phalanges en majuscules svp EIGHTFIST ! Chaque riff joué par les zikos va et revient comme un coup de poing vengeur ordonnée par votre bienfaitrice Nelly !

Sur « DRESSED TO KILL », ce sont les toms de Hugo accompagnés des grooves de Ben qui ouvrent la deuxième session de ce bal chaotique version « Highschool of the Fist » ! Au fur et à mesure que l’on écoute ce morceau, on s’aperçoit de la légère note Street Punky’Roll qui vous arrive dans la caboche lorsqu’on entend enfin le growl de Nelly. Mais ceci n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend pour la suite..

« LIKE A LIE », ou la chanson qui impose bien le terme de ROCK METAL FUSION. Les riffs d’ascensions de John et Ben se font bien entendre sur chaque aller-retour joué, surtout lorsque survient au milieu de la chanson un petit solo de Ben qui vient calmer l’atmosphère un court instant avec la sensation de se trouver dans une bagarre entre lycéens américains ayant lieu dans le gymnase de l’école, où le chaos n’est pas maître mais esclave et vil serviteur de LA miss de l’établissement, j’ai nommé MISS EIGHTFIST ! Autant vous dire que ce morceau est un de mes préférés de la demo en plus ! Au moment même où je tape cette chronique, ce morceau que j’écoutais vient de s’achever !

Parmi tous ceux que j’aime, vient alors mon morceau préféré qui passe facilement en boucle : « VOICELESS » ! Le morceau porte bien son nom car en effet, je reste sans voix quand j’entends de telles performances exécutées par nos jeunes rebelles « Urban Street » de EIGHTFIST : le growl de Nelly nous fait mettre au garde-à-vous et marcher au pas, puis le solo joué par John nous donne l’impression de subir la douche froide dans les toilettes du vestiaire des « Highschool US » lorsqu’on est une demi-portion !

Et voilà qu’arrive « SPARE THE RODE » ! Je vous avais parlé d’un petit côté Rap Us très Street Punky niveau voix, hé bien la voilà la preuve de mon raisonnement. Et vient alors au refrain le growl savamment bien exécuté de Nelly pour ajouter une dose RapCORE au morceau ! Tout d’un coup, on entend à nouveau les riffs destructeurs de John accompagner un long growl qui me met la larme à l’œil au rythme et au son de cet avant-dernier morceau de la demo de EIGHTFIST !

« SUPERNOVA » est la bombe atomique de cette demo ! Là, dès les premières notes jouées, vous attendez-vous à quelque chose de sympa et de monotone ? Détrompez-vous ! Chaque tom martelé par Hugo vous fait danser des pieds au rythme des coups d’un PA 38, canon pointé sur vos godasses qui chauffent de la même façon que les manches de John et Ben à force d’enchaîner chaque riff dans l’impartialité la plus impitoyable ! Chaque growl de Nelly nous donne également l’impression qu’elle arbore un t-shirt DINE « Ma Main Dans Ta Gueule » et qu’elle continue de chanter en nous appuyant le pied sur la tronche après nous avoir mis à terre ! Ce morceau est pour moi LA pièce-maîtresse de cette démo ! Encore bravo EIGHTFIST !

Constat ? Avec une telle demo, EIGHTFIST nous prouve qu’avec un esprit aussi rebelle et déterminé que le leur, soutenus par de nombreuses personnes, groupes et marques comme DINE (mention spéciale), le ROCK METAL FUSION était un genre à ne pas forcément mettre à part et à ne pas se fier à ce que l’on peut supposer par-là lorsqu’il est prononcé de la bouche d’un quelconque fan de EIGHTFIST. Preuve irréfutable qui montre également qu’ils rajoutent du piment explosif à l’E.C.E. Crew surtout après de tels concerts comme ceux qui ont eu lieu au Blackblock MC d’Avignon, à l’Iron Bar de Cavaillon ou encore à l’Art’N’Fest de Caderousse, et sans oublier au Black Out de Montpellier !

Hydromel, boeuf et chocolat !

THORWALD


P-s: Bises les potos Nel', John, Ben et Hugo !

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