jeudi 29 septembre 2016

EIGHTFIST : leur démo EXPLOSIVE



1/ Intro
2/ Caveman
3/ Dressed To Kill
4/ Like A Lie
5/ Voiceless
6/ Spare The Rode
7/ Supernova

La première fois que j’ai vu EIGHTFIST sur scène ? C’était lors de la finale du Headbang Contest 2014. Ce n’est que plus tard que j’ai appris que nos 4 rebelles s’étaient ralliés avec les guerriers du Pagan Metal d’ECLYPSE et les bourreaux du Heavy Thrash de CROWLING. Le genre musical joué par EIGHTFIST varie beaucoup selon certaines personnes, que ces dernières les aient soit écouté sur CD soit vus en concert, soit fait les deux, d’autres en viennent même des fois à dire que le genre qu’ils se sont définis ne leur correspond pas. Hé bien parole de loup, laissez-moi vous dire que vous pouvez retourner aller vous coucher parce que non seulement j’ai pris LA claque de l’année 2014 (oui, cela remonte à 2 ans) mais en plus, le nom de leur musique jouée concorde PARFAITEMENT avec ce qu’ils vous envoient dans la gueule : Rock Métal Fusion !

Pourquoi « Fusion » ? Que fout donc ce mot là-dedans ? C’est simple, après avoir vu EIGHFIST sur scène puis écouté leur démo, je me suis aperçu tout simplement et personnellement que c’était dû au fait que le groupe mélange dans sa musique Metal une bonne dose « Punk Rock » de façon un peu « old School », avec quelques passages ayant un léger côté rap certes, mais je dirais que le growl qu’on entend par moment est en fusion parfaite avec un petit côté « Street Punk » également. Attention, ne vous précipitez pas en disant que j’ai comparé ça à du Rap hein : je veux simplement dire que sur certains morceaux le rythme vocal fait penser un peu à l’Urban Rap ricain puis quand vous entendrez le growl de la chanteuse, vous comprendrez où je veux en venir. Une chanteuse ? Ben oui, et je peux vous assurer que j’en ai vu des chanteuses de metal de la nouvelle génération d’aujourd’hui mais elle, quand je la vois chanter, je me dis que la relève sait comment poutrer fièrement des gueules ! Elle s’appelle Nelly et est accompagnée de John à la gratte, Ben en tant que bassiste et Hugo à la batterie ! Maintenant que toutes les présentations sont faites, place à la démo !

La petite « Intro » qu’on entend émane un certain côté nostalgique qui nous fait penser à ces matinées ensoleillées que l’on voit par moment en été lorsqu’on se réveille et qu’on prend les rayons du soleil dans la gueule, avec la sensation de trouver dans une chambre d’hôtel petite formule aux States comme on le voit dans les films, belle impression que nous donne ce début de balade à la guitare sèche.

C’est alors que « CAVEMAN » arrive comme un coup de batte dans la gueule, tellement bien fait et provoqué par le riff de début et le rythme de la batterie ! Nelly se fait entendre de par sa voix sensuelle et rebelle sur un effet de guitare accompagnant le « Hello motherfuckers » : la couleur est de suite annoncée, blanc sur fond noir avec un effet de coup d’poing américain dans le mur où sont gravés sur vos phalanges en majuscules svp EIGHTFIST ! Chaque riff joué par les zikos va et revient comme un coup de poing vengeur ordonnée par votre bienfaitrice Nelly !

Sur « DRESSED TO KILL », ce sont les toms de Hugo accompagnés des grooves de Ben qui ouvrent la deuxième session de ce bal chaotique version « Highschool of the Fist » ! Au fur et à mesure que l’on écoute ce morceau, on s’aperçoit de la légère note Street Punky’Roll qui vous arrive dans la caboche lorsqu’on entend enfin le growl de Nelly. Mais ceci n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend pour la suite..

« LIKE A LIE », ou la chanson qui impose bien le terme de ROCK METAL FUSION. Les riffs d’ascensions de John et Ben se font bien entendre sur chaque aller-retour joué, surtout lorsque survient au milieu de la chanson un petit solo de Ben qui vient calmer l’atmosphère un court instant avec la sensation de se trouver dans une bagarre entre lycéens américains ayant lieu dans le gymnase de l’école, où le chaos n’est pas maître mais esclave et vil serviteur de LA miss de l’établissement, j’ai nommé MISS EIGHTFIST ! Autant vous dire que ce morceau est un de mes préférés de la demo en plus ! Au moment même où je tape cette chronique, ce morceau que j’écoutais vient de s’achever !

Parmi tous ceux que j’aime, vient alors mon morceau préféré qui passe facilement en boucle : « VOICELESS » ! Le morceau porte bien son nom car en effet, je reste sans voix quand j’entends de telles performances exécutées par nos jeunes rebelles « Urban Street » de EIGHTFIST : le growl de Nelly nous fait mettre au garde-à-vous et marcher au pas, puis le solo joué par John nous donne l’impression de subir la douche froide dans les toilettes du vestiaire des « Highschool US » lorsqu’on est une demi-portion !

Et voilà qu’arrive « SPARE THE RODE » ! Je vous avais parlé d’un petit côté Rap Us très Street Punky niveau voix, hé bien la voilà la preuve de mon raisonnement. Et vient alors au refrain le growl savamment bien exécuté de Nelly pour ajouter une dose RapCORE au morceau ! Tout d’un coup, on entend à nouveau les riffs destructeurs de John accompagner un long growl qui me met la larme à l’œil au rythme et au son de cet avant-dernier morceau de la demo de EIGHTFIST !

« SUPERNOVA » est la bombe atomique de cette demo ! Là, dès les premières notes jouées, vous attendez-vous à quelque chose de sympa et de monotone ? Détrompez-vous ! Chaque tom martelé par Hugo vous fait danser des pieds au rythme des coups d’un PA 38, canon pointé sur vos godasses qui chauffent de la même façon que les manches de John et Ben à force d’enchaîner chaque riff dans l’impartialité la plus impitoyable ! Chaque growl de Nelly nous donne également l’impression qu’elle arbore un t-shirt DINE « Ma Main Dans Ta Gueule » et qu’elle continue de chanter en nous appuyant le pied sur la tronche après nous avoir mis à terre ! Ce morceau est pour moi LA pièce-maîtresse de cette démo ! Encore bravo EIGHTFIST !

Constat ? Avec une telle demo, EIGHTFIST nous prouve qu’avec un esprit aussi rebelle et déterminé que le leur, soutenus par de nombreuses personnes, groupes et marques comme DINE (mention spéciale), le ROCK METAL FUSION était un genre à ne pas forcément mettre à part et à ne pas se fier à ce que l’on peut supposer par-là lorsqu’il est prononcé de la bouche d’un quelconque fan de EIGHTFIST. Preuve irréfutable qui montre également qu’ils rajoutent du piment explosif à l’E.C.E. Crew surtout après de tels concerts comme ceux qui ont eu lieu au Blackblock MC d’Avignon, à l’Iron Bar de Cavaillon ou encore à l’Art’N’Fest de Caderousse, et sans oublier au Black Out de Montpellier !

Hydromel, boeuf et chocolat !

THORWALD


P-s: Bises les potos Nel', John, Ben et Hugo !

INTERVIEW BRAINFUEL avec Junior le Terrrrrrrrrrrrrible !!!

Je vous avais parlé de Brain Fuel la dernière fois, ce groupe totalement déjanté et survolté autant dans sa prestation scénique que musicale mais perso dans les deux cas, même level, même performance : excellent. Penchons-nous davantage sur le groupe en demandant l'avis et plus d'infos sur cette perle avec Junior (le terrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrible), guitariste voltigeur de Brain Fuel !

Thorwald : Salut Junior ! Alors pour commencer, peux-tu me retracer ton parcours avec Brain Fuel ? Comment le groupe est né précisément ?

Junior : Avant de s'appeller Brain Fuel, le groupe s'appel
ait "Poison Lips" ! Il avait été créé 8 ans avant Brain Fuel, maintenant ça fait 10 ans, j'en sais pas des tonnes sur leurs début mais je sais qu'avant Topspeed était à la gratte avec Doug et que plusieurs musiciens se sont relayés à certains moments pendant de brèves périodes ! Quand je suis arrivé en janvier 2011, Doug était encore à la gratte mais Topspeed était passé à la batterie et il cherchait à ce moment-là un 2ème guitariste ! Mi-janvier 2011, mon cousin est venu me rendre visite, Topspeed bien sûr, une semaine avant en gros. J'ai eu envie d'aller voir son groupe; l'audition était brève puis ils m'ont demandé si je cherchais un groupe,et voilà où j'en suis ! (rires) Un an après être rentré dans Poison Lips (qui comportait à ce moment-là 6 membres), on a eu envie de changer de style car à ce moment-là on ne faisait que de l'industriel. Les nouvelles idées de Lydéric nous on poussé à aller plus loin dans le métal ! C'est ce qui a donné Brain Fuel.

Thorwald: Intéressant ! Et comme Lydéric voulait que vous creusiez un peu plus en profondeur niveau style, cela explique aussi pourquoi beaucoup de gens n'arrivent pas à vous classifier non ? L'élément clé et phare de votre métal est son côté hardcore un peu à la Madball ou à la Rising Of The Northstar ou même à la Hatebreed mais vous y incorporez aussi des éléments death métal froid avec un peu de thrash aussi par moments ! Es-ce cette envie et soif de mélange alchimique qui vous permet de produire ce son si explosif ?

Junior : Le "son explosif" dont tu parles, c'est un gros mélange de nos goûts personnels !

Thorwald: C'est-à-dire ? Quels sont tes goûts à toi ?

Junior : Le rock alternatif en général (Muse) puis le Nu metal (Rage Against The Machines, Limp Bizkit) jusqu'au Thrash (style Metallica) ! Combine ça à la sauce deathcore et ça donne ce qu'on fait ! Après, ça c'est mes influences personnelles, mais je suppose que tu as dû le remarquer, les influences les plus fortes sont celles de Lydéric, mais cependant on y rajoute chacun notre couche !

Thorwald: Pas faux : quand j'entend Lydéric chanter, j'y note un growl bien hardcore avec une bonne dose de pigsqueal par moment ! Mais tes touches à toi dans tes riffs, qu'inclus-tu dedans principalement ?

Junior : C'est plus une touche punk, même si je n'aime le punk en général ! Par contre, je suis un très grand fan des Sales Majestés ! (rires)

Thorwald: Dis-moi au fait, tu m'as précisé que vos touches personnelles contribuaient chacune à Brain Fuel, quelles sont ces touches que tu aimes venant de la part des autres dans le groupe ? Au moins un élément ? Désolé d'être chiant sur ça ! (rires)

Junior : Merci de ta chiantise ! (rires) Ce que j'aime bien, c'est que Doug sur sa basse essaye d'apporter une touche un peu plus funky ! ( par exemple sur notre morceau "Kiss your bro", hé oui je fais de la pub pour mon groupe en complément de l'interview ! )

Thorwald: Vous vous êtes produits au Garrigue Fest 2013, c'est là que je vous ai vu sur scène pour la première fois dans un fest métal, pensez-vous que remonterez sur la scène du Garrigue ou bien ce sera dans un autre festival si cette idée vous plane dans la tête ?

Junior : Honnêtement, ça me plairais bien au Garrigue mais jouer dans des festivals ailleurs que chez nous, c'est tout aussi enrichissant ! On a déjà joué au Stone Fest à Alès, précisément avec un groupe de Stoner Métal italien avec qui l'on s'est très bien entendu : Carcharodon !

Thorwald: Quand tu vois où tu en es avec ton groupe actuellement, quel est ton point de vue à ce niveau-là ?

Junior : C'est comme si on avait pris un train en marche avec une vitesse phénoménale ! Il y a des fois je me demande comment on a fait pour arriver jusqu'à ici : un EP de sorti, une tournée avec Absded depuis le début de l'année, ça me fait vachement plaisir de voir que le travail porte son fruit, de voir que ma passion et mon rêve s'est réalisé, j'en suis très heureux !

Thorwald: Cet espace est à toi, libre à toi de lâcher ce que tu as sur le coeur ou la conscience vis-à-des gens qui t'entourent et t'on soutenu toi et Brain Fuel ou ce que tu veux !

Junior : Faites l'amour, pas la guerre... non, faites pas l'amour, ca fait des gosses et c'est chiant. Faites des crêpes, c'est bon les crêpes.

Thorwald: Merci beaucoup à toi de t'être consacré à cette interview, puce sauteuse !

Junior : Merci beaucoup aussi à toi pour l'accueil, chien mouillé !




mercredi 28 septembre 2016

MORTAL PINARD 'Demo'

Démo disponible gratuitement sur bandcamp

                               

Mortal Pinard est un groupe de Clermont l'Hérault, dans l'Hérault. Le groupe laisse cette démo histoire de ce faire un peu connaitre. A l'écoute, après un 'Michel in side' très punk, le groupe part sur une veine qu'elle est bien, qu'elle est cool: du crust! Certes, c'est en concert que ça saute franchement aux oreilles mais ça reste néanmoins très net sur les titres, avec un bon rock'n'roll pas piqué des hannetons.
Les titres sont assez rentre-dedans, assez pied au plancher, au rythme soutenu. Divers éléments surnagent ici et là, du fait des goûts de tout un chacun, renforçant l'aspect bourrin. Associé à ce coté virile, un certain humour ponctue le tout mais pas pour la déconnade car le groupe s'avère engagé, avec un regard assez acerbe sur notre société.
Le groupe renforce ainsi un aspect assez brute par des chœurs bienvenus, qui renvoient un peu à ceux qui régent dans le hardcore. D'ailleurs, parlant chœurs, on ne peut faire l'impasse sur la voix de David, un peu rocailleuse, agressive et qui colle parfaitement à la musique. Un chant rapide, parfois proche du scandé, que demander de plus?
Les titres sont de durées variables mais rien ne les empêches d'être bien fichus et laisse ainsi le groupe se lâcher sur des passages très soutenus ou plus lancinants ('Beat the beatnick'). Qu'importe le chemin choisit, le groupe vise l'efficacité. Et c'est là la force du groupe: être efficace sans prendre ni se prendre la tête. Mais comme beaucoup de groupe dans ce registre, c'est en concert qu'il prend toute sa dimension, son crust devenant assez féroce. Un groupe qui vaut le détour et à soutenir!

VALLENFYRE 'Splinters'

Vallenfyre 2014 - CD digipack tristement beau



Nous voici à un moment où, des fois, être triste, en colère, dépressif et ayant l'envie de tout niquer (pas sexuellement, sauf si mort, parce que voilà, y'en a marre quoi!) te prend mais tu n'as aucun disque pour accompagner cet état d'esprit que l'on pourrait définir comme mentalement instable. Et bien, ce n'est plus la peine d'égorger les yorkshires des mamies en leur pissant dessus (sur les mamies (toi, ça ne va vraiment pas...)) car voici le disque de ces moments merveilleux.
Définir le style c'est facile. Sombre. Puis aussi triste. Et énervé. Et malsain. Avec une violence lancinante, pas directe. Et puis sale. Donc voilà le portrait robot du doom death que nous offre ce groupe.
Le long des 11 titres, le groupe égrenne les variations de thèmes autour d'un doom death particulièrement efficace, allant de la mélancolie suicidaire lente à la dominante death rapide, briseuse de nuque. Ici, pas de place pour les mièvreries. Ici, la mort domine. Pour les hommes (et aussi les femmes qui aiment ça, ne soyons pas misogynes). Le monde est pourri et si vous en doutez, le groupe vous l'expliquera et vous convaincra.
Les titres, tout en festivités dépressives et macabres, quelque soit le rythme ou la structure dévolue, sont efficaces et redoutables. Quelque part, ce qui est sympa, c'est que le groupe renvoie cette époque lointaine du doom death (vers 1995 par là, les moins de 20 ans ne connaissent pas cette période, avec des groupes comme Cadaverous conditions, tout aussi joyeux...).
Malgré la forme musicale choisie, le groupe ne vers néanmoins pas dans la facilité et évite les pièges du doom death facile, limite fiotte. Le chant est assez linéaire, certes, mais il n'en est pas moins redoutable lui aussi, servant à installer le malaise et la décadence dans tes oreilles (je te rappelle que tu es triste, en colère, dépressif et ayant l'envie de tout niquer (pas sexuellement, sauf si mort, parce que voilà, y'en a marre quoi!).
La production est juste énorme mais avec un son grumeleux, coulant à la noirceur dégoulinante du disque.L'album est juste une tuerie, dans le genre. Non. Juste une tuerie. Et du coup, en 2017, votez Vallenfyre.

BRAINFUEL 'Monsters make monsters'

Brainfuel 2014 - CD

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Groupe montpelliérain que je ne connaissais que de nom, j'ai pu enfin voir ce que ça donnait musicalement et en bonus, sur scène. Et j'ai donc récupéré ce petit cd dans la foulée, parce que ça fait plaisir et ça aide le groupe. Quelques chiffres pour commencer: 1253, 785,496 et 12365485. Ce qui n'a aucun intérêt mais les suivant oui: 5 titres pour 19 minutes. Et là, de mauvaises langues pourraient dire " Mais ce groupe est vicieux! presque 4 minutes par titre! C'est Satan!" Et eux, on peut les mettre directement au fond d'une oubliette. Car dans les faits, ce n'est pas si simple comme arithmétique (oui, il se pourrait que des maths surnage dans leur musique... fli-ppant!).
Avec des durée allant de 2'31'' à 6'18'', il va s'en dire que les morceaux sont très hétérogènes temporellement (hop, migraine de mots). Classer la musique de Brainfuel, c'est comme vouloir caser à tous pris un cube dans un trou rond. Ce n'est pas gagné. Entre jump métal (oui, car les gens sautent sur place lors des concerts), relent hardcore, éléments death, slam death et touche grind, le combo offre du dense, du très dense. Certaines parties sont vraiment rapides, le coté death/grind transparaissant nettement à ces occasions, avec un chant très guttural. Mais voilà, le chant ne se cantonne pas qu'à ce registre et explore le hardcore voir le chant scandé. Intéressant, car n'hésitant pas non plus à aller dans un chant criard parfois.
Musicalement, la basse est très nette, martelant, faite pour te sodomiser les oreilles. Guitare et batterie ne sont pas en reste, les morceaux étant un bon exutoire pour le groupe. Ça bourrine mamie (qui aime ça) et parfois, le groupe emmène sa musique vers des extrêmes qu'il n'ose, semble-t-il, franchir. Et pourtant, lorsque le groupe se lâche, ça fait vraiment mal. Des ombres planent sur la musique, celle du grind et de la power-violence, mais sans oser exploser les limites. Qu'importe, car le groupe assume pleinement cette vision qu'ils ont et la transmette de mains de maîtres, la densité musicale offrant une alternative très efficace.
Les 5 titres ne laissent pas de temps mort, même quand le groupe se calme un peu, pour poser des passages plus mélodiques... pour mieux te niquer l'occiput par derrière! Bande de petits coquins! Ils sont jeunes, beaux, énervés et font du métal, classable, à défaut de style, dans la famille des courants extrêmes. Voilà ce que j'appelle aussi un disque qu'il est bien et que tu vas contacter le groupe et acheter son disque. Sinon, ils viendront te faire un concert à l'anniversaire de ta mamie.

THE ANGRY CATS 'Outmonster the monster'

Nidstang 2016 - Ellie promotion - CD 

Comment voyager avec des disques dans le temps? Facile! Tu passes de Snap Border ou, au hasard, Soldableurkhtal (vous noterez le choix percutant du groupe) à ce groupe! Car oui, c'est garanti: on fait un voyage dans le temps. Musicalement parlant! Pas dans le contexte temporel. Et en plus, c'est mon premier disque que j'ai la chance de chroniquer avant sa sortie (le 15 octobre 2016). Donc super youpi! Champagne, soyons fous! Cotillons et petits fours!! Bref, je m'égare...
Où en étais-je? Ha oui! Voyage dans le temps! Car The Angry Cats nous déroulent un rock'n'roll proche du rockabilly. Et c'est une putain de bouffée d'oxygène, une fenêtre sur un autre univers. Car, question rockabilly ou dans le genre, mis à part Nelly Wood and the Charlatans et un ou deux autres groupes, je suis un poil limité.
Ici, ça nous renvoie parfois loin, lorsque je n'étais moi-même même pas une esquisse de projet, vers un rock psychédélique que l'on pourrait mettre entre fin des sixties et début des seventies (yeah boy (and girl)!) et qui tire vers le rock'n'roll plus conventionnel ou presque parfois vers le punkabilly (hahahaha, sacré Billy, tu les as tous!).
Le trio nous délivre ainsi une musique énergique, donnant envie de se bouger (sauf que moi, j'ai horreur de danser...), faite pour marquer les esprits et te rester en tête. Ce qui fait un putain de bon jukebox avec tout ces disques...
Après une courte intro tout en larsen, bien courte, le groupe enchaîne avec un titre qui fleure bon le rock sudiste, avec un soupçon de rock'n'roll. Et c'est à peu près à ce moment que, paf, tu te fais avoir et ne lâche l'album qu'à la fin du dernier titre. Le groupe nous emmène par la main visiter les années 60/70, avec un savoir faire indéniable, au travers de titres finement ciselés, alternant rythmiques chaleureuses à d'autres plus enlevées, jouant avec la corde d'une nostalgie d'une certaine époque, mais sans non plus renier notre époque. Certains titres dégagent du positif ('A piece of steak'), quand d'autres sont plus axé vers justement les années 70 ('Outmonster the monster' et ses riffs que n'aurait pas renié Uli Jon Roth) fleurant bon la nostalgie de cette période musicale. Ou alors, les titres vont nous mener dans de bien étranges contrées, pas dégueulasses du tout, pour ceux qui ne sont pas familier de ce genre musical.
On a parfois aussi l'agréable sensation que le groupe a réalisé la bande musicale d'un film, ces vieux road trip justement, qui appuie cette idée de nostalgie ('A day of fear and frown'), dégageant parfois une certaine mélancolie, jouant sur le panel de ce temps révolu mais pas mort. Et c'est tout cet ensemble qui nous piège dans l'univers du groupe, pour notre plus grand bonheur au final. C'est l'essentiel, non?

SNAP BORDER 'Alternative current box'

2016 Snap Border - CD digipack

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J'en entend qui disent: "Y a que du métal, bande de raciste musicaux!" Hahaha, déjà, d'un, pour commencer, on fait ce que l'on veut. Et de deux, ce n'est que menterie! La preuve avec ce groupe français, nous venant de la bien belle ville de Nancy, qui me parle beaucoup pour des groupes comme Blockheads. Ce groupe, assez jeune, car formé en 2012, sort donc ce Alternative current box là, maintenant (en fait depuis le 5 de septembre) et nous balance sans prévenir du rock. Mais pas du rock à la française, celui qui passe à la télé et que nous vend comme merveilleux des magazines \Kof-kof/ comme les Inrocks. Nan. Point de cela ici. Car on a droit à de la qualité ici. De la vraie! Du rock puissant. D'hommes.
Je ne peux m'empêcher d'évoquer ici des groupes comme Staind ou Nickelback, tant la musique déployée par le groupe m'y renvoie souvent, me ramenant à cette période où ces deux groupes faisaient la joie des radios alternatives \Kof-kof/, de par la musique et la voix du chanteur. Voix qui se balade quelque part entre celle des groupes pré-cités et un peu de Bruce Springsten. Ça c'est pour te situer, ami(e) qui lit.
Pour être plus précis, le chanteur s'adapte vraiment aux morceaux, n'hésitant pas à devenir agressif par moment, quand il n'est pas rejoint par des chœurs rendant encore plus de puissance. Et n'hésitant à pulvériser les barrières pour allez voir d'autres registres. Et cette voix est l'un des points d'accroches du groupe.
La musique est très carrée, dégageant une énergie vraiment prenante (oui, prenante car l'album accroche dès le début), offrant de multiples saillies, du fait des goûts des différents membres du groupe (qui sont assez variés). Et nous offre ainsi des titres aux multiples ambiances musicales mais sans jamais tomber dans l'outrance ou l'erreur de mauvais goût (genre... euh... un truc immonde.). Les rythmes sont typés rock, certes, mais non sans une certaine palette de variation, jouant aussi avec la corde émotionnelle.
Et ainsi, le long des 13 titres qui ponctuent l'album, le groupe nous emmène en balade dans des paysages et des sonorités intéressantes de par leur richesse, nous donnant mille facettes à découvrir (une seule écoute n'est pas suffisante) et une sorte de road-trip vers des horizons de soleil couchant sur un désert.
Les titres sont de durées variables (de 2'51'' à houhou! du progressif! 4'38''), certains plus puissants que d'autres (On the road colle bien à l'idée!). Et cette notion de variabilité se retrouve dans les morceaux eux-même, aux travers desquels tout un chacun (et chacune) trouvera des influences qui lui parleront. Et du coup, je comprend pourquoi ils ont rejoint Ellie promotion.
Un album fort agréable, ré-écoutable de nombreuses fois, qui serait bien la bande sonore d'un long voyage en voiture, de ceux où l'on brûle l'asphalte vers tout là-bas!

samedi 24 septembre 2016

WORSELDER

2014 WORSELDER. Ep autoproduit

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Worselder est un jeune groupe de l'Ariège qui nous offre cet Ep et qui d'entrée de jeu, pose un sérieux problème: comment définir honnêtement sa musique? Car sur les trois titres de la ronde galette de plastique, les influences oscille entre le heavy tendance stoner et le hardcore mais sans jamais verser complètement dans un des registre (ni dans la facilité, soit dit en passant).
Pour le heavy, cherchez celui des années 80 avec le modernisme stoner d'imbriqué dedans. Pour le hardcore, aller voir vers la vieille école. Et c'est là la magie du groupe, il fusionne tout ça, offrant une musique assez atypique et difficilement à cataloguer. Un peu comme Therapy? en moins pop et plus heavy.
Concrètement, cela donne des morceaux où toutes ces influences convergent, parfois limite du débridage en règle mais le heavy faisant sa loi, non. On ne verse pas dans le défourraillage express mais dans une approche permutant violence contrôlée et envolées stratosphérique du heavy couplé à la fumette du stoner (pour une certaine lourdeur tout en finesse). Les titres sont très structurés, très accrocheurs, du fait justement de ces particularités.
Le chant n'est pas en reste, lui aussi oscillant entre heavy (mais pas la forme tapette à voix aiguë) et le hardcore (là, c'est plus virulent), assez typé.
Les trois titres, bien que faisant entre 4 et 5 minutes ne sont pas rébarbatifs, passant comme une lettre à la poste, offrant même à mon étonnement de quoi s'occuper, ne voyant pas ces presque 15 minutes passer.
Ce qui me fait penser qu'en concert, ce doit être quelque chose!
Amateurs et amatrices de groupes hors sentier balisé, foncez, cela vaut le détour!

SINSAENUM 'Echoes of the tortured'




2016 EDEL GERMANY - CD digibook de luxe avec pleins de pages

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Super groupe que voici, avec des gars de Daath, de Mayhem, de Loudblast et d'ailleurs. Et qui dit super groupe dit donc musette. Ou pas. Parce que sinon, c'est juste du Grand n'importe quoi... (notez le g majuscule!).
21 titres de durée variables pour un voyage d'une heure dans une sphère musicale aux confins du black death.
Ça ne va pas nécessairement pied au plancher, loin de là. Ce qui pourrait paraître être parfois chiant mais en fait, cela renforce la violence des titres ou des parties qui déboitent sévèrement et offre de bonnes bouffées d'oxygène dans une ambiance pouvant devenir suffocante ou très (mais alors vraiment très très) malsaine (voir même caca dégueux pour le moral). Donc ces parties lentes qui ponctuent l'album (voire lourdes en termes de rythmiques) ne servent qu'à amplifier celles dont elles sont l'exact opposé: les parties pied au plancher qui sont là pour te démonter la gueule. Enfin, plus les cervicales. Ne chipotons pas pour le coté biologique.
Les titres les plus longs ne sont pas obligatoirement les titres les plus lents. Paradoxalement, certains sont plus intenses que d'autres qui affichent une courte durée. Le savoir faire des bonhommes n'y est pas pour rien, loin de là.
Tour à tour, relents death et black se succèdent brillamment, sous un large panel d'aspect, allant du black symphonique au death assez brutal en passant par de l'atmosphérique ou de vagues remugles de doom death gras.
Les musiciens ne sont pas des manchots, loin de là. Voire même peut-être qu'ils se la pètent... Cela dit, ils le peuvent bien, assurant de bout en bout, quelque soit la voie choisie. Migraines et crampes de doigts au programme (avec le sourire en prime). Le mot d'ordre reste le défouraillage en règle et sans concession. Le chants se partage entre deux chants, l'un plus black que l'autre, offrant des vocaux en duo parfois très sombres ou dérangeants, gardant une ambiance assez malsaine dans les moments les plus relaxe.
Production au top, forcément, pas de mystère. Un bon album à écouter et ré-écouter.

lundi 12 septembre 2016

CARNIFEX 'Slow death'

Nuclear blast entertainement - 2016 - CD

                                 Résultat de recherche d'images pour "carnifex - slow death"

Carnifex ou l'art de mettre un titre d'album qui fait mentir un peu le titre mais pas trop. Concept fort intéressant développé le long de cet opus qui se plie en 10 titres pour 37 minutes de colère.
Parce que, quand même c'est assez colère sur la galette. Genre énervé. Mais là aussi, pas trop, suivant les morceaux et les structures choisies par le combo pour extérioriser leur colère. Et aussi parfois pour faire plus 'cool' (un solo dans une partie lente chez des californiens qui font du deathcore, ça doit passer pour un truc cool.
Le long des titres offerts par le combo, c'est un paradoxe qui nous est donné: du deathcore avec des parties lentes et une voix qui lorgne vers le black metal (louche plutôt) devenant parfois irritante. Alors oui, effectivement, le titre 'Slow death' colle bien à la chose mais non sans être parfois opposé dans l'idée que le concept rend caduque. Quoi que tu ne comprends pas?
On a droit à du deathcore, bien typé mais des structures genre claviers, rythmiques en opposition avec les lignes de guitares... font que l'on a une impression de lenteur dans l'urgence. Il n'y a pas beaucoup de parties qui sont vraiment pied au plancher, ce qui n'enlève pas le charme bucolique de cette rondelle. Sans doute la production qui y est pour beaucoup ou bien, un certain savoir faire.
Néanmoins, cela peut finir de titiller un poil l'esprit chafouin qui peut sommeiller en toi, laissant parfois une impression d'apparition de question dans ta conscience: "Où veulent-ils donc bien en venir?".
Car bien que l'album soit bien, écoutable, j'ai l'impression que les gars on voulu paumer un peu l'auditeur (le deathcore que j'ai en tête oscille entre les débuts du courant et des groupes comme Gothic, Fate ou encore Misery index... parce que après c'est devenu une sorte de fourre-tout plus ou moins bordélique...).
A mon avis, c'est réservé aux fans invétérés ou à ceux qui aiment bien ce concept de mort lente, ce qui pourrait nous y mener si le groupe avait eut l'idée, saugrenue, de balancer 37 titres...