dimanche 4 juin 2017

IMMOLATION ' Atonement'

NUCLEAR BLAST 2017 - Superbe cd digipack

Hop, sans la moindre introduction ou quelconque transition, on va parler du nouvel album des incontournables IMMOLATION. Alors, d'entrée, comme ça, à froid, fans d'Epica, Nightwish et autres, ça risque de vous nettoyer les oreilles. Je dis ça, je ne dis rien. C'est juste pour vous prévenir, on ne sait jamais.
Ce groupe fait parti des vétérans de la scène death metal. Formé en 1986, ce groupe est donc âgé de 31 ans. Ha, ça calme, hein!?
12 titres (dont le dernier est un bonus de la version digipack) constitue l'offrande donnée à nos oreilles averties, pour presque 50 minutes de bonheur. Du moins, pour les amateurs de death.

Dès le premier titre, The distorting light, le ton est donné: ça va faire très mal. Le son, à l'image de leur death, est très massif, dégageant un coté très sombre, évoquant un peu du dark dans ce qu'il a de plus malsain. D'ailleurs, c'est ce que l'on ressent aussi à l'écoute: ce coté malsain, distillant un malaise presque palpable. Et c'est le lien qui ficelle l'album.
Musicalement, leur death est technique et il fait vraiment mal. Pas nécessairement bourrin de bout en bout, des passages plus posés (enfin par rapport aux autres parties hein, on ne parle pas de pop ici...) mais sachant, quand c'est utile voire essentiel, devenir franchement bourrin. Et quand ça le devient, avec ce coté sombre, ça prend une voie très intense et ne fais pas dans la dentelle (d'où vous voulez, parce qu'on s'en fout, ils ne font pas de dentelle que je viens de dire... suivez un peu, bande de coquin(e)s).
Et on se prend au jeu de suivre, comme des cons ou des amateurs avertis (c'est selon les points de vue) les rythmiques (parfois foutrement alambiquées) avec notre corps (ben oui, il y a moult possibilités de suivre un tempo, non?). Un exemple de mon propos? Ben écoutez donc Fostering the divide, aux passages parfois hypnotiques et martiaux ou l'énervé Rise the heretics, tout en virulence, même dans ces parties plus 'relaxantes'.
Et jusqu'au bout de l'album, il n'y a rien qui contredit ces arguments. Bien au contraire. Le groupe utilise son savoir faire pour créer des émotions noires, des ambiances glauques. Et le tout, en sachant quand bien te défoncer, le tout sans vraiment prévenir. Et ils ne mentent pas, cette recette étant la base de l'essence qu'est Immolation.
Destructive currents offre lui un coté surprenant. Car on y retrouve un riff thrash pur et dur qui sert de liant au morceau. Et ce riff est exactement le même que celui qui est l'essence de Reptenless de Slayer. Sauf que son utilisation va varier dans le morceau, histoire de bien nous laminer. Ceux qui pourrait penser à un pompage, sachant que les deux albums ont des sorties proches, oubliez cet argument. C'est juste un riff excellent que deux groupes de styles différents ont trouvé et qui, dans chacun des cas, s'avère efficace, le malaise en plus chez Immolation.
Le titre bonus, nommé Immolation est juste un putain de cadeau aux fans: il s'agit du premier titre de la démo de 1988, réenregistrée pour l'occasion et qui montre que déjà, aux débuts du groupe, tout était déjà là, bien que peaufiné par le temps. C'est clairement le morceau le plus rapide, un petit morceau d'histoire en somme.
L'artwork du digipack est à tomber. Il s'agit de l'artiste Rob Kimura, qui outre la cover couleur sublime, a créer dans le packaging d'autres oeuvres, elles en échelles de gris, collant parfaitement à l'ensemble. Un travail magnifique à signaler. Bref, c'est un album incontournable du death, que tout bon amateur de ce style devrait avoir dans sa cdthèque.

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