dimanche 28 février 2016

GET RICH OR DIE ASSHOLE 'Get rich or die asshole'

G.R.O.D.A.  EP de 2015

                           Afficher l'image d'origine

Premier skeud du jeune projet Get Rich Or Die Asshole, projet actuellement tenu par le seul Guillaume Boéréma, on peut dire que le gars assure bien et gère ce qu'il fait. Et moi, ça me plait bien ce qu'il fait. D'entrée de jeu, c'est brutal et rappelle quelque peu Nasum, notamment au niveau des structures, enrichies par des touches subtiles de clavier.
Il nous balance sans moindre précaution 4 titres qui vont vite, sont efficaces et montrent la maîtrise du bonhomme.
Les titres plongent clairement dans les méandres de la powerviolence, ce qui est très youpi pour les amateurs de sensations fortes (moins pour les fans d'Epica ou Nightwish, qui, je l'avoue, se sentiront perdus dans la densité violente de la musique que propose GRODA).
Sachant que les parties batterie sont programmées, on est quand même mis face au doute que c'est justement de la programmation car à l'écoute, ce n'est pas flagrant mais fais plutôt passer à une véritable batterie.
Les titres sont, malgré leur durée assez courte, très dense et semblent vouloir annihiler toute volonté de résistance. Impression renforcée par les titres eux-mêmes, il n'y a qu'a les lire ('human hypocrisy' ou, au hasard, 'selfish to shit'). Il est clair que ça défouraille à fond mais sans pour autant que les titres se ressemblent. Bien au contraire, ils sont chacun leur propre identité, leur indépendance.
Certains passages restent quand à eux plus vagues, concernant les influences. Mais elles puisent toujours à la source du métal, mais un métal puissant et assez vindicatif.
Le son me plait aussi beaucoup, le coté grave dominant dans les instruments, renforçant la violence des propos. Bon, parler du sons et des instruments c'est bien, mais que dire du chant? Allez, vous avez 1 heure et je ramasse les copies.


...



Le chant donc a donc une dominante agressive, évoquant là encore la powerviolence. Mais Guillaume utilise aussi sa voix de différente façon, permettant de varier quelque peu les plaisirs, même si la première domine. L'ombre d'un chant grind/hardcore plane aussi, laissant entrevoir d'énergiques lendemains à venir.
Un bon premier EP très plaisant, que je vous recommande chaudement et en attendant du plus dense à venir. Un projet en quête de musiciens (amis zicos, contactez Guillaume via facebook...) A soutenir!

TRITURADOR / KEKUATAN SUPER 'We fast armageddon and rebellion bastard'

Insalubrity 2012 CD-r

                                                        Afficher l'image d'origine

Après du grind, rien de mieux pour se reposer qu'un autre skeud de grind. En l'occurence un split qu'il est bien, tendance et sonore avec ses particularismes. Et oui, c'est la fête sur le skeud.
Le premier groupe (Triturador, suivez un minimum voyons...) nous vient du Brésil et s'avère être très énervé! Il nous balance 12 titre de grind sans fioriture, visant l'essentiel: faire mal! Et il le fait plutôt bien même très bien. Il s'agit d'un duo (hop, première particularité!) se répartissant les tâches de cette façon: l'un chante, l'autre fais les instruments. Et c'est foutrement bien foutu! Le chant se partage entre growl gore et voix criarde, le duo abordant les joies du gore à leur façon. Certains riffs renvoient directement à des groupes comme Cannibal Corpses (comme ça, de façon soudaine, genre 5 ou 6 secondes!). Bien que la musique soit présente (ben oui, sinon ce serait bizarre...), le chant est aussi très présent, nous forçant à nous demander si dans leur approche, il n'a pas lieu utilisé aussi comme un instrument, malgré des paroles?
Les titres sont très courts, ne dépassant pas les 30 secondes (hormis deux titres plus 'longs', respectivement 46 secondes et, houlà! 1'40''), sans crainte de s'emmerder grave (ou comme un rat mort), avec une qualité sonore renforçant l'impact sonore du skeud. Le duo explose clairement les crânes de l'auditeur (de façon  imagée, sinon je n'aurais pu faire cette chro, c'est assez logique, non?), sans laisser le moindre répit, pour notre plus grand bonheur.
Kekuatan Super enchaîne aussitôt derrière et là aussi, ça ne rigole pas. Dans une veine grind/fastcore, le groupe nous vient d'Indonésie et a une façon bien à lui de composer, amenant des passages lorgnant aussi vers le thrashcore matinée de punk ou de placer soudainement un passage plus léger évoquant du jazz. Kekuatan Super s'avère donc un projet musical dense et riche, avec une recherche assez poussée. Les 9 titres nous laisse le plaisir de voir la maîtrise de son sujet, le poussant parfois à laisser une dominante marqué sur un titre (comme le punk sur 'Janji manis'). Ce qui est sur, c'est que le groupe ne se pose pas de barrières. Bien au contraire. Il les explose joyeusement!
Le chant est partagé entre deux chanteurs, non sans évoquer parfois un groupe comme Rot. Cette répartition du chant donne une richesse, bien que le second chant soit plus en appui et non en continuité, servant à donner un impact plus fort. Ne pipant ni ne comprenant pas un traître mot de l'indonésien, je ne puis dire de quoi ils parlent mais je suis de tout cœur avec eux.
Le son est aussi très nettement différent du premier groupe, avec un léger coté live bien géré, qui permet au groupe de pouvoir faire ce qu'il veut.
Un très bon split qu'il faut avoir et écouter, permettant de découvrir deux groupes très différents avec un gros potentiel de défouraillage en règle!

VIOLENT MISERY 'First step to a violent misery'

Démo CD-r de 2012

                       Afficher l'image d'origine

L'Alsace, ses vignobles, Strasbourg et ses toits de maisons (même concept qu'ailleurs, tient!) et ses groupes folkloriques, comme ici, le cas Violent Misery qui nous intéresse expressément. Alors, je vous voix venir déjà: 'Quoi qu'est-ce? Où est-ce? Quant est-ce? Y'a trop de s?' Ho, on se calme, on se calme! Bande de petits énervé(e)s!
Ce quator de musicien nous propose avec cette démo de 7 titres dont trois ont réellement un titre (ben oui, les autres ont un numéro...). Donc on a 7 titres qui font au total... 7 minutes! Dingue! Bon ce fut 70 minutes, c'était du mathcore (7*10=70core) mais là, on a affaire à un skeud d'obédience grindesque. Et oui, c'est du grind. Genre très direct, incisif et qu'il est bien!
Alors oui, 7 minutes ça passe vite mais laisse quand même le loisir de se faire une idée de leur talent (sur qu'ils passeront à 'La France a un incroyable talent'...). Les titres sont certes concis mais suffisent à pouvoir les ranger aux coté de Blockheads dans l'esprit. L'approche est la même, même si parfois ils partent en sucette dans les morceaux, ce qui est assez cool!
La qualité sonore est aussi bien présente, un soin semble y avoir été apporté pour mieux faire saigner les tympans dans la joie et la bonne humeur, ce qui n'est pas toujours le cas il faut bien le reconnaître.
L'espoir de pouvoir entendre une autre production du combo est bien là. A suivre si le groupe est toujours actif (sur leur facebook, rien de plus récent que fin mars 2015). En tout cas, voilà une démo qui fait bien plaisir!

samedi 27 février 2016

Quand les Californiens de Machine Head ont donné une party à La Paloma à Nîmes le 04/02/2016 !!!

Après presque cinq ans d'attente (en effet la derniére fois qu'on les a vus c'était en novembre 2011avec Devildriver;Bring Me The Horizon et Darkest Hour) il était enfin temps de revoir les Boys de la Californie !!!!!!!!!
Rendez-vous pris le jeudi 4 février 2016 à La Paloma à Nîmes !!!!
En effet trop hâte de les revoir !!!!
Le Diary of a Madman d' Ozzy Osbourne retentit , ca sonne un peu comme une apocalypse !!! La salle est plongée dans le noir et c'est parti pour plus de 2 heures de show
Imperium sera le 1er titre joué !! Chair de poule ressentie ... La salle est chaude ! Ca va être bon !!!!
S'enchaînera Beautiful Mourning (The Blackening) puis derriére un des tubes de Bloodstone and Diamonds Now We Die !!
On revient un peu en arriére dans la discographie des Boys avec Bite The Bullet (époque Trough The Ashes of the Empire)!!!
Vont suivre Locust ; From This Day (c'est un des clips que j'adore de Machine Head) et This is the End !!!
Pause syndicale avec un petit solo de Mr Phil Demmel !!!
Darkness Within nous arrive dans les oreilles !!! (aussi qu'il est joli ce clip !!! )
Une autre petite pause avec un solo de Dave McClain !!!!
Gros flashback en arriére avec Bulldozer de joué (époque Supercharger) !!!!!!!!!
On en arrive au titre "mise en bouche" qui a servi d'annonce pour Bloodstone and Diamonds voilà Killer and Kings !!!
Au passage quand les Boys ont joué le titre à Nîmes dans la fosse ça a carrément viré au gros circle pit !!! Hihi !! Grosse ambiance !!!
Davidian est joué après !!! Puting comment que ca bon la patate de Californie !!!
Descend the Shades of Night et Now I Lay thee Down arrivent !!
Pensée pour le titre suivant à Monsieur Dimebag Darrell avec Aesthetics Of Hate !! Il est rmonté Monsieur Rob Flynn mais il est content d'être là ce soir  !! Ca se sent !
On continue vec le titre rempli de haîne qu'a Rob envers Adam Duce .. Il s'git de Game Over !!!Je l'adore celui là !!!
On finira la soirée avec Old et Halo !!! Sur Halo j'ai adoré vers la fin du titre la pluie de confettis qui s'est abbatue dans la salle !! C'est pour moi magique et ca fait ressentir l'ambiance bonne enfant !!!
En bref ; très bonne soirée en compagnie des Boys et des amis présents ce soir là !!
Le bémol .... Le merch hors de prix ce soir là ... Tin jamais vu en concert un sweat à 70 euros !!!
Mais bon faudra qu'ils reviennent encore Machine Head !!

CORPUS DIAVOLIS / TOTAL SATAN

2011 HASS WEG Productions CD digipack

Afficher l'image d'origine
Image spéciale myope

Que voici un vrai disque de deux groupes énervés, colères et qui semblent pisser sur la religion judéo-chrétienne. Le tout dans un superbe écrin très eau.
Le premier groupe, Corpus Diavolis nous vient de la festive et calme ville de Marseille. Et le contexte de la ville semble être difficile à gérer et du coup, paf, ils balancent sans crier gare un black brutal, très rapide, incisif et qui s'avère d'une grande efficacité. Les 4 titres que nous offre le combo font montrent d'un savoir faire indéniable et d'une envie d'en découdre furieuse!
Mais pas que! Car le groupe est capable de bousculer les codes et de balancer un titre malsain, très glauque, aux confins du black, comme le prouve le titre 'La vierge hallucinée'. Outre poser des éléments en décalage total, le chant en français repousse les limites et ouvre d'autres horizons.
Les 4 titres repoussent assez loin le concept du satanisme et du black, martelant une haine certaine, non sans le faire comprendre de diverses manières, aussi bien par des tempos rapides que par le biais de passages plus calmes, voir blasphématoires avec des éléments renvoyant à la musique religieuse ou encore des tempo plus lent, lorgnant clairement au final vers un black death dense, même si l'aspect black domine. Une excellente première partie, avec en plus un son juste nickel, très agréable qui permet de savourer toutes les subtilités que le groupe nous offre.
Total Satan, quand lui, est un duo qui chante en français et vient aussi de France. D'emblée, on ressent un vrai changement. Le son est plus sale, œuvrant pour un black métal pur et dur, parlant de choses géniales comme le satanisme. A l'écoute, le duo n'est pas pour ceux qui pourraient être sensible, la noirceur qui s'en dégage est très marquée. Un malaise volontaire se dégage de l'ensemble, avec un tempo plus lent mais permettant aux deux types derrière le projet de proposer leur vision du black, qui s'avère sinistre. Pas dans le sens du 'c'est mauvais' mais dans le sens de l'atmosphère qui s'exhale des titres.
Alternant passages rapides et passages lents, le duo explose les limites de son univers, très glauque, permettant de le sublimer. Le chant est partagé entre un chant criard typiquement black et un autre, plus guttural servant a distiller le malaise et le coté sombre de l'entité. Non s'en m'évoquer un peu parfois le projet Enbilulugugal (que je recommande aux fous d'extrêmes, un projet black noise américain) en moins furieux comparativement.
Le résultat des deux nous donne un putain de split excellent, à posséder sans le moindre doute!

EPIDEMIC 'Obscure death'

Dungeons records 2005 CD-r limité à 150 exemplaires (Donc ça va être chaud pour l’attraper...)

Epidemic nous vient du Mata Grosso, cet état riant du Brésil. Après une intro au son vinyle (quoi vintage?), le groupe démarre l'assaut en règle avec 5 titres de death très directs. Et on dira traditionnel.
D'emblée, on pense à Sepultura, la période Morbid Visions et autour. Le son, très grave, le chant, assez typé et la nostalgie peut-être l'évoque. Autant dire qu'il y a pire. Mamie me dit que oui.
Les titres sont plus que mid-tempo, allant parfois vers des accélérations qui s'énervent pas mal. Il faut dire que la durée des titres le permet allègrement, tapant de 4'20 à plus de 5 minutes (et même, houlà, progressif!! 8 minutes pour 'Blood storms'). Et aussi de nous pendre au piège de leur death qui a clairement des relents occultes et nous plonger dans les entrailles sombres du noir néant de l'annihilation complète de nos âmes brûlées par l'acide de... oups, je m'égare.
Le chant est assez particulier, marquant un élément de l'identité du groupe. Assez guttural mais pas que (le 'pas que' est difficilement descriptible), ce chant suit les lignes musicales, sachant s'adapter sans problème.
Et on se prend à taper du pied (assez furieusement, vu le tempo qui peut aller assez loin, gare aux fractures...) et surtout malgré les durées des titres, on ne voit pas le défilement du temps (c'est le pire pour moi; un disque où tu te fait tellement chier que tu regardes l'heure qui semble stagner...). Certes, leur death est assez habituel mais pourtant, outre le fait décrit juste au-dessus, le groupe s'est bien fait chier à pondre des structures très alambiquées parfois.
Où est à chercher ce coup de force? Je pense que c'est lié au son du disque. Le son rappelle celui des vinyles et des amplis à lampes et des premiers groupes de death. Et aussi (et sûrement) lié à certaines atmosphères que dégagent le groupe. Je parlais d'occulte et c'est totalement le cas sur le dernier titre, 'Blood storms', qui réussit à refaire surgir des enfers un état d'esprit du death tel qu'il fut à ces origines. On pourrait même évoquer avec ce titre une orgie originelle. Pourquoi pas?

EROS 'The damage is done'

EROS 2015 CD digipack

                                                            Afficher l'image d'origine

Par quoi commencer avec Eros? Qu'ils font de la musique (bon, c'est vrai que si c'était du coloriage, l'intérêt ici serait quelque peu nul... ou pas...)? Qu'ils sont des gens qui font des sons?  Qu'ils sont à la recherche du plaisir pervers ultime par le biais du sexe dans la musique labourant les neurones pour te détruire les extrémités nerveuses? Hum... Vaste débat. Hahahaha, je sais!
Eros, originaire de Bordeaux et tout neuf de 2012, est un groupe avec une chanteuse. Et là, je vois l'intérêt briller dans les yeux de certains et visualise surement des groupes comme Lacuna Coil, Nightwish et autre Epica. Et je vous: 'Bravo! Bravissimo! Totalement à coté de la plaque!'
En effet, le groupe, qui oeuvre dans le groove metal, a bien une chanteuse mais que je rangerais vocalement plus vers Eightfist et autre groupe à grosse voix féminine. J'y reviens plus loin.
Le joli disque nous offre 10 titres pêchus, relativement mid-tempo (ce qui n'est en aucun cas gênant, la sauce prenant bien!) avec un son très sympa (quoiqu'un peu faible à mon goût mais ce n'est que broutille). Alors, je vous vois venir: avec un nom comme ça, Eros, il doit bien y avoir un rapport avec l'amour ou Eros Ramazzoti (certaines mauvaises langues dirait Eros ramasse tes orties...). Aux premiers, je dis oui. Aux seconds, retournez sur www.okapipi.com.
Alors oui, le concept tourne autour de l'amour, mais version adulte: soit le cul, direct soit dans les méandres plus sombres de l'être humain. Variations de thèmes permettant de se lâcher. Et se lâcher, Sophie le gère bien: Sex'n'roll donne une idée de la folie du groupe et s'avère être le seul titre ou Sophie chante exclusivement avec sa voix de tous les jours, un chant clair. Et tellement que ça lui plait, elle semble avoir eut un orgasme lors de l'enregistrement. Hum... penchez-vous sur le titre.
Le reste de l'album lui permet d'osciller entre ce chant clair et un chant beaucoup plus grave, parfois limite guttural (Zombie apocalypse) mais l'essentiel de la voix renvoie sans honte à la comparaison de la voix de Bonnie Tyler et entrant dans la catégorie de groupes aux chanteuses à capacités vocales larges. Car là est l'une des forces du groupe: la voix rauque de Sophie, à la fois chaude et agressive parfois. Et là, va savoir si ce sont les titres écrits pour la voix ou la voix adaptés aux titres ou les deux... Moi je dis les deux.
Musicalement, les gars ne sont pas des manches non plus (même si ils en utilisent et n'iront pas la faire aux feux tricolores...) avec des structures mid-tempo, comme je l'ai dit, mais variées et sachant alterner des passages plus léger à d'autres, nettement plus lourd, qui donne envie de taper du pied ou de te remuer. Et cela ne les empêche pas de mettre de temps à autre de petites accélérations fortement sympathiques, où toute la cohésion saute aux yeux oreilles, à l'exemple de Lost Control (avec un peu de Mötorhead dans la structure par instant... et oui, rock'n'roll baby!).
De plus, chaque titre recèle d'éléments unique, leur donnant une identité propre et l'impossibilité de ire: 'Putain, chaque titre est pareil aux autres!' Ben non, là, ça ne marche pas cette excuse à 2 balles.
Le titre qui représente le plus l'essence d'Eros est sans conteste le sautillant 'Si vis pacem para bellum', qui résume assez bien le reste de l'album et nous offre un aperçu d'un gros potentiel qui va exploser. Outre que c'est surement le titre le plus rapide, chacun semble y être à son aise.
Autre chose qu'il est bien de l'album, ce sont les influences du groupe qui, subitement, transparaissent un bref instant, donnant un dynamisme à l'ensemble mais sans être pompeux, loin de là, car ces influences sont totalement digérées.
Que dire d'autre que de vous pencher sur le groupe? Et d'acheter leur album?

jeudi 25 février 2016

Möhrkvlth demo I

De nos jours, rares sont les groupes à encore réussir à me faire vibrer après presque 25 ans de Metal en tout genre, et encore plus rares sont les groupes de Black Metal... Parfois, il arrive de faire de très bonnes découvertes, et je dirai que dans le cas présent le mot est vraiment
très faible ! 

Voici donc Möhrkvlth, pratiquant du True Epic Black Metal Breton basé à Plougonven dans le Nord-Finistère qui a sorti fin janvier sa première demo en autoprod.

Le groupe est influencé par la scène des années 90 et quelques formations plus actuelles. On citera (et pardon pour ceux que j'oublie) notamment Gorgoroth, Der Weg Einer Freiheit, Sorcier Des Glaces, Sargeist, Satanic Warmaster, Impaled Nazarene, Burzum, Mayhem, Darkthrone... Donc si comme moi les groupes précités vous causent et que les riffs old school, le véritable son du Black Metal vous manque et que vous en avez ras le bol d'entendre les nombreuses bouses sorties depuis début 2000, je ne peux que grandement vous conseiller Möhrkvlth ! 4 titres d'un True Black Metal comme on n'en fait que trop rarement à mon goût : soit réellement influencé par les origines du genre, des années 90 qui incorpore (je cite les dires du groupe) "une dimension épique guerrière avec parfois un léger soupçon de mélancolie, un peu de folie, de la haine et beaucoup d'énergie afin d'entretenir une certaine frénésie d'une composition à l'autre même si elles ont chacune leur propre univers."

Les textes traitent des légendes et histoires de la Bretagne mais également du combat des Chouans, les thèmes sont donc très sombres, sanglants et guerriers. Ceci n'est pas étonnant quand on sait que les mecs répètent dans une cave face à un cimetière (l'ambiance s'en fait très fortement ressentir !).

Bref je ne peux que grandement vous conseiller de contacter le groupe ( ici même https://www.facebook.com/mohrkvlth/ ) et de débourser 4 euros afin d'accèder à une demo remplie de noirceur intense ! Cette véritable petite perle est amenée à entrer dans la légende comme ses paires !

mardi 16 février 2016

COLOSSUS OF DESTINY 'In lesser brightness'

COD 2013 - CD

                                            Résultat de recherche d'images pour "in lesser brightness"

Hop, grand écart facial musical, que même JCV ne peut point réussir! C'est formidable! Du black on passe à... à quoi? Oui, le sais-tu à quoi? Hahahaha, à ton silence, je peux dire que tu ne sais pas.
Alors, Colossus of Destiny est un groupe parisien qui a le bon goût d’œuvrer dans un registre sonore spécifique. La base musicalee du combo de ces jeunes fougueux est le sludge (Très net sur leur premier effort COLOSSUS OF DESTINY et avec un plus sur leur second effort, le Ep Eden qui l'est bien aussi...) mais pas que lorsque l'on écoute le disque dérouler ses litanies.
Et oui, il y a un coté hardcore assez sensible, qu'ils fusionnent avec leur sludge, ce qui donne un coté sautillant à leur sludge et leur permettant une approche différente. Et qui marque leur sludge de son empreinte, en l'invitant à être rapide dans sa forme (enfin, pas pied au plancher non plus, y a des limites à la déconnade, quoique un titre est quand même urgent...).
L'album s'ouvre sur 'Dismay in Empty Eyes' qui annonce la couleur: ça va être dense et remuant dans le même temps. La voix y est pour beaucoup, un croisement réussi entre deux genres. Le titre pose les bases de ce que sera l'album mais sans tout dévoiler, malgré le coté progressif du titre (plus de 7 minutes!!!) qui leur permet aussi de laisser la place à des passages plus lents et assez atmosphérique, va-t-on dire (oui, je dis ce que je veux!).
Les autres titres sont plus concis (plus de 3'30'', à une exception...) et impose cette vision du mélange sludge/hardcore, sans renier l'essence du sludge, amenant dans les structures des trouvailles rendant les titres denses. 'Unleashed' porte bien son nom, car il s'agit d'un titre où le groupe se déchaîne, se vénère, devient colère, mais en mode sludge (ce qui est surement abstrait dit comme ça, mais à l'écoute, on le comprend). Ils en profitent pour mettre des parties excitées en oppositions à une forme musicale plus lente habituellement. 'Heavy loads' est justement le titre qui est ce qu'il est dans le titre et confirme ce que je disais une phrase avant. Et c'est, paradoxalement, le titre le plus court, surprenant dans son coté concis.
L'album se clôture avec 'Naked & unbound' (les coquins!!!) qui concentre l'album et ses mystères dévoilés en un titre résumant l'essence du disque.
Ce qui est foutrement étonnant, c'est que l'on a l'impression que les titres passent très vite (un peu comme un type en urgence de diarrhée), sans laisser une once d'ennui pontée ne serait que le bout de sa moustache (oui car l'ennui est poilu). Ajoutons à ce bonheur une production très classe, efficace et on obtient un skeud de 28 minutes que l'on remet aussitôt en lecture pour profiter à nouveau de Colossus of destiny. Un groupe que je vous conseille fortement!

lundi 15 février 2016

HOT HELL ROOM - Architect of Chaos

HOT HELL RECORDS 2016 - CD

Voilà un groupe qui pourrait faire un gros doigt (oui, celui du milieu de la main) à Drowning Pool. car oui, ce groupe ne joue pas une musique violente (du moins, de par mon point de vue) mais au moins, il y a des choses très intéressantes de proposées par le groupe!
Le groupe offre un album de 10 titres, dont on peut dire qu'ils balancent du heavy rock. A la base, ce n'est clairement pas ce à quoi j'adhère, mais voilà, Hot Hell Room me fait mentir. Et c'est bien un groupe qui te fait mentir, non? Hervé vous le confirmera (N'est-ce pas vrai Hervé?)!
Donc comme je le disais 3 lignes plus haut, le groupe joue ce que l'on pourrait nommé du heavy rock, faute de pouvoir être plus précis, car moult influences ont fusionné dans leur musique qui s'avère très riche. Des titres ont des parties qui évoquent, selon les goûts et le passif musical de tout un chacun, des groupes allant du heavy au hard rock, voire même en marge du rock (on peut se mettre à penser à Deep Purple, Status quo, The eagles ou encore Motley Crüe). Cela dit, ce qui transpire, de par l'approche du son en elle même est un coté, assez jouissif, à la Motorhead, avec un son très grave, couplé à une production très soignée.
Je parlais des influences. Pour vous situer, ce sont des influences qui sont évoquées, vous faisant dire 'ho, mais ça me rappelle XXX!' comme sur 'Chameleon' où le tout début rappelle 'Too young to fall in love' de Motley Crüe. Il y a pire comme référence, non?
Sans parler des réminiscences blues qui jaillissent soudainement ici, sans que l'on s'y attende. Il y a clairement une richesse musicale derrièe le groupe.
Le rythme de l'album est assez tranquille, mais sans jamais renier le coté rock. L'aspect heavy et hard rock est aussi bien à chercher dans les structures que dans le chant, très carré et parfois allant flirté dans une certaines puissance vocale, dans un registre clair (évidemment, pas de growling ici).
Le groupe prend le temps de développer des titres avec ambiances parfois assez calmes ('book of regrets'), avec un coté mélancolique pas désagréable), montrant ce que les gars maîtrisent avec finesse et doigté. Mais aussi parfois, il y a un coté catchy qu'il est bien, très rafraîchissant ('New York Bird). Et qui renforce cet aspect indéniable de heavy rock.
On a affaire à des musiciens qui savent et aiment ce qu'ils font, nous prenant au piège de nous mener avec eux, dans leur univers musical. Il est clair qu'en une seule écoute, on a des chances de rater des éléments, car le groupe nous piège dans les atmosphères de leurs titres, remuant en nous des souvenirs sonores loin d'être désagréables.
Ce groupe rejoint donc les groupes qui me font mentir quand à mes goûts musicaux, et mentir comme ça, c'est cool.

JUDAS ISCARIOT 'Heaven in flames'

1998 RED STREAM - CD

Et hop, on retourne dans le passé avec un autre CD de Judas Iscariot, datant, lui de 1998. L'approche est nettement plus typé black, en tapant (pas trop fort quand même) vers Mayhem. Les titres sont assez rapides, clairement malsains et prônant sans fioriture le nihilisme (voilà un gars qu'il est bien). Alors, certes, c'est rapide, mais non sans laisser apparaître des passages qui sont plus atmosphériques ou envoûtants, permettant d'installer une ambiance sombre et assez glauque.
L'album offre pas moins de 7 titres, dont les 3 premiers, les plus longs, prennent le temps, dans des moments d'accalmies qui renforcent la violence des morceaux, d'amener ce petit plus qui rend le titre très malsain, en plus de la voix, très éraillée, fort différente de 'To embrace the corpses bleeding', renvoyant clairement aux origines du black.
Les titres ont une approche très clinique du black, j'entend par clinique très froide et sans fioritures et non pas médicale (pas comme le groupe Baal's incision qui n'existe pas, cela dit...).
Une des particularité est l'omniprésence de claviers, avec le tour de force de ne pas rendre son utilisation étouffante ou de virer dans un coté black guimauve (mais pas à la Drowning Pool - Cf chronique).
Le disque donne l'impression d'être scindé en deux parties différentes : les trois premiers titres laissent donc placent à des plages de 'calme' froid et sombres alors que les 4 derniers titres donnent une impression d'urgente cavale, avec des lignes de guitares certes indéniablement typées black mais aussi fusionnées avec des envolées vers d'autres cieux. Et plus on avance, plus on a l'impression que cette urgence devient un constat, la seule possibilité qu'il reste à explorer, pour définir sa vision d'un monde en déliquescence. Très festif!
Sur cet album, Akhenaten, l'homme derrière Judas Iscariot lâche sa haine de la société, son mépris de ce qu'elle est et ça s'entend. Là encore, un excellent album à exhumer!

NEL WOOD AND THE CHARLATANS - Sans titre

2016 (ou 2015?) TAF RECORDS- CD digipack à la bien belle couverture! Contact vite le groupe pour découvrir la pochette (Nelwoodcharlatans sur facebook)!

Je connais Nelly depuis quelques années maintenant, auparavant par son groupe bien bourrin The glorious Bruce puis en la suivant avec Eightfist. Il me manquait de découvrir ce dernier groupe où Nelly chante avec sa voix de femme. 
Point de mystère, aucun rapport avec Eightfist ou The Glorious Bruce (sauf la chanteuse et le guitariste John). Musicalement parlant, on est loin d'un truc ultra violent, extrême et hardcore (quoique, est-ce si sûr?).
Le disque plaira aux amateurs et amatrices de rock'n'roll à l'ancienne, aux fans de rockabilly modernisé. Donc pas d'accélération grindesque, de growl ou de blast beat. Non, rien de tout cela... Bien au contraire. Aussi bien musicalement que par l'utilisation d'une contrebasse.
L'album s'ouvre sur un 'Dead as disco' très fun, gardant le son de l'intro avec la radio tout au long du titre, offrant une approche musicale fraîche fortement appréciable. Les autres titres sont du même acabit mais ils offrent tous une variété structurelle très riche et ont donc tous leur propre identité, nous renvoyant tous dans les riantes années 50. Certains vont ainsi développer un petit coté jazzy ou swing ou alors un rock'n'roll défonçant les hanches de tous les diables, avec un coté presque électrique (rock'n'roll fever). Tout ça, déjà, c'est très sympa! Mais ce n'est pas tout! Car il y a un bonus!
En effet, le groupe cultive un univers qu'il est bien, qu'il est bon, peuplé de monstres ou de zombies provenant des films d'horreurs des années 50 jusqu'à la Hammer on va dire. Ils cultivent un amour cultivé de Frankenstein, du démenbrement dans la joie ou de la mort heureuse, offrant leur vision de la décadence rock'n'roll.
J'ai utilisé plus haut l’interrogation 'quoique, est-ce si sûr?'. Ce qui m'amène à y répondre franchement: pas si sûr. Car si musicalement on est loin de courants extrêmes, dans l'esprit on en est proche, avec un feeling très agréable, non sans être dénué d'humour (combo bonus!).
Alors, oui, ce disque est pour ceux qui sont curieux ou qui aime parfois tomber sur quelque chose qui change du gore ou du gros grind et avoir une surprise très agréable. Alors si vous êtes dans ce cas, faites vous plaisir avec ce groupe!

DROWNING POOL 'Hellelujah'

2016 Long Branch records - CD Digipack siouplait 


                                                         Résultat de recherche d'images pour "drowning pool hellelujah"

Dans mes souvenirs brumeux de mon adolescence obsolète, le groupe Drowning Pool me semblait assez énervé, vindicatif (du moins dans leur registre) et assez dépotant. Du coup, quand j'ai vu ce disque, je me suis dit: "Whouais! Retour vers le passé plus que parfait. Ou le futur antérieur...?" et suit partie dans un débat spacio-conjugaison en mode automatique en acquérant le disque de plastique susnommé plus haut (en fait, en haut de la chronique).
Je retrouve l'impatience de mon adolescence, l'excitation inhérente à cette âge (doigts tremblants, mains moites...) en déballant le disque et en l'enfournant dans le mange disque adéquate. Et là, j'appuie sur 'PLAY'. Et déboule le premier titre 'Push'.
Hum... Pas mal ce titre! De bon augure! Hahahahaha! Et bien non. Non, non et non. Caca! Beurk! Hou c'est nul! Foutus souvenirs brumeux de merde discount!!!
C'est une arnaque!! Ou c'est moi qui suis trop exigeant ou alors le groupe est devenu mou du gland. Genre ils mange de la blédine en regardant Dora l'exploratrice en espagnol. Je choisis la deuxième option. C'est d'un mou, très ennuyeux, presque chiant. Aucun titre ne se démarque, on flirte parfois avec de la guimauve métal. J'ai persévéré jusqu'au bout du machin (je suis un warrior, je sais) mais non, je confirme: il n'y a rien d’intéressant dedans. Hormis si on aime entendre des gens qui se nourrice de blédine faire de la musique. Quitte à avoir un CD musicalement mou, autant qu'il y ait une qualité ou quelque chose qui accroche. Ce qui n'est pas le cas ici...


samedi 6 février 2016

Pub!!!!! MusicFearSatan!!!!!

Tu envisage d'aller à Paris dans les jours à venir et tu as peur de t'ennuyer? tu es un dingue de musique et tu aimes aussi bien le Noise Rock que le Math Rock,le Post Rock que le Post Metal, le Punk que le HxC, le Black Metal, le Death Metal, le Drone, le Stoner, le Doom et le rock Indé ne te fait pas peur?? bah tu peux déjà aller faire un tour ici http://www.musicfearsatan.com pour faire ta liste pis après autant te rendre à la boutique au  4 bis rue Richard-Lenoir, 75011 Paris (Metro Charonne, Ligne 9) et rendre une petite visite à l'ami Nicolas qui se fera un plaisir de te renseigner. tu y trouvera tout un tas de LPs, EPs, Cds, K7s, DVDs, Tee Shirts à des prix vraiment abordables. 

Pub'!!!!!! Inferno Records

Hopla tu es un buveur de bière adepte de Heavy Metal old school et traditionnel? tu ne jure que par le bon gros Thrash qui arrache?? eheh j'ai un ti quelque chose pour toi mon ami!! vas donc faire le pleins sur le label et distro de mon ami Fabien et tu boiras ta bière au son de Axecuter, Butcher, Clenched Fist, Elvenstorm et autres tueries du genre Lady Beast et Legions Of War!!!

Emiko & KiriSute Gomen - Shyohatto

La première fois que j'ai entendu parler de Emiko & KiriSute Gomen, c'était à Bimbo Tower ( la fameuse boutique de Bastille où j'ai découvert des tas de groupes méga underground et qui a fermé ses portes fin 2013, soit dis en passant la même période où j'ai rencontré Julien Omeyer et Emiko Ota qui sont respectivement guitariste et chanteuse du groupe ) et leurs look Jap'  traditionnel m'a tout de suite parlé. En effet, ayant toujours aimé la culture Asiatique, je ne pouvais qu'être curieux en croisant ces deux personnes
qui venaient donc faire la promo de leur album. Alors comment dire, il ne s'agit absolument pas de Metal, donc si tu n'est pas assez curieux ou même ouvert d'esprit, je te conseil de passer ton chemin, mais si comme moi tu es assoiffé de connaissance et que ton plaisir ne s'arrête pas sur un disque de Metal quel qu'il soit, bah je te conseil très vivement de lire ce qui vas suivre!! Donc Emiko & KiriSute Gomen ‎est un groupe de Psychedelic Rock, Surf, Alternative Rock qui mixe tout ces styles avec la musique traditionnelle Japonaise, mais  pas que: vas donc faire un premier tour ici https://www.youtube.com/watch?v=S1fnWJ4RWuA ou encore ici https://www.youtube.com/watch?v=qsQdrqWut-E et tu verras comme ce groupe est juste génialissime en plus d'être des personnes vraiment adorable!! Bref, revenons en à ce disque,  il se compose de 15 titres ( dont 1 live ( enregistré à Haguenau!!!Elsass que je t'aime!!!!) qui est une cover d'un groupe Japonais qui est également une cover d'un titre des Yardbirds ( oui oui
y'a bien un côté Yardbirds dans la musique de Emiko & KiriSute Gomen ), où l'on croise aussi bien des chansons Traditionnelles mixés à la sauce Emiko & KiriSute Gomen,  que des génériques de feuilletons ou encore des chansons Pop toujours au goût si punky Kawaii. Le chant de Emiko est tantôt purement tradi. que complétement fou ( le titre Zuizui qui est une chanson tradi pour enfant remixé à la sauce punk ), ou extrêmement sage et reposant ( Warabi qui est une berceuse de Okinawa ) Sortie donc en 2013,  nos amis sont des hyper actifs car rien que pour Emiko, on peut la croiser dans Idiots , Mami Chan Band, Tornaod, Urban Sax, ӕ, Les Elles etc etc et Julien a sortie un excellent album solo dont je parlerai très bientôt ici même ( petite précision, ami guitariste, je vous conseil très vivement de vous penchez sur ce disque qui est tout aussi fabuleux, même si dans un style radicalement différent!! mais alors, fabuleux voir vital  dans toute bonne discographie qui se respecte semble être l'un des termes adéquat pour qualifier toute la discographie de nos deux amis ).  Donc, tant de qualificatif insuffisant pour vous recommander très chaudement cet excellent album qui une fois le bouton Play enfoncé, donne irrémédiablement envie d'appuyer à nouveau dessus tant ce disque est addictif!!!! Merci Emiko et Julien pour ce superbe album, et comme dis, vivement la suite!!!!!