jeudi 9 juin 2016

The door

Sortie cinéma 1 juin 2016. Réalisateur: Johannes Roberts

ATTENTION: CEUX QUI N'ONT PAS VU LE FILM BEN... sois vous ne lisez pas, soit n'allez pas le voir!

Un couple américain décide, sur un coup de tête, car madame est enceinte, de s'installer en Inde (où monsieur déniche dans antiquité). Après une courte intro (avec un détail qui me turlupine), on avance six ans plus tard. Le couple vit sa vie paisiblement dans une grande ville de l'Inde, avec leur fille et un chien. Pourtant madame a mal à l'âme car elle a perdu son fils dans un accident de la circulation quelques années plus tôt et se sent responsable de la chose. Elle n'arrive pas à passer le cap et après une tentative de suicide, apprend par leur domestique indienne qui vient justement du sud du pays, à coté d'une vaste forêt où un vieux temple abandonné lui donnerait l'occasion de parler une dernière fois à son fils mort, avec une procédure simple: le soir, il faut étendre les cendres du défunt sur une marche et attendre dans le temple, porte close et ne jamais l'ouvrir tant que le jour n'est pas revenu. La suite montre l'exhumation et l'incinération du corps quelque peu décrépi du gamin. Forcément, la mère déconne après avoir parlé avec son fils et ouvre la porte, bouleversant l'équilibre entre le monde des vivants et celui des morts. Du coup, quand elle revient chez elle, elle comprend vite que ça part en couille, sous le regard déçu de la domestique. Et s'en suit une aggravation des événements jusqu'au final du film. Durant cette aggravation, on a droit à des poltergeists, du zombie, une gardienne des morts, des morts, de la possession...

Point positif: le rapport à la mort et le coté graphique qui lie celle-ci au temple puis à la maison (même si à la maison, c'est foutrement rapide (hahahaha, le jardinier qui trouve ça bizarre sans flipper sa mère...) et l'aspect visuelle de la gardienne des morts.

Le film n'est pas mal mais me pose problèmes pour diverses raison. D'abord, l'introduction: la gamine qui pointe du doigt la femme et devient une sorte de démon... on pense à un cauchemar mais le film fait croire que non car on enchaîne avec: 6 ans plus tard. Sans que cet événement ait choqué le père.
Quel rapport entre la femme morte dans un accident de la circulation et l'histoire? Putain, c'est juste un remplissage de 5 minutes... Autre point qui me gène: à court d'idée de scénario, hop, tiens je te fais une possession, dans les 10/12 dernières minutes du film. Compte tenu de ce qui précède dans l'histoire et les explications diverses, ça craint un maximum comme idée, alors qu'il y avait une idée évoquée dans le film d'un voyage aux Etats Unis qui aurait pu servir le scénario.
Ensuite, ce qui ne passe pas, ce sont les incohérences du scénarios: pourquoi la gardienne des morts, qui est juste censée récupérer les morts égarés, traque la mère qui est vivante? Pourquoi la fillette de la domestique, qui est évoqué dans l'histoire comme morte il y a des années et n'a pas subi le rituel du temple, apparaît sur la fin à la domestique (manque d'idée et caser une mort violente?), alors que c'est le gamin qui a pris l'apparence de la fillette (alors que suivant le scénario et la mythologie indienne, gnnniiiiiiiiiiiiiiiiii, ce n'est pas possible, le concept y étant étranger...)... Je parlais du zombie... oui car le gamin, au fur et à mesure, se corrompe physiquement et spirituellement (dixit la domestique: 'c'est le diable!'... Heu... concept étranger à sa religion en théorie...). La corruption du corps je veux bien mais pourquoi essayer de manger sa sœur? Inceste??
Le temps aussi est bizarre: lorsque la femme part au temple, on a l'impression qu'il y a juste 2 jours. 2. Le déroulement y fait penser. Et voilà que le père parle de plusieurs jours (on sent bien qu'il doit y avoir une semaine ou presque... re-gnnniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii).
Ou encore, la fin, grosse incohérence (pour une suite qui pue déjà?): la mère, qui meurt, dans leur maison, après une possession (Gnniiiiiiiii!!!! remplissage à deux balles!!!) se réveille au pied du temple en vit, son mari lui parlant derrière la porte et s’apprête à l'ouvrir alors que SEULE LA FEMME CONNAISSAIT L'EXISTENCE DE CE PUTAIN DE TEMPLE PAR LE SECRET QUE LUI A REVELE LA DOMESTIQUE QUI NE L'A JAMAIS REVELE AU PERE ET QUE CELUI-CI N'ETAIT QUE RAREMENT CHEZ LUI...

Ensuite, pour un film d'horreur, l'important est de mettre en tension et de caser des moments où tu sursaute. Ca ne marche qu'une fois, le reste on le sent arriver longtemps à l'avance...

Bon le film est mieux que the baby (une purge absolument minable) mais bon, ce n'est point très bon.

ANFO 'Sacro egoismo'

Alors, accrochez-vous, ça va être long: CD numéroté limité à 1000 exemplaire sous un format Lp vinyle de 2005, avec plein de labels et autres derrière l'objet (16 en comptant: du français, du japonais, de l'allemand, péruvien,...). Alors, pour les contactez si vous le désirez: contraordendisco@yahoo.com ou odiolosdiscos@hotmail.com et www.odiolosdiscos.com (directement auprès des intéressés)

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Allez, zou, on fonce droit dans l'underground crust/crust du Pérou avec Anfo. Seul enregistrement que j'ai pour l'instant du combo, le groupe offre un mix très efficace entre punk et crust, le coté crust dominant nettement. Ayant peu d'infos à vous donnez en plus (je tombe sur des sites tchèques de crust, de pizzerias louches nommées Anfo crust (plusieurs...) ou de pages dont je ne maîtrises point la langue...).
Sur cet album, le groupe nous balance directement, comme ça, après une intro qui ressemble à un manifeste, 9 titres très énervés, très typés crust comme je l'ai déjà dit. Le groupe chante en espagnole et du coup, je ne capte pas grand chose. En survolant les paroles, c'est clairement engagé (pas besoin d'être Sherlok Holmes), pèle-mêle anti-secte, anti-système et tapant bien comme il faut sur les défauts du système agonisant.
Les titres passent assez vite, les durées variant de 49 secondes à 3'35'' (houhou!!) et sont néanmoins variés. Le chant se partagent entre deux chanteurs, un dans une veine plus punk, l'autre clairement crust. L'ensemble déboîte mamie qui, cela va s'en dire, adore ça.
Alors, bien que globalement brefs, les morceaux sont très pêchus, voire très rapide ('Human sacrifice' ou 'Escuela de las Américas') et gardent le même objectif de dépotage engagé.
Le son, parlons-en. Compte tenu du coté underground et un poil exotique, ce dernier est très bon, assez puissant. Les guitares et la batteries dominent, ainsi que les chants (heureusement), mais la basse n'est pas noyée dans l'ensemble et on l'entend bien, même si un peu en retrait mais non sans claquer sévère.
'Amnistia', le titre qui clôture l'album se détache du lot, déjà de par sa durée (les fameuses 3'35'') et arbore un coté rock'n'roll crust pas désagréable du tout et pour être franc, d'abord surprenant avant de nous capter à fond en, allez, 10 secondes. Même si la suite s'oriente plus crust, le coté rock'n'roll est bien intégrer, offrant un titre très percutant et entraînant, toujours avec ce son décrit plus haut, qui rend le morceau direct dans la face.
Une petite tuerie que je vous conseille, si vous la voyez passer sur un label UG de distro ou si un pote à vous l'a.

INCITE 'Oppression'

2016 Minus head records - CD digipack


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Formé en 2004, Incite en est maintenant à son quatrième album, fait de chants de colère et de musique. Et oui. Bon, dans le détail, c'est plus fouillé. Plongeons donc ensemble dans la bête.
Avec 10 titres, pour 33 minutes, l'album s'avère assez direct. Par rapport au premier, il y a plus de maturité dans les compos, amenant par moments des instants plus 'calmes' (tenant copte que cela reste néanmoins dans un rythme soutenu). Le groupe nous offre donc un pur album de pop heu... non, de thrash assez groovy qui vise directement l'essentiel, mais avec des nuances de subtilités.
Le chant reste très caractéristique, presque scandé assez souvent mais pas de soucis, il passe très bien avec la musique déployée pour nos subtiles oreilles averties. Comme je l'évoquais quelques lignes plus haut, le propos reste assez énervé, bon, franchement colère parfois. Ritchie semble très agacé. Son chant offre quelques petites variations bienvenues, qui ponctue ici et là, parcimonieusement, l'album.
Les 10 titres, même si de durée assez semblable, sont néanmoins tous distincts, ayant leur propre existence et donc on ne peut point reprocher une certaines redondances qui pourrait être gênante. Certaines rythmiques donnent l'envie de taper du pied ou de se jeter contre un mur/voisin/voisine/voiture (si tu es goth dépressif aimant la violence). Des breaks ici et là cassent l'uniformité de certains titres, provenant d'une recherche ayant le but de rendre la chose encore plus percutante. Mais point de crainte, pas un seul instant nous ne tombons dans le piège redoutable du truc chiant et mou. Tout est fait pour maintenir l'attention, dans le but sournois de bien exploser le crâne au détour, justement, d'un de ces breaks qui s'avèrent très vicieux. Le répit qui peut sembler apparaître ici ou là n'est qu'un leurre pour nous rappeler qu'ici, on va dans le vif du sujet: dépoter! Et le groupe remplit bien sa mission, filant, de façon paradoxale avec sa musique, la pêche!
Album youpi conseillé!!