samedi 28 octobre 2017

WILDSPEAKER 'Spreading Adder'

2017 Prosthetic records - CD digipack

Joie de vivre et bonheur ici: https://youtu.be/4ll-YlUTMg0

Wildspeaker est aussi un jeune groupe intéressant, venant de Dallas où il me semble, à l'écoute de leur album, que la vie là-bas, ce doit être un sacré tas de merde. Ou cette ville est la plus chiante du monde, à cause de son univers impitoyable (ou pitoyable?). Alors pour les amateurs, ce groupe est un groupe à chanteuse. Mais pas du tout à la Nightwish ou je ne sais quoi d'autre. ici, c'est du sérieux. Du bon gros sérieux. Il suffit de voir la pochette, sobre, sombre et d'une rare subtilité.
Wildspeaker offre une musique assez caractéristique, bien éloignée de ce que l'on tendrait à connaitre. Intense, sombre, limite idéal pour un enterrement (genre rapide l'enterrement...), le groupe balance quelque chose que l'on pourrait nommer black sudge hardcore avec relent crust. Rien que ça.
L'aspect black sludge marque directement l'oreille et notre attention. Tour à tour rapide puis lent, très lourd, l'ensemble dépote vraiment, même dans les phases les plus engluées dans le sludge. Pour donner une idée du truc, ce n'est pas possible. Il faut vraiment écouter ce mélange improbable.
L'aspect hardcore de l'objet se retrouve à la fois dans la musique, lors de passages caractéristiques mais aussi dans la voix, sur laquelle je vais revenir plus loin.
Les titres sont indifféremments longs ou courts, ce n'est pas là une importance dans la musique du groupe. Les longs peuvent être à la fois  lents et très rapides et les titres courts, intense et furieux mais lourds. Le groupe aime mêler ces aspects à priori contradictoires dans une musique qui s'apparente au fur et à mesure de l'écoute d'une expérience et d'un voyage dans les méandres de ce qu'il y a de plus sombre dans notre société et de régurgiter le constat. Une sorte d'éructation contestataire quoi.
Le groupe utilise pour ce savoir faire tout ce qu'il peut, au travers de larsens, de breaks, de dissonances, de vélocité, de dextérité... Tout en prenant soin de garder l'ambiance délétère sombre créée dès les premières notes de l'album. c'est à la fois un mur qui s'écroule sur nous comme un kidnapping dans un monde sombre (et accessoirement, cet album peut être une bonne bande sonore pour écrire ou dessiner). Il n'en demeure pas moins que l'impact du groupe touche à l'âme et confère dans certains passages au sublime en injectant une mélodie aérienne soudaine.
La voix, elle, est donc celle d'une dame, Natalie. Et elle est très loin des standards en règle dans le genre. Très plaintive, à la fois black et hardcore, tout en ayant cette spécificité vocale lié au sludge, la décrire n'est point aisé pour moi. Mais elle est bien présente, aspect essentiel du groupe. Parfois lente, déclamante, elle n'hésite pas à aller dans la rapidité, se percher dans un mixe black sludge assez détonant. Et participe clairement aux ambiances qui font l'identité d'un album fort riche et que les amateurs d'extrêmes devraient au moins écouter.

WORMWITCH 'Strike mortal soil'

2017 Prosthetic Records - CD digipack


Douceur et volupté ici même: https://youtu.be/24v_bUwCJJU

Jeune groupe de Vancouver, plein de fougue et de colère, Wormwitch laisse dans son sillage ce genre d'album, petit condensé énervé assez furieux, 10 morsures pour 39 minutes d'agression sonore pure.
Après une intro fort sobre, tout en mélancolie et douceur ('As above') arrive la première déflagration qui inaugure la violence du disque. Avec une base black bien marqué, le quator s'est dit: "Tiens, si on y ajoutait du crust, histoire de faire plus violent?" Et ils l'ont fait. Ce qui n'est pas con non plus, au regard des origines du black.
Le résultat donne un véritable brûlot qui respire l'énergie mais très intense. Mais le groupe installe aussi des plages beaucoup plus calmes, apportant une lourdeur très malsaine, assez typique de variante black dépressive. Et ce mélange de hargne, d'énergie et de noirceur presque introspective assumé offre une vision fortement intéressante et accrocheuse à leur musique.
Le groupe ne choisit pas toujours un rythme soutenu, aimant apporter lors des passages évoqués précédemment, une lenteur voulue qui lie l'ensemble à une certaine ambiance malsaine. Le chant s' y adapte aussi, souvent typé black mais parfois clair et alors plutôt incantatoire. L'ensemble n'en demeure pas moins catchy voir rouleau compresseur avec cet aspect crust évoqué. Un des titres qui en donne un bon exemple est 'Relentless death', titre rapide à mi-chemin entre black et crust justement.
On retrouve beaucoup d'éléments disséminés dans les titres, dont certains sont très crsut'n'roll, nous livrant une forme sonore fortement appréciable et un mélange fortement addictif, à l'instar de 'Cerulean Abyss' passant sans vergogne du black au crust en une fraction de seconde, par une transition subtile et qui fait taper du pied ou te déboîter les cervicales.
Et à l'écoute de l'album, d'accord, ce ne sont pas des titres qui vont rester en tête, mais bien des fragments de bravoures ou ciselés qui impressionnent la mémoire, jouant sur l'attachement que l'on a pour cet album. Va-t-on s'en plaindre au final?

vendredi 27 octobre 2017

HAEMORRHAGE 'We are the gore'

2017 Relapse Records - CD


Haemorrhage, c'est ça: https://youtu.be/fVp2ogOxOwo

Quelle bien belle fin d'année! Septicflesh, maintenant Haemorrhage (en attendant Misanthrope et Cannibal Corpse...). Haaaaaa, Haemorrhage...Autre groupe parmi mes favoris. Découvert avec l'album Grume (puis j'ai complété au fur et à mesure...), je n'ai jamais été déçu par ces sympathiques espagnoles respirant le bonheur, la tendresse (du marteau sur la chair) et la douceur (d'un coup de scie circulaire).
We are the gore est un foutu bon album, offrant ce qu'est Haemorrhage: un album intègre, dédié au goregrind mais toujours avec ce petit plus qu'il y a sur chaque album. En l'occurrence, ici on retrouve un élément originel du grind, dans une touche qui rend l'album ultra attrayant: le punk.
Les titres sont très efficaces, alternant certains progressifs (ben oui, plus de 3 minutes, flirtant avec les 4 minutes!! Putain, 4!!) et d'autres semblant juste une urgence absolu ('bathed in bile', 1'47 emballé pesé!!). Bon après même les titres longs ne sont pas là pour conter fleurette. Ça bastonne sévère, toujours dans cet univers merveilleux de la médecine / médecine légale qui part en couille direct.
On retrouve ce son caractéristique du groupe, associé à une production massive, idéale pour réveiller des voisins qui t'ont pourri ta nuit.
J'évoquais quelques lignes plus haut l'aspect punk. On le retrouve aussi bien dans des rythmiques, des solos parfois mais aussi dans l'ambiance générale, baignant dans le gore le plus jouissif. La voix est fidèle à elle-même, reconnaissable d'entre toutes. Impossible de ne pas identifier le groupe avec ces deux caractéristiques!
L'album déborde forcément d'énergie, assez positive malgré le registre du groupe. Et ça rend leur goregrind fort attachant en plus de bien te défoncer le crâne. Le groupe profite des titres plus longs pour explorer un peu ce mélange punk/gore, offrant une certaine ouverture pas dégueulasse du tout mais non plus oublier ce coté gore qui dépote mamie. Les rares moments plus 'lents' ne sont là que pour contraster avec la violence du reste et donner un sentiment de bonheur brutal. Incontournable pour les fans de grind et du groupe.

SEPTICFLESH 'Codex omega'

2017 Season of myst - Double CD digipack qui claque sa mère


Pour ceux qui ne sauraient point ce qu'est ce groupe, un petit extrait: https://youtu.be/gSE0UPuiVnM

Ça y est, il est là! Le dernier Septicflesh, avec le nouveau batteur (qui avait un véritable challenge avec le niveau du précèdent batteur). Du coup, certains ou certaines auraient pu douter et craindre un virage étrange (hip hop jazz, rap à la Jul...). Alors pour ces personnes, allez vite consulter un super spécialiste, parce que vous m'inquiétez beaucoup.
Bon, commençons. Cet album comprend deux CD, offrant les deux facettes du groupe. Ce qui est cool d'ailleurs, la seconde facette n'étant pas la moindre non plus en intérêt. Le premier disque offre donc l'album dans sa forme pure et dure, à savoir 10 titres très travaillés et ciselés pour 47 minutes d'intensité. Fidèle à lui-même, le combo explore cette voie qui lui sied, celle d'un death symphonique ne reniant pas la brutalité.
Et dès le début, ça fait très mal et ça rassure le fan qui aurait pu craindre je ne sais trop quoi, comme le prouve 'Dante's Inferno'. Et celui-ci n'est qu'une ouverture sur un univers très riche, repoussant les limites de l'univers musical que créer ces grecs. Et on comprend aussi très vite qu'ils ne sont pas là pour faire de la décoration ou être de simples figurants. Alors oui, il y a des passages clairement symphoniques, dans le sens strict du terme, offrant des plages d'ambiances juste hallucinantes, permettant de faire sentir par un certain contraste la violence que maîtrise le groupe, au travers des morceaux parfois très alambiqués.
L'utilisation de l'orchestre philharmonique de Prague ainsi que d'instruments traditionnels offre aussi une part importante de cette dimension particulière de la musique de Septicflesh.
 La violence n'est pas non-stop, c'est aussi un point fort du groupe. Il sait mener des sections entières dans des sphères plus 'calmes', mais sans non plus tomber dans la niaiserie ou une voie type metal tapette (oui, c'est un concept à saisir).
Les rythmiques peuvent allègrement passer d'un tempo régulier assez martial à une déferlante de violence avant un passage symphonique où la lourdeur de la base death offre des relents de doom.
Les titres sont vraiment travaillés, offrant une très grande variété entre eux, tout en conservant cette voie de base du groupe. Bon alors oui, je dois bien l'avouer, étant un mordu du groupe, je ne peux pas dire vraiment du mal (de toute façon, rien à dire de mauvais...).
Certains titres dégagent vraiment une très grande intensité, très marquante. Je pense notamment à 'Faceless Queen' ou 'Dark art', avec sa rythmique parfois rouleau compresseur.
Autre point essentiel de la musique du groupe, ce sont les vocaux et notamment les apports de ténors, bassons, altos et sopranos, dans les choeurs ou bien en retrouvant cette voix si caractéristique qui les accompagne depuis au moins Revolution DNA ('Faceless Queen' vous donnera exactement ce que je veux dire, en plus de son apparition sur d'autres titres). Et putain, ça fait du bien, cette voix un peu nasillarde, dérangeante mais au chant juste sublime. En parfait contraste/mariage du chant guttural qui déboîte toujours autant.
Le second disque offre 24 minutes et 3 titres directement dans la musique classique contemporaine, offrant une vision du travail effectué par Christos sur les parties symphonique et de sa façon de concevoir l’univers musical, que l'on retrouve dans Chaostar, en plus sombre. Et cela permet de pendre la mesure de cette facette, d'où son intérêt important, nous ouvrant une porte sur un univers musical que l'on ne connait pas trop nécessairement.
Un putain d'album à avoir, une autre pièce majeure des grecs incontournables.

jeudi 26 octobre 2017

WAKE INITIATION LUCID DREAM 'Purgatorius'

W.I.L.D 2017 - Cd digipack

Ca ressemble à cela: https://youtu.be/yi_HT70hmDo
Wild! Un nom, tout un programme! Mieux que tous les programmes politiques de merde, parce que là, en plus, ils tiennent leur promesse, au vu du nom du sympathique combo! Ces jeunes gens du nord ont formé WILD à la suite du changement de nom de WILD KARNIVOR (de 2000 à 2011) pour le nom actuel. Avec un nom comme ça, il n'y a pas trop de doute au registre dans lequel pourrait évoluer les joyeux lurons, pleins de douceurs. Celui qui à dit hip-hop sort. Merci.
Bon, reprenons. La rondelle renferme pour 44 minutes astucieusement réparties en 11 titres une violence quand même assez furieuse, genre ils sont très énervés. Je ne sais pas ce que quelqu'un leur à fait, mais ce ne doit pas être gentil-gentil.
Après une intro tout en émeute, cris et guerre civile déboule le premier vrai titre au nom évocateur 'Drugs by way of flood'. Et là, le décor sonore est planté. Très gros son bien épais et ultra massif au service d'un hip-hop... et merde, non. Le con... D'un gros thrash death bien énervé où le death domine quand même pas mal. Et putain, que ça fait du bien! C'est un déboitage en règle mais qui ne rejette pas non plus de petites délicatesses ici et là, comme un solo de malades, bien thrash ou des parties faites pour se jeter dans un mur!
Les titres ne font pas dans la délicatesse et sont efficaces, voire redoutables (un truc de fou: le début de 'purgatorius' ressemble au riff de 'Black out' de Scorpions.... étrange mais efficace!) et n'oublie jamais d'assumer leur position idéale pour faire la guerre!
L'aspect thrash se retrouve plus au travers de typiques du genre, avec des breaks de malades, des passages très sautillants, assez groovy et l'autre aspect, le death est plus dans le rythme soutenu intense et surtout les vocaux qui nous gratifient ici et là de bon cris porcins qui détonnent sévèrement!
Wild n'est pas là pour faire rire, loin de là. C'est assez intense, franchement bien fichu (bien mieux que du Pokora par exemple) et absolument pas redondant, bien au contraire, le groupe jouant avec les deux registres pour offrir une grande variété de violence et de charmes sonores.
Les musiciens ne sont pas des manches et tiennent vraiment la cadence même si le titre pète le fion des 5 minutes. Le chaos n'est parfois pas loin, mais sans jamais verser dans une facilité qui pourrait être facile. Non, le groupe se met le curseur vers galère pour un résultat vraiment convaincant. Un bon disque, bien cool!

mardi 24 octobre 2017

ONIRIK ILLUSION 'the 13th hour...'

2017 ONIRIK ILLUSION - CD - ELLIE PROMOTION


Onirik illusion... c'est ça: https://youtu.be/MROc1B5ROzE
Ce groupe de six personnes respectant la loi de parité nous vient de Paris et a déjà 11 ans d'existence. Putain, 11 ans déjà... Bon alors je serais honnête: 1) je ne connaissais pas, 2) c'est seulement mon second disque de gothic (le premier, c'est TON 'October rust') et c) ce n'est pas un style après lequel je cours. Donc la question est: quoi qu'est-ce don qu'est-ce que donne ce disque compte tenu des points d'hypothèses de travail (1), 2) et c))? Quoi de mieux que de reprendre les points et de les développer?!
1) Je ne connaissais pas. Et oui. Il y a tellement de groupes que c'est presque impossible de tous les connaître, ne serait-ce déjà dans les styles que j'affectionne (ceux qui arrachent les boyaux de la tête). En l'occurrence, les parisiens sont passés loin de moi, jusqu'à cet envoi bienvenu jusque chez moi. Et donc de faire une authentique découverte. Un groupe de 6 membres dont 3 chanteuses...
2) et c) sont liés en fait. Donc... Je ne suis pas un fan de gothic. C'est même un style qui ne m'attire pas des masses donc l'occasion d'avoir un regard à part. Mon point de référence étant alors Type O Negative et leur album October Rust.
Ici on en est loin. Onirik illusion porte bien son nom, offrant donc un gothic qu'ils épicent de métal et d'ambiant, pour les ambiances. et je dois bien avouer que je trouve ça foutrement bien foutu, très structuré. Le groupe tient un concept qu'il explore à merveille. Outre les ambiances assez sombres, renvoyant vers une vision baroque de la vie, il n'hésite pas à tenir des passages assez soutenus par instant.
Sur cet album, plutôt que baroque, on va plus vers la période victorienne et tout son barda qu'elle évoque. Et c'est ça que le groupe décortique aux travers des 13 titres transpirants la joie de vivre mais en étant un poil dépressif. Musicalement, c'est bien ficelé, bien réfléchi, afin d'appuyer les vocaux et de coller à cette poisseur environnante du Londres victorien. Un point que j'aime beaucoup, c'est l'usage ponctuel des vocaux gutturaux, se retrouvant dans des sections qui s'avère assez rentre dedans, offrant un angle d'intérêt inédit pour moi, même si je regrette que ce soit un peu trop parcimonieux mais parfois associés aux chants clairs. Mais bon, ce n'est point grave.
D'ailleurs les chants sont très lyriques (à par ces rugosités gutturales) et sont foutrement bien maîtrisés. Chapaeu mesdames!
Chaque titre, tout en ayant sa dimension reste lié au reste de l'album, levant des passerelles entre le disque, la culture et l'histoire telle qu'elle est. Pouvant passer de thèmes assez réalistes, peut-être fantasmés par l'imagination collective à des thèmes touchant de plein fouet le fantastique (vampirisme notamment). Et ça permet de mettre des ambiances très subtiles et festives (l'intro de Bathory... ça respire le bonheur de vivre à cette époque merveilleuse).
Qui dit gothic, dit instruments genre violons. Et bien oui, ils sont présents mais franchement bien intégrés, pas là pour faire bien mais là pour souligner les ambiances. Il y a aussi les claviers, utilisé de la même façon et tout ça donne une épaisseur à la musique du groupe.
La plupart des titres dépassent les 4 minutes, sans que l'on s'en aperçoive, permettant au groupe de clairement distiller sa vision idyllique par des mélodies qui sont très accrocheuses, voire même envoûtantes (soyons fous!). Un disque fait pour les amateurs d'ambiances malsaines et pour Halloween.
Le groupe déploie un savoir faire que je ne moquerais pas parce qu'il n'y a pas la moindre raison, bien au contraire. C'est la première fois, qu'au travers d'un groupe gothic, je prend une claque musicale. Et ben, je dois l'avouer, le groupe fait fort! Une véritable vision artistique!

Z 'No loose behavior'

Z 2017 - CD digipack - Ellie promotion


On continue avec ce groupe étrange et merveilleux, venant de Belgique et œuvrant dans un rock énergique louchant parfois vers autre chose. Ca ressemble à ça: https://youtu.be/LpDrhg3s2Lw
12 titres pour un temps de 42 minutes... ça laisse la marge au jeune quator d'explorer sa vision du rock, très différente de celle de Migaso. Ici on tend vers un rock punchy, évoquant parfois Red Hot Chili Peppers ou d'autres, au détour d'une vicieuse mélodie qui te capte direct. Ou une ambiance qui te renvoie soudainement à... ZZ Top. Bon, il y a pire!
Ce qui est cool aussi et donne une densité certaine (ouah, cette rhétorique!!) est cette recherche perpétuelle de moyens de donner le change et évité que l'on s'emmerde à l'écoute. On peut retrouver des éléments propres au swing, des bouts de jazz rock ou d'autres choses tout aussi bien pensées.
Z est sûrement un état d'esprit plutôt qu'un groupe. Parce qu'il en ressort aussi un coté positif très frais qui met quand même le sourire et la banane à l'écoute. Le groupe transfuge son énergie via la musique (et sa bonne humeur).
Le chant n'est pas non plus linéaire, offrant moult variations agréables, participant aussi à cette variété dont j'ai évoqué l'existence juste au-dessus. Et il s'adapte aussi à l'ambiance des morceaux. Ambiance pouvant passer d'un truc youpi c'est la fête à attention, c'est flippant quand même.
Mais ce n'est pas tout. Car le groupe joue sur le rasoir et oscille parfois vers un metal grand public certes (genre le heavy des famille, le Hard FM, tout ça quoi) qui colle bien au reste et sans doute à leur vision des choses.
Tout ça tient peut-être de la culture du pays. Ou alors le groupe s'en tape et se fait plaisir. Et c'est tant mieux! Parce que écouter quelque chose qui peut évoquer RHCP, TheWho, ZZ Top, AC/DC dans une mélodie, une intonation, une phrase musicale... c'est cool, ça touche les souvenirs et aussi la fibre émotionnelle (même pour les fans de Prince et de Lenny Kravitz).
Le son du disque est aussi à remarquer, car on entend bien chacun des instruments et j'aime beaucoup quand la basse est audible! Yeah!
Alors oui, il y a sûrement mieux dans le genre mais je pense que là on a quelque chose qui est dans le haut de gamme du genre. A découvrir pour les amateurs de rock assumé.


MIGASO 'Nickanika'

2017 MML MUSIC - CD digipack qu'il est beau! Ellie Promotion


Pour vous faire une idée: https://youtu.be/EU_O3moXbFs

Migaso est un artiste qui s'est entouré de deux autres musiciens pour s'extirper ses pensées à travers la musique. Il a choisi une voie à la cool, à travers un rock posé, que je trouve parfois un poil pépère (mais sans avoir le coté péjoratif du terme) qui est quand même inspiré.
Alors oui, il ne faut s'attendre a du gros son, aux murailles sonores. ici, on est dans la subtilité, la délicatesse, la finesse et une certaine forme de poésie. Ce qui est possible mais bon, voilà, le garçon chante en italien, langue que je ne maîtrise point du tout.
Pour situer ceux qui recherche un peu plus vers quels artistes cela peut tendre, je dirais entre du Zucchero, Laura Pausini plus énervée et le rock italien fin 80 début 90.
Les 10 titres (bon, il y en a 11 mais dans le contexte, 0'59'' ce n'est pas vraiment un titre...) nous offre ainsi une sorte de voyage en Italie, assez onirique parfois, par cette guitare posée, d'un peu plus d'une demi heure.
Il a a aussi une grosse dose de mélancolie qui découle du disque, je ne sais pas pourquoi. C'est clairement le disque le plus calme que j'ai eu entre les mains depuis... heu... le plus calme que j'ai eu entre les mains.
Certains titres ont un rythme plus rapide par instant (dans la gamme dévolue du disque, hein, ne vous attendez-vous à une fulgurance grind crust). Ce qui est aussi sensible, c'est le coté assez moderne, avec samples et claviers, donnant des ambiances vachement sympas aux titres, toujours sur cette ligne entre mélancolie et poésie.
Alors oui, ça fait très musique qui pourrait passer à la télé mais bon, il y a franchement nettement plus décati que ce que nous offre cet artiste qui semble quand même ne pas trop se prendre la tête pour savoir si ça va plaire ou pas et joue avec ses tripes. C'est déjà pas mal non?


dimanche 22 octobre 2017

WOLF REPORT : BLAZING WAR MACHINE

CHAOS NUCLÉAIRE






C'est en 2006 que Blazing War Machine incorpora la scène du métal extrême, armés de leur métal symphonique et industriel, passant de Deathstars à Fear Factory et de Rammstein jusqu'à Dimmu Borgir. Durant leurs voyages à travers l'Europe, le groupe a semé le chaos aux côtés de comparses destructeurs comme Arch Enemy, Debauchery, ETHS, Abigail, Gojira, etc... Et en 208, le groupe montra une belle prouesse de l'extrême sur la scène mythique du Hellfest, conquérant le coeur de nombreux métalleux présents à ce festival. Cette fois-ci, ils sont revenus pour faire valser la scène montpelliéraine, plus précisément à  l'Antirouille et c'est sans hésitation que je m'y suis rendu pour y délivrer un live report personnel sur mes gros coups de coeur de leur set list infernale. Petit big up personnel avant de commencer, je peux vous assurer que tous les membres du groupe sont des crèmes, j'ai pu discuter avec eux et quel plaisir ce fut, un grand merci tout particulier et personnel également à Irina (chant), Izakar (guitares et choeur) et Franky (batterie), vous gérez les amis, you rock my friends, thank you so much for everything !

Lorsque l'intro DESTRUCTION PROCESS 2.0 commence, la couleur est annoncée : l'ambiance est sombre, glauque avec une sensation de chaos imminent, plaisant à souhait tout cela. Puis ça commence avec RIGOR MORTIS, premier coup de coeur de ce début de concert, où les membres montrent bien leurs marques ! En particulier le légendaire batteur Franky Costanza : il frappe ses toms avec un talent naturel et si puissant que s'en est dévastateur, sa rage et sa hargne de vouloir faire vriller nos âmes se manifeste à merveille à travers ses enchaînements de blasts infernaux, accompagnés des riffs bourrins et rythmiques de Fab à la guitare, ce dernier maîtrisant son manche comme l'on manipule une buster sword, du grand art ! 

S'enchaînent alors ensuite NATURE OF WAR et POLARITY sur lesquelles je suis tombé sous le charme du chant de Irina, véritable maîtresse de cérémonie.. Qui a dit qu'une fille ne pouvait pas faire de métal ? Allez vous faire foutre ! Belle et sans pitié, Irina nous délivre un chant guttural mixé avec un growl brutal qui fait asseoir le diable pour qu'il prenne des notes, une prestance absolument inégalée comme je n'en n'avais jamais vu et je vois dans ses yeux qu'elle est la même à qui j'ai parlé avant le concert mais avec une touche de Hel, déesse nordique de la mort et de la destruction ! Puis deux roquettes nous arrivent en pleine gueule, MANU MILITARY et GUIDED, avant la prochaine plaie.

Cette plaie, c'est ce cher Izakar, guitariste et choeur, qui nous l'annonce et je l'attendais avec impatience : LIQUID CHAOS. Ce morceau fut pour moi la pièce-maîtresse de ce concert, Izakar manipule sa guitare et son chant comme un Space Marine tronçonnant avec rage et haine un monstre, c'est un colosse à lui seul sur ce morceau et rien n'arrête non plus son coéquipier Adam qui groove de façon ultra-bourrine sa basse, faisant trembler les murs de la salle !

Sur les deux derniers morceaux de la fin, CHARMING FACE et SWAMP, Phil montre davantage sa place au sein du groupe et y laisse sa marque : son doigté du clavier fait qu'il est le maître absolu de l'ambiance sombre et chaotique qui règne dans la musique de Blazing War Machine, il est l'âme et du groupe pour moi car les sons émanant de son clavier de l'enfer nous rappelle Mustis de Dimmu Borgir, j'ai l'impression que j'ai trouvé le successeur de dernier. Durant tout le concert, c'est Phil qui a su maintenir l'atmosphère lourde et pesante du concert avec l'aide de ses frères et soeur d'armes !

Le concert se termine, c'est avec émotion et joie intense que je remercie le groupe pour ce concert magnifique, et lorsque je vois Irina je ne peux m'empêcher de la serrer dans mes bras, tellement son chant m'a comblé et c'est avec surprise et bien plus d'émotion que je vois qu'elle m'accueille à bras ouvert, heureuse de voir que le concert m'a énormément plu ! J'ai été au concert d'un groupe où chaque membre est très chaleureux et patient, toujours de bonne humeur et qui ose se mêler au public. Je les admire à la fois pour leur musique et pour cet état d'esprit que beaucoup de groupes prenant le melon semblent oublier aujourd'hui : l'ouverture d'esprit

See you in hell ! 


T H O R W A L D