lundi 24 octobre 2016

INSTANT CULTURE : Vernissage expo de DEADLOCK ART

TOTAL WOLF SUPPORT !!! 

Ce nom ne vous parle pas ?


Normal : il s'agit de la facette artistique de Meyhna'ch du groupe de black métal MÜTIILATION !

Outre le monde glauque et ténébreux du black métal et les projets tels que Mütiilation, Sektemtum, Docteur Livingstone et Hell Militia dont il est le macabre maître de cérémonie principalement, nous entrons dans cet autre univers où il sculpte et peint ses oeuvres,  dont la série fut baptisée Syndrom396, sous le nom de Deadlock ! Redonnant une seconde vie à des détritus et autres objets et matières diverses figées dans la résine et le vernis, Deadlock les transforme en des sculptures évoquant tout ce qui touche au côté obscur, au chaos, la mort, etc.. , ces dernières étant riches en détails et composants, y compris certaines oeuvres jugées inachevées au début, complétées une fois façonnées à nouveau !


Pour voir le superbe rendu de ses oeuvres, un vernissage a lieu à Montpellier le samedi 29 octobre au Studio 10.4.68 (tatoo studio), dont l'adresse est le 4 Rue du Pila St Gely, 34000 Montpellier ! Comme ça, vous vous perdrez pas en chemin ! C'est juste à côté du Corum, détail en rab' et ça bouffe pas de pain.

T H O R W A L D


dimanche 23 octobre 2016

Interview GET RICH OR DIE ASSHOLE

GRODA

Sous cet étrange acronyme fort mystérieux se cache un projet musical plutôt violent qui a muté en groupe, très intense et qui n'est pas là pour conter fleurette à une jouvencelle effarouchée à la vue d'une... pfff... j'sais pas moi... une pizza aux lombrics tiens! Nan du tout. C'est Guillaume, l'homme derrière le projet qui répond à mes questions, rien que pour votre plaisir. 

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1- Salut Guillaume ! Alors, comment vas-tu ? Bonne ambiance ? Allez, raconte nous un peu la belle histoire (romance à mort, les lectrices adorent ça!!) de Get Rich Or Die Asshole. Par quoi du comment que qui donc où ?

Guillaume : Salut Benoît, je vais bien merci. Get Rich Or Die Asshole est née vers la fin 2012. Je suis aussi membre cofondateur du groupe SPIRITUAL DISSECTION (brutal Death) qui en 2009 avait sorti le second album appelé Mors Ultima Ratio. Le groupe n’ayant plus d’actualité, je me suis lancé dans projet dans l’idée de faire quelque chose de différent et de personnel. J’ai donc passé 5 années à étudier dans premier temps la MAO. J’avais vraiment l’intention de me produire seul. Je crois que 2013 a été l’année de la composition et je dois dire que ça commençait à prendre une direction dans un registre grind/death mais avec des passages mélodiques. Le 1er EP 4 titres éponymes sort en CD et digital en février 2015. En mai 2015, Pierre-Jean (guitariste du groupe Lokurah) est recruté à la basse et participe aux enregistrements des premiers titres du futur album.

Pierre-Jean : Salut ! Je suis guitariste dans LOKURAH (Metal, Paris) et je joue de la basse pour GET RICH OR DIE ASSHOLE depuis l’an dernier. Non seulement j’aime bien la musique du groupe, mais ça fait aussi partie de mes influences, de Napalm Death à Devin Townsend. Et jouer avec une basse saturée m’éclate bien. Le 1er morceau où j’apparais à la basse est “Massive Heart Attack” : https://getrichordieasshole.bandcamp.com/

2- GRODA, c'est marrant comme nom. Comment ça t'es venu ? Existe-t-il un lien avec Asshole Parade pour le nom ? Tu t'es réveillé un matin, poussé un cri genre «Grrroooooddddaaaa » en t'étirant et en te roulant dans des céréales lions et tu t'es dit «Whouais ! Putain le nom ! » Que tu as de suite mis en mots pour faire mieux.

Aucun rapport avec Asshole Parade : D mais voila ce qui s'est passé. :D J’étais enrhumé ce jour-là et j’ai dit à mon chien : “Dégaze espèce de Zale GRODA de maide. Tu’n'es pas Azé risse pour manzé don mon aziette alors meurt counaire”.Sérieusement, le nom d’un groupe est important. Tant bien que dans le sens littéral que dans l’image du groupe et des textes qui vont s’en inspirer. J’ai toujours aimé les noms groupes composés comme par exemple : JOB FOR A COWBOY, BLACK DAHLIA MURDER, BENEATH THE MASSACRE. Je voulais quelque chose d’accrocheur, qui raconte une part de moi et pour le reste du monde qui nous entourent. Un nom de groupe qui dénonce tout de suite ce qu’il faut être dans ce putain de monde de merdes. Devenir riche ou alors crevé comme un connard.

3- Quand on écoute, ce qui transpire dans la musique, c'est le coté Nasum et power-violence. Bien que des éléments d'autres courants tout aussi énergiques surnagent. Quelles sont tes influences ? Grind ? Hardcore ? Peut-on convenir de façon définitive que non, Yvette Horner ne fait pas parti des influences ?

HA HA! Je ne fais pas de la musique pour les maisons de retraite : D. Pour moi mes influences musicales majeures sont : DEVIN TOWNSEND, NASUM, ROTTEN SOUND, CARCASS, ABORTED et bien d’autres car bien évidemment je n’écoute pas essentiellement que du Death/grind. J’écoute aujourd’hui des groupes auxquels je n’aurais jamais pensé écouter il y a 10 ans. Je pourrais parler de toutes mes influences mais je pense ça deviendrait très vite par devenir chronophage. Tout ce que je peux dire c’est que je cherchais un sens, un thème que je peaufine encore aujourd’hui. Avec le temps les morceaux et mes idées se précise vers ce que j’aimerais entendre. Cette éternelle question que les musiciens se posent et qui cherchent les limites et objectifs à atteindre dans la composition d’un morceau. Avec le recule je peux dire que la seule limite c’est celle qu’on se met. Il faut avant tout faire de la musique pour soi car finalement ce n’est que de l’art.

4- Tu fais actuellement tout dans GRODA (Hum, ça claquerait un nom de film d'animation 'bienvenue chez Groda »…). Multi-instrumentiste que me beugle dans les oreilles un crétin avec un mégaphone (et non méga faune, ce qui n'a rien à voir, désolé Guillaume) ? Autodidacte ? Des talents secrets (finalement, mon idée de titre est à chier, hein?) ? Comment gères-tu l'aspect tout-à-gérer (justement…) ?

De la composition, à l’enregistrement au design de la pochette, le web design etc. … En effet, je n’ai besoin de personne ou presque. J’aime être autonome et faut le dire. Je ne roule pas sur l’or et oui je suis autodidacte. j’exerce du mieux que je peux sans me soucier de l’argent. j’ai appris à faire avec le système d. Et entre nous si je voulais faire fortune je ne ferais pas du metal. Pour produire un disque ou voire même se produire sur scène tout ceci coûte vraiment très cher et on n'est jamais mieux servi que par soi-même. J’espère vraiment attirer l’attention et qu’on aime ma musique aussi bien que je la ressens. Le faite de tout gérer est pour moi la meilleure façon de la contrôler.


5- Tu as auto-produit ton Ep - Get Rich Or Die Asshole (qui déboîte sévère et que vous devez acquérir!). Quelles difficultés as-tu rencontré ? Qu'abordes-tu dans les paroles ? Es-tu d'accord que non, rien du tout concernant la macération de feuilles d'acacias ? Vises-tu des thèmes proches de ce que notre société est de pire ?

Merci pour le compliment : D. Concrètement, je dirais que c’est la gestion du temps et la communication que je ne sais malheureusement pas gérer. Mes textes parlent d’événements qui me révoltent et qui sont en rapport avec la consommation surdimensionnée de notre société. Je raconte aussi certaines de mes expériences de manière ouverte et de la cruauté humaine. C’est une manière à moi d’exprimer ma rage.

6- Quels sont tes objectifs à venir ?

Dans l’ordre, faire du live, finir l’album qui est en cours d’enregistrement, Recruter au minimum un guitariste (7 cordes) ou deux et surtout faire de la scène avec ou sans batteur. En effet, les bons batteur se font très rares et attendre qu'il y ‘en ait un qui se présente serait une perte de temps. Nous avons pour le moment une solution qui mènerait vers la possibilité de faire appel à un batteur de session sur des scènes qui nous sembleraient plus intéressantes d’y avoir recours en attendant de trouver celui qui conviendrait.

7- Tu m'as évoqué l'idée (excellente) de créer une asso pour aider les groupes dans la prod et l'enregistrement. Où en es-tu ? Quels sont les obstacles à abattre (je connais un type qui, pour pas cher, abats les obstacles) ?

En effet, il est vrai que j’ai émis le souhait de créer cette Asso pour ça mais avec le recule. Je pense qu’il faudrait d’abord que je puisse avoir plus de temps pour m’en occuper de GRODA. Puis je pense que les groupes en ont rien à faire. Les petits groupes tout comme moi veulent un super son et sont souvent des éternels insatisfaits. Je comprends qu’il ait envie de jouer dans des vrais studios. Les techniques évoluent et chacun préfère expérimenter sa manière. Donc finalement non ou ça sera du cas par cas.

8- Tu aimes bien les kébabs ?

De temps en temps, mais je préfère la bouffe japonaise :D

9- Quels sont tes goûts musicaux ? Et ciné ? Et bouquins ? Des liens entre tout ça ? Es-tu adeptes de cahiers de coloriages où on a le droit de dépasser, plus c'est dégueulasse, mieux c'est ?

Quels sont mes goûts musicaux ? La question serait plutôt qu'est ce que je n’aime pas : D. J’écoute principalement que du métal ou autre dérivé. J’aime ce qui sonne et pas ce qu’il ressemble à un enregistrement fait dans un vieux séquenceur des années 90. Tout ce qui est old school me fait chier car souvent la production est tellement mauvaise que le bruit de ma tondeuse à gazon sonne mieux. Dans le ciné je croyais jusqu'à maintenant que j’aimais la science-fiction mais en réalité la plupart des films que j’ai se trouvent dans la section aventure. Il faut dire que maintenant on retrouve dans les films d'aventures des effets spéciaux. J’aime beaucoup les films d’histoire vraie et encore plus lorsque ça parle de la 2 nd guerre mondiale. Je lis très peu de livres mais je me documente beaucoup. J’aime le savoir et comprendre. Je ne sais pas s'il y a des liens entre ce que je visionne ou lit et ma musique mais je pense qu’il n'y a rien de littéraire si c’est ce que tu voulais entendre. Je dirais pour conclure que je suis plutôt direct et revendicateur. Je n'ai pas le temps de faire de belle poésie. Et je dois dire que ça ne correspond pas du tout à ma personnalité.

10- Tiens, d'ailleurs, tes goûts musicaux sont-ils tous assimilés dans GRODA ou non, il y en a qui te font honte et tu ne veux pas en parler ?

Non y'a rien qui me fait honte mais forcément que je m’influence des disques qui m’entoure et selon ce que je découvre.. C’est plutôt ceux qui n'ose pas en écouter qui me font honte :D

11a- Tiens, si on en parlait quand même ?

Je t’ai déjà parler de la betterave ? non ? alors pour information la betterave possède des bienfaits extraordinaires. Sa variété rouge offre de grandes quantités de fer et d’acide folique, ce qui est notamment apprécié par les végétariens et les végétaliens. Elle présente tellement de vertus qu’il serait dommage de ne pas l’incorporer à notre alimentation de manière quotidienne.

J’ai compris que c'était une question ouverte :) mais je n’ai pas de sujet qui me permettrait de rendre cette interview intéressante. Je peux dire que je suis ouvert et j’aime parler matos comme pour beaucoup musiciens. Entre nous, je pense que peut de monde s'intéressera vraiment à ce que je vais pouvoir dire.

11b- Alors, ce disque de Nana Mouskouri que tu as sous verre ?

Non, je ne dirais rien sur Nana Mouskouri. Elle me fait peur avec ses lunettes en forme de cul de bouteille.

11c- Non, on en parle pas ?

Que le mec qui à fait le questionnaire à des tendances sociopathe ?!

11d- Tant pis. On va parler de ton anthologie de Bobby Lapointe. C'est bien ?

Connais pas.

12- De ton passé musical, qu'est-ce qui t'est le plus utile pour GRODA ? Peux-tu en parler car finalement, ne serait-ce pas lié tout ça ?

Ce qui en est de mon passé musical ? le plus utile ? je dirais l'expérience aussi bien sur le plan humain que musicale. Les erreurs à ne plus faire par exemple. Puis musicalement d’être autonome sur le plan de la composition. Certains composent à plusieurs, d’autres comme moi préfère composer seul. Sans prétendre d’avoir la maladie de certains musiciens de la mégalomanie mais je peux affirmer que je suis bien un simple mélomane. Ce qui fait de ma mélomanie quelque chose dont je suis sur d’être fait pour ça. méli-mélo ?! ne mélangeons pas tout. Lol




13- Et tes proches et ta famille, ils en pensent quoi ? Sont-ils terrifiés dès que tu entres dans la pièce où ils se trouvent ? Se comportent-ils comme dans les pubs pour les céréales lion ?

J’ai quand même quelque irrésistible Gaulois qui eux n’ont pas vraiment besoin de potion magique pour résister et pour le reste je crois que pour la plupart en ont rien à foutre et moi d’eux. Ils m’ont toujours considéré depuis mes 15 ans comme un débile en quête d’une musique fait pour ... les gens comme nous. Alors qu’il y a une richesse dans ce monde qui n’est vraiment pas négligeable, certains sont cultivés et qui justement me font oublier la populace victime de leurs connaissances limitées. Puis tu sais aussi bien que moi qu'il existe dans tous les domaines du bon et du mauvais.

14- En tant que musicien, que penses-tu de la scène sur Paris et hexagonale ? Des conseils d'écoutes ou de découvertes ? Ou à éviter, genre maitre Gim's ( ou mettre Gim's ? Je ne sais plus…)…

Haaa! je ne parlerais pas des groupes à éviter car ça ne regarde que moi. Je préfère parler des groupes que j’aime c’est plus sympa. Pour le moment, je dirais que j’écoute pas mal de ce qui traine sur facebook et youtube. J’ai découvert un groupe russe qui se nomme Arsafes dont je suis fan. Lokurah, Monolyth, devour the fetus. J’ai découvert récemment des groupes de grind/death comme COMPOSTED, REVULSED et UNMERCIFUL.
15- Envisages-tu de pouvoir faire des concerts avec GRODA, lorsque cela sera possible ? Un featuring avec Julien Clerc, ça te tente ? Ou non, c'est trop hardcore comme mélange ?

Oui bien sûr, d’ailleurs les répétitions sont en cours. Je préférerais avec jean-jacques Goldman on peut facilement faire du deux temps avec ces mélodies.


16- Que conseillerais-tu à des one-man band ou jeunes groupes qui en veulent et qui commencent ? Savoir jouer est-ce un critère important ou même avoir des instruments (parce que sinon c'est du HxCHumanbeatboxcore?) ?

Je dirais que la 1re chose est de ne pas se prendre la tête sur des choses futiles en groupe. De ne pas attraper la grosse tête parce que le groupe a fait 4 concerts et ça plaît localement. Essayez de jouer le jeu. C'est-à-dire de bien communiquer et ne pas rester sur des non dits. De ne pas cracher sur le dos du bassiste Lol. ce n'est pas de sa faute s'il n'a que 4 cordes Mdr.

17- Merci à toi d'avoir pris le temps de répondre à mes quelques questions ! Le dernier mot est pour toi !

Je crois n'avoir jamais répondu à autant de questions en une interview écrite de ma vie. Je te remercie de t'intéresser à ma musique. Je sollicite toutes personnes à venir écouter et aimer Get Rich Or Die Asshole. De venir à nos concerts et de nous laisser un commentaire sur notre guestbook.

Http://www.getrichordieasshole.com

jeudi 20 octobre 2016

GRUESOME 'Dimensions of horror"

2016 Relapse records - CD

                      

Voici pour vous, en exclusivité du blog (parce que c'est certains que tu trouveras ailleurs...)  la bande son idéale pour égayer ta soirée Halloween merguez (ouais, je sais, c'est très conceptuel).
Jeune groupe mi-floridien (je te nique correcteur orthographique!) mi-californien, formé en 2014, il nous offre en 2 ans sa quatrième offrande sonore (deux démos et un album avant).
ici on a affaire à un Ep tout ce qu'il y a de plus Ep: 6 titres pour 20 minutes de mélopées qui ira chatouiller vos délicats tympans (et non tampax, sinon expliquez moi ça en commentaire...).
Ce disque est une véritable merveille de pop acidulé, rappelant Mika qui se fait emboîter par son orchestre, au milieu d'une gay pride nauséeuse. Et en fait, je dois éviter que mes doigts ne partent en roue libre, sinon ils écrivent que des conneries.
Admirez le logo, si vous ne connaissez pas le groupe. Parce que, hahahaha, petits cons de doigts, ici point de pop, mais un death dans la tradition, assez rapide. Les 6 titres ne font pas dans la dentelle, parlant de mort, d'amputation ou encore, de malédiction. Ici, c'est un univers qui rappelle le bon cinéma qu'il est bien, le craspec et le délirant. Mais cet Ep cultive aussi un petit coté nostalgique (les coquins!!), puisque le son, en plus des thématiques, aura tendance à rappeler les premiers groupes de death, avec ce coté sale et limite malsain.
Matt a une voix qui rappelle un peu celle de Chuch Schuldiner, du moins dans les intonations, ajouté aux lignes de guitares qui ponctuent les titres et évoquent fièrement justement Death ('Dimensions of horror' est un bon exemple de ce que je veux dire, si tu ne saisis point le sens profond de mon message...).
Et ça sent bien le rance dans les lyrics, la crasse dégueulasse. Point de fioriture, ici les titres vont directement là où ils doivent aller et te matraquer le crâne. Ils ne se la pètent pas, le font très bien et le tout laisse quand même sourdre un certain plaisir à le faire. Alors, oui, ça ne révolutionne pas le genre, mais qu'importe, l'important étant le plaisir de cette nostalgie palpable, qui pourrait bien être un hommage à une période que le(la) jeune que tu es (20/22 max) n'a pu connaitre et que par ce biais, tu peux te dire que c'est presque comme si tu y étais.
Je parlais du son de la galette et celle-ci colle bien à cette esprit début du death métal, en moins dégueulasse (technologie plus pertinente) mais en ayant toujours cette vision d'un son moins clean, qui collerait nettement moins à cette offrande.
Un Ep cool, qui fait bien plaisir.

lundi 17 octobre 2016

GET RICH OR DIE ASSHOLE s'offre à toi!

Le projet devient groupe et répète à fond, tout en composant de nouveaux titres. Et tu sais quoi? Tu peux avoir le premier Ep en suivant ce lien splendide, plein de bon sens et faire de ta vie une réussite en lui donnant un sens et en aidant ton prochain: http://promo.getrichordieasshole.com
Tu vas pouvoir faire partager ceci à tes amis, ta famille, tes voisins et montrez quee tu es une personne de gout et surtout exceptionnelle, tout en mangeant un werther's original.
Elle est pas belle ta vie du lundi?

dimanche 16 octobre 2016

Interview avec Kriss de BREEDMACHINE !

BreedMachine est une véritable artillerie en ce qui est "Core" : situé dans la même veine que The Arrs, L'esprit du Clan, BlackBomb A, Hatebreed et Korn, le groupe a fait un bond gigantesque dans la cour des grands après avoir sorti 4 albums titanesques ainsi qu'en ayant partagé la scène avec des grands comme The Arrs ou L'esprit du Clan et même Hatebreed ! Mais comment en sont-ils arrivés là ? Qu'es-ce qui a pu générer un tel tremplin pour eux ? Tout ça, on va le savoir avec leur bassiste Kriss qui a gentiment accepté de nous en faire savoir plus sur son groupe autour d'une interview téléphonique !



Thorwald : Salut dude ! Alors déjà pour commencer, je souhaiterai en savoir un peu plus sur BreedMachine, comment le groupe est né ?

Kriss : En fait le groupe s'est formé en 2002, il y a avait Julien le batteur et Mike au Chant et en fait ils ont embauché un premier bassiste qui était mon cousin à la base et ils ont sorti le premier EP en 2002. Derrière, ils ont enchaîné des concerts et ils sont rentrés en 2005 en studio pour enregistrer leur premier album "Eveil Hardcore" qui est sorti en 2006 avec le label 100 Class Recording et la distribution c'était La Baleine Distribution ! Du coup je suis rentré à la sorti du premier album en tant que remplaçant de mon cousin qui est parti ensuite, c'était pour quelques dates mais au fil du temps je suis resté avec eux ! Là on a fait 15 ou 20 dates, le premier album a eu un gros succès et en 2008 est sorti "Renaissance" et du coup sur cet album on a pu faire un gros travail dessus, on a eu notamment Poun de Black Bomb A qui a fait un feat sur Hypocrite ! On a changé de label et on est passé chez Revanche Record et la distribution est resté la même ! On a eu de très bon retours et on a fait pas mal de concert avec Black Bomb A à l'époque ! On a croisé The Arrs également sur scène ainsi que L'Esprit Du Clan, presque toute la scène française et à l'époque c'était très prolifique pour nous.

Thorwald : J'ai vu  que tu avais Cort comme sponsor également ! C'est venu comment ?

Kriss : L'album a eu de bons retours donc à l'époque, on avait bossé avec un gars qui avait des relations avec Cort, du coup il les a appelé et ils nous ont sponsorisé pour l'album "3" en 2011 ! Ils nous aiment bien et continuent à nous sponsoriser ! On s'est bien fait remarquer, ils ont des groupes comme Muse ou Megadeath.

Thorwald : Vous avez joué aux côtés de groupes énormes de la scène hardcore comme The Arrs, L'esprit du clan ainsi que Hatebreed. Quel est ta perception sur le simple fait de te dire : ''Putain, on a partagé la scène avec eux !" ?

Kriss : Si tu préfère, on a fait des concerts avec Snot et Walls of Jericho par exemple. Mike a fait un featuring avec Snot également au Secret Place, c'est impressionnant de croiser tous ces groupes certes mais ça change pas le fait que devant plusieurs personnes on s'éclate toujours autant quoi ! La perception est assez différente quand tu joues avec des groupes de renommé basse ou haute mais ça reste mortel, c'est quand même des rêves de gosse ! On change pas notre set, on fait toujours le même truc avec autant d'intensité et pour n'importe quelle date. Il y a de l'afluence en fonction du groupe avec lequel tu vas jouer !

Thorwald : Vous contribuez tous à la musique du groupe donc chacun y rajoute sa touche personnelle, la tienne tu la définirais comment ? On dirait que tu aimes bien la pression ! (rires)

Kriss : (rires) On va dire que pour moi, j'aime bien le groove donc ma patte c'est le fait que ça groove vachement ! Je suis pas un gros fan de trucs ultra-veners, genre death metal, je suis très 90 à la base, je fais en sorte que ça groove, Julien est très riff, Mike a son aura au chant, c'est une alchimie de nous 4 et c'est très fusionnel !

Thorwald : Je vous ai vu deux fois à l'oeuvre sur scène, c'est pas assez certes mais personnellement je vous imagine jouer avec un groupe en particulier : Terror, as-tu déjà eu cette idée en tête et le chaos que cela pourrait générer en concert ?

Kriss : Hônnetement, Julien pourrait t'en parler  car c'est un gros fan de Terror ! C'est hardcore, c'est mortel mais on a eu très peu d'occasions de les croiser certes mais ça pourrait se faire en fonction du planning ! Je les ai vu plusieurs fois à Paris, mais s'iI y a vraiment 3 groupes avec lesquels on aimerait jouer avant de clamser, ce serait Limp Bizkit, KoRn et Deftones !

Thorwald : Tu te souviens quand on s'est vu au MangameShow de Montpellier ? Je t'ai croisé car tu étais venu voir Smash Hit Combo qui sont des potes à toi à ce que tu m'as dis, tu peux m'en dire plus ? Une date avec eux aussi de prévue ?

Kriss : On a joué avec eux dernièrement, on a vachement sympatisé et on se rejoint musicalement sur plusieurs points et pour le prochain album, c'est Anthony le guitariste qui nous enregistrer ! Sa boîte de production est CHS Prod !

Thorwald : Peux-tu me dire 3 mots qui résument ta vie de musicien ?

Kriss : Oh c'est dur frère (rires) ! Travail, persévérance et plaisir !

Thorwald : As-tu des lobby ou des passe-temps en particuliers comme les mangas ou ce qui touche à des films, des sagas ou des séries ?

Kriss : Je suis un énorme fan de jeux vidéos, j'adore les mangas, fan de Naruto et j'ai même des tatoos dessus comme le Sharyngan (rires) ! J'admire aussi tout ce qui est cosplay comme ce que tu fais par exemple et j'aime aussi aller dans ces conventions comme la Paris Game Week ! Mike est un pur gros fan de Star Wars, et les autres sont très fan de films en tout genre, c'est des filmovores limite, ils ont une grosse culture cinématographique !

Thorwald : T'en penses quoi de ce que tu as traversé avec BreedMachine pour en arriver là ?

Kriss : La vérité c'est qu'on a commencé il y a très longtemps, il ya 15 ans ! Quand le premier disque est sorti, on n'avait pas internet ! Quand on a eu accès directement à plus de notoriété, on a travaillé à mort comme des fous et nous en sommes très contents ! Cela fait vraiment plaisir, c'est plus dur quand t'es dans le sud  qu'en région parsienne car pas beaucoup de salles de concert ! Du moment que les gens viennent te voir et qu'ils kiffent c'est génial, au départ on jouait pour nous et ensuite on en est arrivé là ! Il faut une grosse assiduité et être productif, et c'est plus dur pour beaucoup de groupes qui commencent maintenant mais je pense que tous les autres groupes ayant la même stature que nous diront la même chose que moi !

Thorwald : Cet espace t'es dédié dude ! Libre à toi de te lâcher, de faire passer des messages, fais-toi plaiz' !

Kriss : On a un nouveau disque Asura qui va sortir, faites vivre la scène française et on espère que cela vous plaira ! Déplacez vous et mettez 10e dans un concert plutôt que dans une pizza !

Thorwald : Merci infiniment Kriss !

Kriss : Merci dude, t'as assuré de ouf !

samedi 15 octobre 2016

BRAIN TENTACLES Sans titre

2016 relapse records - CD 


Comme vous pouvez le constater sur ce magnifique cliché moisi de webcam à la lumière douteuse, il faut se battre pour avoir une cover correcte du bidule susnommé plus haut.
Qoui? J'ai dit bidule? Ha. Autant pour moi. Disque. Ce disque est un condensé de bizarreries dont seuls les ouverts d'esprits ou les aventuriers de la musique pourront capter l'essence. Car, il faut bien l'avouer, c'est quelque peu particulier.
Ici, on encule les guitares. Et à sec semble-t-il. Une basse, des saxos, synthés, un piano électrique et une batterie, avec plein d'autres trucs de percussions. Voilà pour les bases.
Concrètement, je voulais distraire les pensionnaires de la maison de retraites et peu en sont sortis indemne. En fait, y a que mamie, parce que mamie est habituée à des telles démonstrations de... de... ben de folie. Il faut le dire! La folie rode sur cette rondelle de plastique. mais putain de chierie de bondieuserie de bordel de merde, quelle folie redoutable.
Les saxos remplacent les guitares. Pendant 15 ou 20 secondes, ça peut perturber. Aude-là, on trouve ça naturel. Le groupe ne s'emmerde pas avec les conventions. Sur une base jazz et métal extrême, ils partent dans l'expérimentation à fond. Pas de limites. Des plans qui évoquent le jazz, l'impression 'écouter une fanfare sous amphétamines (oui il y a un s car il y a TOUTES les amphétamines réunies).
La basse claque comme rarement, associé à la batterie, créant parfois de véritables tempêtes (dans le caleçon, t'en chie dans le froc?! Je m'égare...) rythmiques oscillant en noise et grind, auxquelles s'ajoutent joyeusement le tsunami créer par les saxos! Et, putain de nom d'une none le cul en feu, ça pernd super bien! On se fait clairement happé par le truc qui ne nous lâche pas. ha oui, tu veux une preuve? Hahaha! J'ai commencé l'écoute dans ma voiture et je l'ai fini en arrivant chez moi (noooon, pas dans la voiture... tssss...) sur la chaîne.
Le groupe crée des atmosphères très planantes parfois, où la dominante est le jazz mais en insérant toujours des trucs en plus qui bousculent (ou enculent, c'est plus sauvage!) les codes (qui ont le cul qui fume du coup). Les rares fois où une voix se fait entendre, c'est soit pour se poser sur, justement, ses passages improbables, apportant un nouvel élément ou alors, dans les parties sauvages, où la voix est un chant hurlé, très très très énervé (problème de constipation?).
La batterie offre aussi des expérimentations très rarement entendu, offrant une densité musicale si forte que les baleines en attrapent la diarrhée. Je sais, il n'y a pas de rapport, mais maintenant vous avez en tête l'image de baleines diarrhéiques. On dit merci qui?
Les 11 titres défilent comme une course à un concours de coliques. On ne les voit pas passer, l'esprit pris entre un univers digne des films noirs américains des années 50 (pour l'ambiance) et un trip de téléteubies sous acides qui forniquent gaiement avec des pokémons pour les tuer après puis les violer (instant magique où j'ai faillit vous perdre).
Le disque sur la durée ne trahit pas ce coté hallucinant et expérimental, sans non plus être choquant, bien au contraire. Tout y semble putain de naturel, c'est dingue! Un disque résolument original que je recommande vraiment. Et qui vous évitera la prise de drogues.




COMPENDIUM 1 a metal quintessence

2016 music-records - Compilation. Sortie le 8 novembre via www.music-records.fr ou auprès des groupes y participant


ATTENTION: cette chronique peut contenir un spoiler de Dead nation et de Ricky ou la belle vie. Ou de films pas encore sortis.

Que voilà une bien belle idée pour faire un bien beau cadeau à un(e) pote/proche/parfait(e) inconnu(e) avec une compilation suant de tous ses pores le métal. Alors, cette compilation à l'artwork ressemblant à une peinture est donc la carte de visite de ce jeune label couteau suisse pour groupe de métal. Projet qui se concrétise de bien belle façon de Valentin, cette compilation de 10 titres nous présente 10 groupes (c'est vachement bien pensé hein!) évoluant dans diverses sphères du courant qui nous fait baver (ou excite, suivant les dispositions des personnes... je ne juge pas, chacun son truc (mais quand même si c'est sexuel, faudrait peut-être se calmer un peu)).
Le premier groupe, From Hell, nous présente un métal moderne assez énervé, au son comme je l'aime bien, un peu grumeleux, collant bien à la musique et à la voix du gars qui s'énerve. Très péchu et intéressant.
Le second groupe porte le doux nom de Mezcla et propose un death metal de bonne facture, dans la bonne tradition du genre mais avec un petit quelque chose de plus, des plans ou des lignes flamenco. La voix du chanteur Alexis me rappelle celle de Chuck Schuldiner. Morceau assez rapide avec une basse qui claque.
Black Sick amène du changement. Nettement plus calme, avec une voix plus posée, on sent la chaleur du désert et du sable te ponçant la peau, poussé par un vent sec. Et oui, on a ici un condensé de heavy rock qui m'accroche bien, tenant sûrement à la voix du chanteur et cette ligne de guitare qui donne l'impression d'avoir toujours été là. Le son y est aussi pour quelque chose, assez chaleureux. Morceau assez long mais pas chiant (c'est important de le dire pour 8'34''), de vrais morceaux de bravoure infusent dedans.
Motor Rise, quand à eux, enfoncent le clou dans un registre oscillant entre heavy metal assez accrocheur bloqué dans les années 80 et le rock'n'roll. Morceau pêchu qui fout la banane. La voix du chanteur, dans les refrains envoie directement dans le passé, sans que cela soit choquant. Rock'n'roll dans l'âme, penchez vous sur ce groupe.
Over Nemesis change de registre. A la base, je suis imperméable au sludge. Seul, ce style m'emmerde. Over Nemesis a trouvé une parade en y injectant du stoner. Le résultat est très sympathique et le groupe n'hésite pas à y inclure des parties assez épiques (si si, écoutez!!), avec un chant assez classique et un qui regarde vers le hardcore. Point mal du tout aussi!
Puis on enchaîne dans du nerveux, avec Blackout. Voix rocailleuse, rythmique assez rapide. Le groupe tapait (car hélas, le groupe n'est plus) dans le métal moderne. Valentin du label Music-records vient de se groupe. Assez simple, le morceau ne s'en montre pas moins efficace.
On enchaîne direct, comme ça, sans compromis ni pose avec Implied qui va vous faire danser (si vous aimez danser) au son d'un metal groovy, avec un titre assez court (2'56''), avec sa ligne de guitare entêtante et limite obsédante. Voix cassée et assez agressive complète le tableau.
Et hop, d'entrée de morceau, une basse qui claque sa mère! Elle marque l'esprit et se fond dans le crâne. Attention au piège, car c'est là l'un points forts du titre de Psychoid. Car outre ça, il y a la voix. Associé à la rythmique caractéristique et aux descentes de manches, on tape dans le thrash, mais celui des débuts. Simple, efficace, sans fioriture!
No more excuses enchaîne derrière et on pourrait se dire que là, mon coco, va falloir assurer! Pas de souci à se faire. Un morceau de métal qu'il est bien, porté à mon avis par la voix du chanteur, très remonté et qui trouve le moyen de s'énerver tout seul dans le titre, du genre... ben, tout s'accumule et ça le gonfle. Attention, il se pourrait que vous vous mettiez à taper du pied. Morceau avec des passages assez lourds, permettant de se fracturer les cervicales.
Et pour fermer cette compilation, on nous envoie le groupe Moskowa. Comme une fin c'est triste, quoi de mieux que de mettre un groupe de death progressif? Un son très particulier, avec une voix quelque part entre le death et l'indus, avec un coté bourbier macabre. Le morceau dégage une ambiance très sombre, les mélodies sont d'une putain d'efficacité. Pas un morceau très rapide, avec une ligne de guitare qui évoque un peu le black. Une bonne conclusion.

Bon voilà. Une compilation variée qui présente effectivement des groupes accrocheurs. Et en effet, il n'y a pas de spoilers dans cette chronique. J'emmerde les spoilers.

jeudi 13 octobre 2016

Chronique All Dogmas We Hate - "Human Wrath"

Attention à la poutre !



La ville de Nîmes est réputée pour son histoire antique, ses férias, ses monuments et ses arènes, blablabla...... STOP ! Personnellement, je pense qu'il y a un détail qu'il ne faut pas omettre aujourd'hui : comme toutes les régions de France, cette ville du Gard abrite aussi en son sein quelques groupes de metal, rock et punk en tout genre comme Dying Flag, Epilepsy, Du Bruit Dans Les Caves ou encore Right To The Void. Cependant, il y a un groupe qui s'est bien fait remarqué depuis février 2011, un groupe qui a réussi à faire grimper sa côte de popularité en 4 ans d'activité de nobles et loyaux services au metal français, une congrégation crachant sur le genre humain et ses principes moraux, préférant la folie plutôt que la raison, l'enfer à la place du paradis et prônant non pas la paix mais l'Apocalypse, un groupe qui présentera ses deux majeurs à tout ce qui est éthique, morale, raison, règles, principes et surtout... dogmes.

Oui : je parle bien évidemment de All Dogmas We Hate ! Comme vous le savez peut-être déjà, la musique de All Dogmas We Hate mêle à la fois Metal et Hardcore avec une bonne dose mesurée de Progressif ! Grâce à cette fusion carrément explosive, le groupe a sorti 2 albums et un EP ainsi que deux clips officiels basés sur leur dernier album s'intitulant Human Wrath, tout ceci étant sorti sous l'oeil bienveillant du label M & O MUSIC dont la signature a permi aux gens de trouver leurs albums dans les bacs CD's de quelques pays et sur le net également ! D'années en années, le groupe a su se surpasser malgré son changement de line-up, et la preuve irréfutable va être lue dans cette nouvelle chronique faite par le loup de la Margoth.
Ladies & Gentlemen, welcome to hell !

La porte du chaos vous est ouverte dès le début de l'intro de ASYLUM, mais je pense que ceux qui seront les plus étonnés seront ceux qui ne sont pas forcément fans absolus de All Dogmas We Hate et qui s'apercevront que le chant n'est non seulement pas le même que sur l'album précédent mais qu'il est potentiellement plus puissant que ce que vous avez connu et/ou écouté niveau musique, tel est mon avis personnel.

Lorsque TEN FEET TALL TERROR commence, on s'aperçoit tout à coup que les riffs sont beaucoup plus mélodieux et techniques, ce qui donne un rendu incontestablement plus efficace et surprenant. On notera également la présence de breaks fréquents mais qui sont les préludes d'un matraquage impitoyable avec un appui qui a du punch : le rythme rapide de la double pédale escortée de blasts transforme la batterie en artillerie lourde suprême signée All Dogmas' ! Leur côté mélodieux se fait bien entendre avec une bonne touche mélancolique, cette dernière étant à la fois puissante et enivrante. Puis, le morceau se termine progressivement.... jusqu'à ce que s'enchaîne la plaie éponyme de l'album.

HUMAN WRATH ne vous fera aucun quartier ! Toute la décadence et la folie schizophrénique de l'être humain sont démontrées à travers ce morceau : le début est simple certes, mais puissant et efficace. Puis tout d'un coup, on a droit à un passage calme et posé à la guitare, mais ça, c'est pour qu'au final Mike et ses acolytes Silver, Fabrice, Mael et Alex vous entraînent dans un maelström de soif de destruction et de chaos lorsque s'ensuit juste après la touche mélodique un passage qui réveillera les âmes des moshers de Hardcore Metal au rythme de "Suffer my human wrath !".

OUTRAGEOUS FREAK est la réponse que vous enverront dans la gueule All Dogmas' si vous avez le malheur de les sous-estimer : la présence des blasts et de la double-pédale se manifeste sauvagement, accompagnée de breaks sur lesquels feront de même les riffs des guitares et de basse juste après que l'une des grattes ait balancé un solo break mélodique ! C'est alors que vers la fin du morceau les choeurs du groupe retentissent, vous faisant savoir qu'il ne faut jamais rire d'un animal avec une patte prise dans un piège grotesquement déjouable.

Puis arrive ACID RAIN et comme son nom l'indique, je vous laisse imaginer de quel bois elle chauffe si elle est jouée en concert ou si elle a été joué ! Quoiqu'il en soit, les breaks ne chôment pas et les grooves de la basse rendent l'atmosphère de plus en plus lourde comme si le ciel s'effondrait sur nos têtes pour que nous le retenions tous de par la seule force de nos épaules, tel le titan Atlas. Et seul un titan peut vous coller une telle rouste monumentale sur ce morceau ahaha !

Attention, voici TOTAL ECLIPSE ! Un break arrive dès le début du morceau, laissant imaginer que c'est un morceau à la Napalm Death sur "You Suffer" mais en fait non : ce n'est qu'une façon de vous faire croire que c'est fini pour qu'ensuite, d'un coup sec et dévastateur, un bélier structuré de riffs en aller-retour, de blast, de grooves savamments bestiaux et d'une double-pédale en furie vous arrive en plein dans le buffet. La mélodie qui s'ensuit de par l'écho des riffs veut vous pousser à dire que c'est impossible de continuer de lutter face à un tel monstre, sauf que la bête n'en n'a pas eu assez et veut mettre votre force à rude épreuve en repartant de plus belle avant de s'achever sur un froid mais puissament impartial "TOTAL ECLIPSE INSANITY !".

Et voilà la perle de l'album pour beaucoup de fans : CRUSHED TO DUST ! Cette chanson a fait parler d'elle depuis qu'un clip a été réalisé dessus, et laissez-moi vous dire que celle-ci poutre à 100% en live, de par sa forte influence hardcore avec un nuage de deathcore dedans niveau riff et blast ! Les choeurs seront toujours aussi fidèle à Mike, et c'est ainsi que retentissent les légendaires " CRUSH ! CRUSH ! CRUSH TO DUST !", on aura également la surprise d'entendre des choeurs en growl et scream vers la fin du morceau.

Maintenant passons à A NEW BREED. Un slide retentit comme s'il sortait d'un vortex spatio-temporel, faisant surgir la cavalerie apocalyptique qui n'est jamais à court de breaks et de blast, mais l'enchaînement qui suit donne envie de provoquer des gigantesques tourbillons de circle pit ! Mais tout d'un coup, la basse se rebiffe comme si vous lui avez envoyé une vilaine pichenette du bout du doigt : erreur fatale ! Elle ramène ses copines dévastatrices et vous voilà achevés à coups de riffs mélodieux, ces derniers évoquant étrangement du Scar Symmetry.

Joyeux THANKSKILLING ! Un premier riff mélodieux qui semble revenir de très loin retentit comme une sirène d'alerte aérienne, annonçant le début de la fin de votre misérable existence. Mike hurle sa rage et sa haine grâce à ses growls gutturaux et profonds tandis que guitare et basse allient leur force de riffs grooves'quement tranchants et écrasants, mais le tempo ralentit sur une sonorité hardcore, réouvrant ainsi la boîte à break mais cette fois-ci, ce sont les riffs des guitares qui en sont leurs prophètes avant que la foudre toute-puissante de All Dogmas' ne vous arrive en pleine gueule, afin de vous "enterrer vivants, six pieds sous terre" (CQFD ref. lyrics). Le chant vengeur s'adoucit en murmurant "Thankskilling" deux fois d'affilée, avant que l'avènement de l'Armaggeddon anticipé par les All Dogmas' n'arrive. Puis c'est la fin..

.....Avec A NEW HOPE : une voix féminine explique qu'elle a survécu à l'apocalypse et que si l'on en croit et comprend ce qu'elle veut dire, le pire est à venir. La balade de fin à la gratte nous donne la sensation de laisser couler une dernière larme tout en contemplant un paysage dont le cataclysme, la destruction et le chaos en sont les peintres, les architectes et les créateurs. Mais les vrais maîtres de cet univers dans lequel nous avons été plongé sont bel et bien ALL DOGMAS WE HATE.
En fin de compte, satisfaits ou pas, une chose est sûre : c'est que tout dépend lesquels, mais le temps a su endurcir et renforcer la musique des Nîmois, la rendant plus technique et mélodique de façon progressive, son esprit étant habité par le spectre du Chaos. Si cela n'avait pas été le cas, alors pourquoi ont-ils enchaînés tournées sur tournées, concerts sur concerts, festivals sur festivals avec tant de dextérité et de détermination dans leur état d'esprit ? Dois-je vous rappeller qu'ils avaient partagé la tête d'affiche de la 2ème édition pour le 1er jour du Garrigue Fest aux côtés de grands comme Antropofago, Detoxed ou même BreedMachine ? Je pense que j'ai fait le tour. See You In Hell.

Lupiennement vôtre.

Tracklist :

1/ ASYLUM
2/ TEN FEET TALL TERROR
3/ HUMAN WRATH
4/ OUTRAGEOUS FREAK
5/ ACID RAIN
6/ TOTAL ECLIPSE
7/ CRUSHED TO DUST
8/ A NEW BREED
9/ THANKSKILLING
10/ A NEW HOPE 

mardi 11 octobre 2016

SOON : Prochaine interview d'une légende vivante !

NON CECI N'EST PAS UNE BLAGUE MAIS UN HONNEUR


Oui oui oui oui, j'annonce la couleur haut et fort : prochainement, nous en saurons bien plus sur ce combo du métal hardcore qui se définit en 12 lettres : BreedMachine !


Comment ? Pourquoi ? Quels projets ? Comment en sont-ils arrivés là ? Tous ça vous le saurez et nous le saurons autour d'une interview entre le Loup de Margoth et l'un des piliers du groupe semeur de chaos et ce sera avec son charismatique bassiste à jolies dreads' : KRISS !

Restez donc à l'affût et à bientôt !


T H O R W A L D

dimanche 9 octobre 2016

NIHILISM 'Beyond redemption'

Nihilism 2016 - CD Digipack

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Ho le beau cd qui arrive! Ho que cela semble bien, rien que le visuel! Ho que je sens que ça va faire mal dans la maison de retraite! Ho que ça sent le sulfureux, directement de Metz! Ho qu'il faut écouter ça.
Dès les premières secondes du titre qui ouvre l'album ('Ocean's war'), il n'y a pas à s'y tromper, aucun doute n'est permis: il s'agit très clairement de death, puisant ses racines dans celui des années 90, vers les lignes de guitares qui évoquent Nile. Qui est une des influences du groupe.
Alors que donne donc ce death au goût de nostalgie? Hein? Hahaha! Tu ne sais pas? Non? Faisons simple: il est direct, dans la tradition du death: le goût de faire "simple" et efficace (tiens on dirait presque un slogan Herta). Mais le groupe a aussi sa propre identité.
En effet, dès le premier titre, outre le style musical, ce qui est percutant est le son, très lourd, un poil raw je trouve (ce qui donne un son plus percutant), laissant la place à tous les instruments.
Les 11 titres qui constituent cette offrande sont assez riches et malgré ce que peuvent vomir les langues incultes ('Ouais, on croit entendre les mêmes titres...', 'C'est du bruit ta musique' (Ha ben cultive toi et regarde la définition de musique dans un dictionnaire), 'C'est du satanique ta musique',..), le groupe crée une identité propre à chacun d'entre eux. Il y a aussi un coté progressif qui ressort, laissant ainsi les titres développer des ambiances, offrant un contraste très intéressant entre ces passages plus cool et ceux nettement plus puissant et rentre-dedans, pète les jambes des baltringues, tout en laissant une certaine dose de variabilité dans le temps.
Je nommais tout à l'heure Nile en influence mais à l'écoute, certains aspects m'ont fait penser à Carcariass. Bien que l'on parle musique, il serait bien aussi d'évoquer la voix: elle est très gutturale, limite prête à te racler l'intérieur du crâne. Je la rapproche volontiers de celle de Kristoff de Depraved, une certaine ressemblance y étant (franchement, il y a bien pire en influence... tiens, par exemple, Christofe Maé. Là ça puerait la diarrhée...)
Nihilism est aussi un groupe de petits malins, bien retors: il suffit d'écouter ApXn (déjà, à taper c'est pas gagner, à moins de connaitre les codes alt + un chiffre...), ultra mélodique, une entracte impromptue qui, outre démonter que le groupe peut être mélodieux à donf', t'y crois pas, permet à la seconde partie du disque de te latter la gueule. Oui, rien de moins. 'The old tree died' en est un des exemples, où la rythmique est très marquée, presque martiale parfois (et qui certainement te fera suivre parfois le rythme du pied ou ressentir une certaine envie de te jeter contre les murs de tes voisns (pour pas dégueulasser chez toi)). Et ce n'est pas la longueur d'un titre qui va empêcher le groupe de de pilonner le cerveau, bien au contraire, tout en te démontrant leur dextérité. Alors oui, il ne faut pas s'attendre à du blast beat non-stop. Leur méthodologie est plus délicate, mais non moins efficace.
Et c'est exactement ça qui est la force du groupe, ce mélange de mélodies et de violence contrôlée, ces ambiances parfois malsaines en opposition à d'autres qui sont là pour te rouer de coups. Des mélodies qui marquent l'esprit, des titres clairement identifiables entre eux. Sachant que c'st un premier album, autant dire que les gars assurent complètement, ont assimilés leurs influences, en plaçant la barre assez haut et laisse présager un futur qui fleure bon.

mercredi 5 octobre 2016

INTERVIEW CROWLING avec Sly


Un nouveau et bon grand cru !


Crowling ? C'est quoi ? Un groupe de métal (non sans rire ?) qui mêle Thrash et Speed à la fois ! J'ai connu ce groupe au Headbang Contest 2014 au Secret Place de Montpellier et j'ai direct accroché avec eux de par la simplicité et la dextérité de chaque membre pour la composition alchimique de leur musique, mêlant comme influence Iron Maiden, Accept et Overkill !
En Octobre 2016, lors d'un concert au Black Out (toujours à Montpellier), je découvre quelque chose de neuf et qui bouffe pas d'pain : un son bien plus death, plus speed et les nuances Thrash sont bien mises en valeurs avec un côté mélodique plus téméraire. Mais pourquoi ? Comment ? Quel but ? Y a un seul moyen de le savoir et c'est avec Sly, guitariste chanteur de Crowling, qu'on aura la réponse et ce, autour d'une interview téléphonique !

Thorwald : Salut Sly ! Hé bé putain, ton groupe a bien changé depuis un moment ! C'est ce qui s'appelle passer de la pinte au litron à ce que j'ai vu il y a 10 mois ! (rires) Peux-tu expliquer pourquoi ce changement soudain dans la musique de Crowling car je trouve que c'est un joli tremplin sur lequel vous avez foutu le pied et qui vous a joliment catapulté dans la cour des grands !

Sly : Pourquoi on on s'énerve ? Ben parce qu'à la base on voulait s'énerver dès le début, bon après c'est juste qu'on a pris nos marques au début du groupe vu qu'on étaient jeunes à l'époque, ce qui a donné notre premier EP et entre-temps le fait de faire beaucoup de scène avec des groupes qui en général on été plus extrêmes que nous, ça nous a donné la niak' et surtout avec les changements de line-up ce qui fait que l'arrivé de Brice à la guitare avec ses influences death mélo et l'arrivé de notre cher Manu à la batterie avec ses blasts nous ont donné la patate et ça nous a permis de nous lancer dans le thrash comme on voulait à la base dans Crowling.

Thorwald : Le South Metal Fest fut gratifiant pour toi d'après ce que j'ai pu comprendre et pour cause : tu as joué aux côté de groupes de  métal marseillais qui font parler d'eux tels que Acod ou Dagoba ! Tu peux nous en dire plus ? Que t'a apporté ce fest comparé à tous les autres que tu as fais ? Tu compares parfois ou pas ?

Sly : Ben heu le truc c'est que ce fut un bon gros tremplin pour nous rien que grâce à l'affiche et l'orga, on a joué avec Eths, Zuul Fx et Dagoba ! Ces rencontres nous ont donné l'envie de jouer comme eux et d'approfondir notre musique !

Thorwald : Crowling a-t-il un album en préparation ? Je sais que vous n'aviez qu'un EP et pourtant, ton groupe mérite plus que ça je trouve !

Sly : Hé bé oui ! On a un album en prépa' donc on travaille la compo depuis un bout de temps et cette dernière est terminée à 99%, là on travaille sur un nouveau morceau qui va en surprendre plus d'un, en gros ce morceau sera plus death métal et si tout va bien, j'espère que tout ça sortira en 2017 !

Thorwald : Peux-tu me parler de ton groupe ? Je veux dire, comment tu l'as vu évoluer depuis tout ce temps malgré quelques changements quelconques comme ton line up ?

Sly : Ben c'est un petit bébé que j'ai créé avec Judas, bassiste, il évolue comme un pokémon ! Plus de force et plus de maturité au fur et à mesure, on travaille mieux, c'est une famille qui grandit doucement mais sûrement ! On fait bien les choses je trouve ! Même si on est des connards

Thorwald : J'aimerai que tu fasses passer un message aux gens qui crachent sur toi, j'ai eu pas mal d'écho sur ça ! Te lâche pas trop (rire) !

Sly : Hé bien mon message : faites vous plaisir, j'aime ça et ça m'éclate ! Non sérieux, les gens font ce qu'ils veulent, comme on dit : si t'as de la mauvaise pub, fais de la pub quand même ! Au moins vous parlez de nous et c'est pas plus mal !

Thorwald : Que devient l'E.C.E. Crew ? Tu sais, cette formation avec Eclypse (pagan métal nîmois) et Eightfist (métal fusion montpelliérain) qui sont d'excellents groupes ?

Sly : Bonne question ! Comme on a tous nos activités chacun de notre côté, ça s'est essoufflé mais on reste en contact ! C'est le plus important !

Thorwald : Un message à leur faire passer ?

Sly : Bisous les copains ! Faudra se faire un bon gros apéro et voilà ! (rires) Ainsi qu'un bon gros concert !

Thorwald : As-tu des nouvelles dates ?

Sly : Alors, de ce que je connais et de ce que je me rappelle, les concerts nom de dieu ! Le 3 décembre à Fréjus au Monsters'Art avec Black Spirit, Mythark et un quatrième mais je sais pas encore qui c'est ! Ensuite on a le 17 décembre au No'man's'land pas loin du Luxembourg où l'on partagera la scène avec Post Mortem et pour un troisième groupe, je suis pas encore au courant ! Ensuite, le 6 janvier on jouera au Troop Mc avec Post Mortem et Jagster ! Et le samedi 7 janvier au local des Bandidos à Avignon et avec toujours Post Mortem et Sentinhell ! 

Thorwald : Un élément que je souhaite souligner : chaque groupe se définit par un ou plusieurs caractères musicaux. Comment Crowling définit sa puissance musicale ?

Sly : COMMENT DEFINIR NOTRE PUISSANCE MUSICALE ? Hé bieeeeen, ça peut se résumer par des riffs catchy, de la mélodie et du Jack dedans ! (rires) Une osmose entre la hargne et la mélodicité, oui j'invente des mots et je t'emmerde ! (rires)

Thorwald : (rires) AU FAIT ! Tu es compositeur, tu as des projets en parallèle ? La musique est notre carburant à tous dans notre monde du métal !

Sly : Alors pour le moment, je suis en plein déménagement donc pas trop le temps, mais j'ai des projets à terminer mais si des gens veulent m'engager, je suis open ! J'ai un projet qui me tient à coeur : mon tout premier groupe, qui est du pop rock oui, on va tenter de se reformer ! Oui oui, je suis sérieux !

Thorwald : Mais y a pas d'mal ! Après tout, faut de la diversité bord'hell ! Hormis les groupes connu comme Dagoba, Zuul Fx, etc, j'aimerai que tu me parles d'un concert particulier où tu as joué aux côtés d'un pilier du death métal old school : Mercyless ! Tu as bien fait connaissance avec Max ?

Sly : On n'a pas forcément beaucoup parlé à cette soirée car le week-end d'avant on avait joué à Albertville, et à cette époque on s'est séparé de notre guitariste et on joué que 3 sur scènes, de ce fait on était hyper-stressés, mais du souvenir que j'ai c'est des gars géniaux et ce sera un grand plaisir de partager la scène avec eux !

Thorwald : Y a eux deux Crowling : celui d'avant et celui d'après ! Pour toi, cette évolution a-t-elle énormément porté ses raisins pour en faire un putain de bon cru ?

Sly : Je pense que oui ! Pour ceux qui se sont arrêtés à nous écouter sur l'EP, y aura de la suprise : le groupe a pris une paire de couilles bien énorme et nous en sommes très fiers ! Des passages comme Human Madness et Walking Dead qui sont les plus cultes ont sauvagement bien évolués !

Thorwald : Ca te branche qu'on refasse un feat ensemble avec Crowling en live la prochaine fois que vous reviendrez sur Montpellier ?

Sly : Hé bé écoute, à voir ! C'est vrai qu'on devrait se refaire une date sur Montpellier car c'est le pied !
Thorwald : Sauf pour se garer ! (rires)

Sly : Enculé ! (rires)

Thorwald : Cet espace à toi ! Libre à toi de dire ce que tu as sur le coeur à tes proches, les fans et les connards !

Sly : Les proches : je vous aime tous toussa toussa ! Les fans : désolé d'être longs car on bosse beaucoup, restez à l'affût ! Les connards : crachez-nous dessus, chacun son trip, nous ça nous donne la trique ! Et merci beaucoup à toi pour cette interview cher P'tit Loup !

Thorwald : Mais je t'en prie ! Un dernier mot pour la fin ?

Sly : C'est 11h : c'est l'heure de l'apéro !

mardi 4 octobre 2016

SONIC WINTER 'Party war on the killing floor'

Major Arcana Records 2016 - CD

Voilà quelque chose de bien étrange qui nous arrive: un groupe de deux français vivant en Ecosse qui se sont entouré de 27 musiciens de France, de Navarre et d'ailleurs (surtout d'ailleurs: Ecosse, Géorgie, Canada, Suède, Ukraine et Italie. Rien que ça.
Il s'agit d'un concept album de 14 titres pour 57 qui ne vise pas moins à être une réflexion sur le chaos du monde (Blockheads aborde aussi cet aspect, de manière nettement plus frontale et énervée). Eux ont choisi la perversion, la décadence et le paradoxe, en nous offrant un melting-pot musical. Mélangeant sans la moindre gêne musique des 70's (haaaaa, ces synthés du pauvre!), heavy rock, stoner et autre joyeuseté désuète (mais qui s'avère efficace dans leur utilisation), le groupe livre des titres très variés entre eux, certains ressemblant à du Depeche mode dépressif (Saturday on earth), d'autres à un mixe entre stoner et psychédélique typé années 70 (Year zéro) ou encore très heavy rock (Straight in your face).
Du coup, tous les titres sont forts différents entree eux, que ce soit en durée ou structurellement. Et c'est là qu'il faut une véritable ouverture d'esprit métaphy... heu musicale, car certains titres pourraient bien égarer l'auditeur que vous êtes.
Il est clair que le duo sait ce qu'il fait, déroulant une bande sonore très dense, où fourmillent mille idées, qui, loin d'être hétérogène, offre une trame cohérente (même si parfois je ne me suis pas demandé si je devais fumer une cigarette marrante pour entrer complètement dans le truc...). Pas de soucis pour s'aérer la tête, car le groupe offre un voyage en aller simple dans des contrées vaporeuses et étranges, n'hésitant pas à recourir à leur langue maternelle (qui du coup renforce ce coté stoner/psychédélique, écoutez 'Le fils de Lucifer')). Alors oui, c'est parfois très bizarre, mais toujours cette cohérence, véritable fil rouge du disque, avec ce voyage musical qui mène quand même vers les racines du genre.
Bon, cela dit, il y a un titre qui a eut raison de moi, l'ultra psychédélique et fumette dans un film d'art et d'essai, je nomme 'Establishment of time'. Outre ces 10 minutes, on a un super combo (ça c'est pour les gamers) ou une compilation (ça c'est pour les mélomanes) de ce que le stoner, le psychédélique et  les années 70 peuvent donner quand on mélange l’ensemble sans prévenir: une impression de trip mais musical. Très étrange.
L'album est bon, du fait de la multitude d'influences qui le constituent, même si parfois, je perdais un peu pied (surtout le dernier titre).

EKPYROSIS 'The taste of shadow'

Ekpyrosis 2016 - CD digipack

Que voilà un bien étrange ovni sous forme d'un premier album des parisiens de Ekpyrosis (alors, recherchez la définition du nom, vous allez apprendre plein de choses, surtout si vous aimez la cosmologie et la théorie des Brames...) dans un registre musical très... heu... vague. Oui c'est très vague mais puissamment associé au métal. Parce que c'est de ça que l'on va parler ici, avec ce disque de fous.
Les 5 troubadours qui constituent le groupe ont eu l'idée un jour de tout mélanger ce qui est bon dans le métal. Je pense que c'est arrivé un matin au petit déjeuner, lors de vacances au camping. Ou lors d'une soirée de cuite. Qu'importe, l'idée en elle-même est bonne. Mais dans les faits?
Ben... passer groove métal à une ligne que ne renierait pas Morbid Angel, je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me plait bien!
Le disque s'ouvre sur un 'Show is over' qui commence bien, en puissance, avec alors une voix claire qui arrive et qui te fait dire: 'Ah zut, c'est dommage... c'eut-été bien une voix agressive'. Tu es presque prêt(e) à pleurer de déception lorsqu'arrive la seconde voix, complètement en pétage de cordes vocales.Et ça te colle un grand sourire.
Parce que de suite, on a une certaine dualité en même temps qu'une association entre cette voix claire (le batteur) et le chant hurlé/crié/colère/agression/je vais mettre mamie au four thermostat 9. Et cela permet au groupe d'explorer moultes veines musicales, en touchant aussi aux émotions.
Parce que c'est ainsi: Ekpyrosis explose les émotions au travers d'une musique qui s'affranchit des barrières des styles, passant sans honte d'un coté thrash groovy limite dansant à un truc plus proche du death ou d'une douce mélopée assez virile à une forme de hardcore.
Et chacun des 9 titres renferment des secrets à découvrir, quand il ne s'agit pas de bombes sonores, Leur musique, tout en étant résolument ancré dans le métal n'en est pas moins un condensé protéiforme pour le moins efficace.
Les gars ne sont pas non plus des manchots et je me doute qu'il y a parfois des migraines de doigts, dans la lignée de ce qu'ils nous font écouter. Et cette force de nous balader dans les arcanes du métal sans accepter d'étiquettes donne une densité assez démentielle à ce disque. Ce disque pourrait d'ailleurs très bien collé à des images d'émeutes.
Le coté émotionnel est aussi bien présent par la musique que par les deux chants ou par la capacité du groupe à créer, comme ça, d'un coup, une atmosphère plus sereine, voire, soyons fous, mélancolique. Sans pour autant oublier que derrière, ça peut défourailler sévère.
Les morceaux sont relativement longs. Mais pas longs et chiants. Longs et dense, chargé d'efficacité.
L'exception vient du dernier titre, une version acoustique d'un titre de leur Ep, qui clôture un album pissant allègrement sur les étiquettes sans renier ce qu'il est: une bonne claque!

lundi 3 octobre 2016

INSTANT ZIIIIIIIIIIIIIIIIIK' : MERCYLESS

LE RETOUR BRUTAL DES HELL-ZACIENS !!!!!



Mercyless (qui signifie "Impitoyable" et/ou "Sans pitié") fut créé en 1987 et sorti à son actif tapes, Cd's et vinyls en folie, remplissant les bacs de tous les disquaires du coin, du plus pauvre installé à côté de l'épicier du coin au plus rentable siégeant en face d'un resto 4 étoiles de pèquenauds ! Juste après une tournée en Espagne qui eut lieu en 1998, le groupe stoppa ses activités, s'installant dans un grand silence mortuaire, le monstre sacré était-il mort ? Personne ne savait. 13 années plus tard, un double coffret sort tout droit des entrailles de la terre, intitulé : "In memory of Agrazabeth". L'un des meilleurs groupes de Death Metal Old School français était enfin de retour, booké par Legion Of Death/Armée de la Mort Records ! Si vous voulez savoir ce que donne une telle légende, écoutez l'album "Abject Offerings", réédité il y a un bon gros moment. Pour ma part, j'ai vu Mercyless pour la première fois en concert au Mojomatic de Montpellier, à l'époque où le bar existait encore, il y a 5 ou 6 ans maintenant si je me souviens bien ! Puis je les ai revu au Secret Place de Montpellier au DeadChurch Fest' après et enfin, 3 ans auparavant, j'étais monté jusqu'à Saint-Etienne pour les voir aux côtés de l'armada ténébreuse de Affliction Gate et de deux autres de leurs comparses du Death Old School : Necrowretch et The Seven Gates. C'était à la Clé d'Voûte, l'ambiance était plongée dans un vortex de violence et de ténèbres, un des meilleurs concerts que j'ai vécu perso. Un titre que je vous recommande d'écouter absolument ? Oui oui : Without Christ. C'est elle qui m'a fait définitivement accrocher avec Mercyless ! Leur marque de fabrique n'est autre que cette brutalité putride et impartiale, renforcée par le chant sauvage et puissant de Max ! 



Aujourd'hui, les Hell-zaciens ont sorti des entrailles de l'enfer un nouvel album digne d'un prélude à l'Apocalypse : Pathetic Divinity. L'album sort le 7 octobre mais vous pouvez pré-commander sur Kataoxin ! (voir leur page facebook)
Voilà voilà pour cet Instant Ziiiiiiiiiiiiik', à plus pour le prochain !

Note : Salutations à Max et la bande ! ~ P'tit Loup

THORWALD