samedi 30 décembre 2017

Morphosys The Saw Is Family



Et qui est déjà de retour ??!! Oui c’est bien moi, qui s’est déjà fait suffisamment attendre, alors hop, j’enchaine le boulot ! Cette fois ci, on part en Allemagne, plus précisément à Regensburg, en Bavière.
 Le groupe est formé de Chris Caravello au chant principal, Marko Kovac à la guitare, Alex derrière les futs et Jazz à la basse. Nous voilà arrivés en terre teutonne, les 4 musiciens nous attendent avec leur dernière offrande « The Saw Is Family » sorti chez « Witches Brew » le 15 septembre 2017, édité à 700 copies. Il s’agit donc du 3ème album (après « A Face of Leather » en 2011 et « The Chopping Block » en 2009, sans oublier la démo « Morphosys » sortie en 2004 et le EP « Der Blutmond » sorti en 2006). Ils ont également participés à la compilation "Extreme Aggression Compilation 1" avec le titre "The Fall of Heaven".
Du début à la fin, on a droit à du gros Death Metal bien lourd, les riffs sont tantôt lourds et gras, tantôt plus Thash, voire avec quelques relents Heavy très discrets dans les parties guitares, mais la bassiste tabasse sa basse comme jamais, et le batteur en fout plein la gueule à sa batterie !!! Je conseille ce disque à tout fan de Cannibal Corpse pour le bon gros Death Metal qui tache, mais aussi aux adeptes de Debauchery pour le côté plus groovy que l’on ne trouvera  pas chez les plus anciens. Le chant est Growler avec parfois quelques cris stridents (pas encore comme dans le Thrash, on cause bien de Death Metal ici hein !! Puis du bourrin quand même !!). Un album qui, je l’avoue, ne révolutionne rien dans le monde du Death Metal (même si les riffs vont parfois jusqu’à narguer ceux de Jeff Hanneman), mais on peut clairement définir Morphosys comme étant un véritable tank, qui ne laissera rien derrière lui, mis à part des cendres !!
                                                             

Mais à force d’entendre autant de groupes  dans ce style, va falloir sacrément bosser pour votre prochain album messieurs dame ! Car là, l’album, même si il tabasse méchamment (faut l’avouer, chers lecteurs, il vous fera, tout comme moi je l’espère, secouer la tête à vous en briser les vertèbres !), ne m’a guère retenu plus que ça, et les 36 minutes que composent la galette m’ont amplement suffit !! Plus long, ça aurait était juste trop !!!

L’album est composé de 10 pistes allant de 2 minutes 30 à plus de 4 minutes, et nous offre quand même une Cover des fameux Massacre « Corpse Grinder » qui vaut vraiment le coup d’être entendue !!! Bon, allez, je l’avoue, je ne me suis pas fait chier un instant pendant l’écoute de cet album, même si plus haut je disais qu’ils n’ont rien révolutionné, je vous conseille fortement une écoute attentive ici même, car ça en vaut le détour :
Le téléchargement numérique vous coûtera 5 balles et le CD 11 si vous passez par ce lien, sinon, il est également disponible auprès de Plastic Head Music Distribution ! Vous pouvez aussi les contacter directement ici http://www.facebook.com/pages/Morphosys/187885337916671 ou via mail chris.caravello@morphosys-rock.de, mais encore sur le site du groupe : http://www.witchesbrewthrashes.eu/.
Chronique : Hervé Chaillou
Relecture/ correction : Sophie Debusschère

vendredi 29 décembre 2017

Lamaštu Death To All 2017

Lamaštu - Logo
Lamaštu - Death to All 
YOUPI ME REVOILA DANS LA FOLLE HORDE MARGOTH !!!! Et pour fêter ça, mon patron
 (c’est Benoît le big boss si tu veux postuler ;) ) m’a proposé pleins de jolies choses à découvrir, que
 je souhaite donc partager avec vous !!! Et pour ceci je vous propose un p’tit voyage en Espagne,
 mais plus précisément à Madrid où nous attendent de pieds fermes les Black Metalleux de
 Lamaštu !!!! Leur nouvel album Death To All, sorti le 9 février 2017,  « contribue à la croissance 
des aspirations compositionnelles et à la manière de comprendre le black metal » selon les dires
 des musiciens (suite au EP sorti en 2015 nommé « No Presents for Christmas » : la bio du groupe
  nous éclaire ainsi « En décembre de la même année, "No Presents for Christmas" est sorti, un EP
 qui contenait deux sujets, "Black Metal" et "Overkill", et qui était destiné à être un hommage aux
 groupes qui ont fait exister Lamastu, fournissant un nouveau son. Tout cela n’était supposé être
 qu’un amusement pour le groupe, avant de commencer la composition du deuxième album. Leur
 premier full lenght en 2015 est également nommé « Witchcult » (celui-ci a été édité en cassette
 par le label français Wulfrune Worxxx, en édition limitée à 33 exemplaires. De plus, le groupe
 a réalisé des éditions "faites à la main" qui ont été données à des personnes très proches de
 l'environnement des artistes). Le trio composé de José Luis Mosqueda, Alberto Zamora et José
 Zamora, a été formé pendant l’été 2014, « après une recherche pour trouver le moyen d'exprimer
 les émotions des trois membres » selon les dires du groupe lui-même.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet! Le trio nous livre ici un album de 30 minutes pour 8 titres, dont une intro quelque peu longue, mais qui saura, je l’espère, vous toucher comme elle a su me toucher et ainsi m’enfoncer dans l’atmosphère du groupe…

Dès le second morceau, les bases sont posées, le chant est à la fois criard et plus rauque, les guitares bien saturées, et la batterie bien en place. Quelques ralentis, mais la rapidité du riff limite Thrash Metal mixé à la sauce Black Metal est plutôt intéressante !! On secoue la tête comme au bon vieux temps, on sort la veste à patchs, le pack de Kro à la main et on part pour une virée infernale sur des bécanes cramées par les flammes de l’enfer !!!! Toujours ce tempo tantôt accéléré tantôt ralenti, mais aucune place à l’ennui, même si le refrain se répète à plusieurs reprises.         

Pour le troisième titre, on commence par un rythme très typé Heavy Metal, puis la basse et la batterie sont là pour rappeler qu’on n’est pas là pour rigoler, on est là pour faire du Black Metal !!  Aussitôt rejoint par le chant toujours aussi criard du leader (rassurez-vous, on est loin des brailleries de Dani Filth quand même !!). Et là on a réellement à faire à du Black Metal qui n’est pas pour les pédales, et tout s’accélère pour être de nouveau rejoint par la lenteur qui semble assez typique chez Lamastu…

4ème piste et pas des moindres, car elle porte le nom du groupe !!!! Allez zouh, un énorme solo bien Thrash entre le bassiste et le batteur, qui sont aussitôt rejoint par le guitariste hyper efficace en matière de Black Thrash Metal et le chant vraiment atypique du chanteur, mais ne perturbe absolument pas l’écoute de l’album. On accélère et on reste à fond du début à la fin !!!

5ème titre, on plonge un peu plus profondément dans les ténèbres du Black Metal à l’ancienne, la haine et la colère se font ressentir, ça pue la rage, le sperme rance, la mauvaise bière gerbée par un clochard alcoolique, le grand Bouc y a posé sa patte, ça fait peur, c’est malsain à souhait, c’est du putain de Black Metal !!!!! Les riffs restent Black Thrash, avec des riffs bien tirés de l’ancienne école du BM, le batteur ne se prive pas de rappeler que lui aussi s’y connait très bien en la matière, et le tout donne un ensemble absolument sombre et malsain à souhait. Du début à la fin, nous voilà plongés dans les limbes du Black Thrash Metal de Lamastu et ce jusqu’au 6ème morceau, qui lui laisse place à une pause plus en douceur, avec un solo de guitare absolument magnifique, à la fois sombre et sobre, juste très agréable.

Passons à la 7ème et avant dernière composition de l’album : des riffs très lourds et lents à la fois du guitariste et du bassiste, le batteur semble vouloir alourdir le tout, quand, en toute discrétion, la voix du chanteur principal prend place, entremêlé à une sorte de voix plus mélancolique et robotique à la fois… Une sorte de Doom bien sombre, mais encore très loin des grands noms que sont Cathedral (à leurs débuts) et autre Paradise Lost et leur fameux Doom Death (encore une fois à leurs débuts, le reste de leur carrière n’ayant rien avoir ici) mais quand même bien efficace. Le morceau est et restera Doom durant les quelques 5 minutes qui lui sont consacrées.

Enfin, 8ème et dernier morceau de l’album : retour au Black Metal des plus sauvages et rapides, c’est à la fois Thrashy comme toujours, et hyper rapide par le jeu du batteur qui doit être à son maximum (et croyez-moi, il n’a pas à avoir honte !). On laisse un BM assez old school pour retourner directement dans la violence et la folie du chanteur, que l’on sent à bout de souffle tant ses hurlements de colère sont violents !! Des relents old school de nouveau et hop, notre ami chanteur pète un câble et libre place à un Black Metal bien plus sombre, bien plus malsain….on finit ainsi l’album par un dernier solo bien typé Black Metal !!!

 Je vous le conseille vraiment, en plus il n’est qu’à 6 petits euros et en libre écoute ici même :

                                               https://lamastu.bandcamp.com/releases.

Voilà voilà, restons curieux, je vous dis à tout bientôt, et encore une fois un grand merci à l’équipe de Margoth d’avoir su patienter pendant ses longues années d’inactivité au sein du zine !!!


Lamaštu - Photo

Chronique: Hervé Chaillou, Correctrice: Sophie Debusschère

Restos Humanos en Interview!!


 
 

Découvrez en anglais (rassurez-vous, le niveau est facile, presque de la maternelle) l'interview de Julian (guitare et chant), sympathique membre du groupe Restos Humanos qui envoie le pâté et la machine avec! Ce groupe nous offre dans la joie et la bonne humeur un grind death pas piqué des hannetons et qui fleure bon la violence! Chaussez vos lunettes, sortez vos dicos et bonne lecture! Merci à Julian!!

1- Hello ! How are you ? Are you ready for this interview ?

- yes I'm very excited for this


2- When have you created Restos Humanos ? Why Restos Humanos is so brutal ? Why you didn’t wanted to play r’n’b music ? What is the secret behind your band ?

- We're Restos Humanos like a band from winter of 2013. Brutal? I don't know exactly, we want to play and transmit something of rottenness, certainly with r'n'b' music it would no be possible




3- Your last album hasn’t got a name. Or just your band name’s. Why did you make this choice ? You don’t have an idea (if it’s that, you can ask me... i always got good ideas... hahahaha!!) ?

- Hahaha thank you, in reality we have not thought a lot. has been a natural choice disposition. RH contains a series of ideas, concept that are in in the album.


4- a) The lyrics are in spanish, except some songs. You choose this way because it’s more simple to you to express you ? English is so to banal to sing ? You are rebels and you sing what you want ? An other answear ?


We decided to choose Romance languages (Spanish, Italian and in the future Portuguese) because we just think that they through can transmit to the best that we want to say.


b) What themes do you like to explore in your songs ? I think i can forget flower power, cellular nutrition or the arithmetics of the summerians ?



Yes of course. Depends, we don’t have a thematic fixed. We can talk about a certain state of mind of in other sound we can talk about a social problematics in nowadays.


5- a) Your music is very brutal and speed. When i get discovered you in live, i was impressed by your energy and the sense of emergency, with the underground spirit (It was at the Kjibi,at Le Crès, in France, from the Grindin’the garage tour). Is it because your are a trio band what you can keep this spirit ?


Thanks for your words, we are glad that you like it. Anyway we try to give everything in our shows. Guess that's our dark secret.


b) I think that your music is more than only grindcore with old-school death. Many differents elements might seems to come from many universes and (for me) it brings a lot of violence. Restos humanos just might be a cauldron of extrem music, without concessions ?



Yes we’re more that mixed GC with DM. Restos Humanos members play in others bands (hobos, messa, askesis, gelo, la pazzia) that play other styles and genres. different musical standards and influences.


6- How is it to play in live ? Two lives in Italy and one in Columbia. How can you organise yours shows ? Internet is it an important solution ? Or world is not your biggest than ?
How did you meet you to create this band ?


Yes, I’m from Colombia but I live in Italy from 2001 so, in anyway we can meet to practice together. Internet is important for many bands projects but is not our case.


- In Columbia, how is the grindcore scene ? How is the impact of Restos Humanos ? And the reacts in the world to Restos Humanos ?


Is amazing, this year we did a tour in Colombia and we found a lot of people, bands, distros. We’re very happy I have found a completely positive situation about Colombia scene.




8- How do you do to create yours songs with this distance between each member f the band ? Do you have make the choice of an « military organisation’s » ? What are your influences for Restos Humanos ?


We don’t live more 20 km each other, we hate all military organization, and our influences are grindcore, punk, old school death metal Italian 70’ horror films.


9- When you look the past of Restos Humanos, what is your point of view on your band and his evolution ?


Now we’re more aware our sound in comparison 4 years ago. In future we want compose sound more elaborate of course without losing obscurity and restos Humanos mold.


10- I have some questions to transmission to you, from some peoples. Excuse the stranges questions*. Hervé (35 y) : Do you like cookies ? Do you to grind it before eat it ? Jean- Sébastien (59 y): Why do you play so loud ? Loana (21 y) : Can you play in my swimming-pool ? Jean-Charles-Edouard (39 y) : Why do you prefer to play grindcore when it’s very easy to make money in shit music like... pfff... maitre gim’s (French’s popular shitty music) ?

- yes i love it!
- Because I can herd very well
- Of course we can wait!!! In summer of course
- Is true, also in Italy you can do a lot of money play liscio music. Maybe in the next live we will choose better hahah




11- I love the singing of : an mix of differents brutal ways. The voice is very important, it gives an extrem dimension at the songs. Who is your reference Julian ?

- Thanks, Do not have a specific reference simply I try to make a voice that is quite obscure and can blend well with the music that we make




12- How do you do to trick the band and your private life ? How does your family reacts ? Are they afraid ? Fans ? Or do they don’t understand the reason of this music ?

- yes I have a fairly normal life, it is a quiet neutral and not as extreme as the music I do, so I’m no afraid haha


13- Would you get ready to play on a balcony ? With the max of people who can be on ?


- haha no yet but it’s a good idea

mercredi 27 décembre 2017

KERA 'Hysteresis'

2017 KERA - CD digipack avec Elle Promotion

Kera, c'est aussi bien que ça: https://youtu.be/xVNml7A0rVs

Kera... Quoi qu'est-ce derrière cette pochette mystérieuse? C'est un groupe formé en 2014 qui n'a rien à voir avec l'état du Kerala en Inde (voilà, ça c'est fait...).
Le groupe nous offre du death progressive aux multiples influences dont les croisements offrent à l'auditeurs milles émotions et au groupe de se lâcher et de faire des morceaux partant en couille dans des durées de folies mais sans faire non plus n'importe quoi.
Parler de cet album est un peu compliqué car l'écoute nous mène loin (y a des fragments qui évoquent Hypno5e, le groupe montpelliérain de death chelou qui part dans tous les sens...), mêmedans les vocaux, avec un contraste parfois chant death (assez guttural et très convaincant) et parfois clair, suivant les besoins (et là aussi, fort convaincant).
Le groupe n'a point peur d'explorer des zones inhabituelles, avec parfois des envolées guitaristiques très aériennes et pointu, lorgnant vers le jazz, avant d'opérer un virage structuré vers le death pu d'autres éléments, mais toujours avec un lien envers le death un moment ou un autre.
Les 54 minutes de l'opus sont un véritable voyage aux confins du death, au point où toutes sortes de musiques peuvent se rencontrer. Mais attention, le groupe n'hésite pas à aller franco aux death parfois (sous diverses formes) avec des titres plus concis mais toujours aussi avec ce souci du détail qui fait que ça reste du progressif, même en 4 minutes (Sanity fails).
Là où j'ai quelques réserves avec Bloody Alchemy, Kera balaie tout du revers de la main et gère de cette main souple des approches complètement au-delà du métal, à l'image du début de 'Epiphany of a lunatic' distillant le death dans un morceau assez monumentale à l'approche très posé, où l'importance du chant y est très nette, tout autant que la musique et offrant un échantillon émotionnel assez impressionnant, non sans oublier que c'est du death qu'ils font et que lorsqu'il arrive, on ne rigole pas, nom de dieu! Putain ma blague de merde sur l'Inde marche bien avec ce titre quand même!
Et c'est ça que j'apprécie beaucoup avec cet album, cette liberté de jeu et d'exploration musicale nous emmenant avec eux dans un monde, certes étrange, mais très libre et surtout, en pissant sur les clichés et les conventions établies.
Et il est impossible d'oublier que l'essence du groupe ,c'est le death. Une preuve? 'Compos mentis', morceau fleuve de 8'40'' où divers visages du death sont exposés sans honte, et ce en offrant une sorte de poupée russe musicale et le tout, sans oublier que c'est du death bien-sûr mais progressif. Un quand même, faut être sérieux.
Quoi dire d'autre à part conseiller l'écoute de cet objet un peu hors norme mais foutrement bien pensé? Et qu'en plus, tout comme le groupe Bloody Alchemy, un soin important est apporté à la production?

BLOODY ALCHEMY 'Kingdom of hatred'

2017 BLOODY ALCHEMY - CD digipack Avec Ellie Promotion


Sonorité magique ici même: https://youtu.be/Euw6DFSzoNM

Jeune (oui, c'est en gras car c'est important pour la suite!!) groupe stabilisé en 2015 avec le line-up définitif, un premier Ep en 2016, le groupe réattaque sec avec un album autoproduit en septembre là, celui qui est passé juste il y a peu.
Alors, avec une telle imagerie et un aussi chouette logo, on peut sans crainte espérer du brutal death!! Et... Et non. Hop, rapé. Foutu. Perdu.
Le trio qui est un quator nous balance après une intro aérienne, pleine de délicatesse, un death thrash, dont je n'ai pu me départir de l'impression qu'une de leur influence, c'est Arch Ennemy. Groupe qui a tendance à me gonfler vraiment (bon nettement plus fréquentable que l'autre projet gnnnnnn je ne peux vraiment pas Armageddon).
Là, je dois dire que j'ai beaucoup de mal du coup avec l'approche à la Arch Ennemy sur beaucoup de parties. Mais on ne peut pas juger du disque uniquement sur ces parties et heureusement. Oui, heureusement, ce jeune groupe évolue aussi dans le death (ouf!) et le moins que je peux en dire, c'est que certaines parties death sont vraiment rentre-dedans, viens ici caresser le crépi avec ta gueule. C'est c'est là le point fort du groupe (pas que les réminiscences Arch ennemiesque soient nulles mais je n'aime pas Arch Ennemy (hormis l'esthéstisme visuel de la chanteuse mais ça fait peu dans la balance...), bein au-delà de l'aspect parfois death moderne qui est moins convaincant (mais juste ponctuel).
Le groupe propose donc 10 titres dont une intro et surtout un titre avec le chanteur de Benighted et là, ce titre 'A world in agony' est juste une tuerie, nous offrant une dualité de voix death juste terrible!
Voix à noter aussi sur le reste de l'album qui dans le registre death est nettement convaincante. Les morceaux ne sont pas pour autant moyen car ils sont néanmoins accrocheurs (sauf cette facette Arch Ennemy qui me tarabusque un peu, vous l'aurez noté...). J'accroche vraiment sur les parties où le groupe semble être lui-même, et qui correspondent peu ou prou aux phases death, assez violentes parfois.
A part ça, c'est un disque très fréquentable, à la qualité de production très bien foutue et qui tient vraiment la route. Sachant que c'est un premier album qui offre quand même un plaisir auditif pas dégueux avec de bons éléments dedans, je suis sûr que ce groupe ira dans une voie plus brutale, certainement en assimilant plus ses influences (mais Arch Ennemy... j'arrive point à comprendre ce groupe...) pour régurgiter une musique qui sera le reflet d'eux-même!


mardi 12 décembre 2017

INSOMNIUM 'Winter's gate'

2016 CENTURY MEDIA - Vinyle et CD


Insomium: la première partie de l'album: https://youtu.be/leASeS_sO_Y

Insomnium... J'avais découvert par hasard ce groupe qui m'a transporté dans leur univers. Cet album est aussi un véritable vaisseau (ou un trainau, vu le titre...) qui mène loin l'auditeur. Mais là, on est assez loin du concept habituel de l'album. Car point de nombreuses pistes. Là, on en a qu'une seule et unique, tirant sur 40 minutes. Le rêve de tout amateur de progressif non?
Alors oui, entrer dans une chronique de ce genre d'album, ben ça oblige à prendre d'autres voies. Pas le choix et c'est tant mieux, sinon on pourrait se perdre en conjonctures.
L'oeuvre gravée sur les disque va au-delà du métal, ouvrant de nouveaux horizons, effleurent avant d'y entrer de nouvelles dimensions. On découvre des mondes musicaux auxquels on n'aurait peut-être pas pensé ni même imaginé (ou oser les imaginer).
Le groupe commence cette oeuvre monumentale par un souffle de vent et quelques notes cristallines, évoquant la glace d'un hiver scandinave avant d'amener une phase épique mélancolique.
La base musicale reste la même, un death mélodique tirant parfois vers le doom, version mélancolique, laissant des rugosités parfois un peu black ou proche. Et au milieu de tout ça, il y a des pans qui sont proches du jazz ou du blues. Mais le principal est le fait que le groupe quitte ces sphères pour aller vers d'autres qui sont assez innovantes. Il n'hésite pas à briser les conventions ou ce que l'on pourrait croire comme définitif, laissant entrer dans leur musique, littéralement, un souffle d'air frais.
Et ainsi, le groupe peut littéralement explorer et développer son concept d'album. Il part débroussailler des univers très oniriques de mondes glacés où la lumière n'est pas la source lumineuse utile. Mais aussi vers des mythologies perdues,que le groupe décline ainsi par une longue nouvelle qui s'articule en 7 parties différentes. Et chaque partie est en elle même autonome tout en étant liée au tout.
Et c'est cette unité dans une certaine liberté des parties qui fait de ce disque un véritable monument musical.
Chacun d'entre elle, en gardant la base death/doom et parfois avec un coté black progressive n'hésite pas a aller dans des voies autonomes apportant une densité musicale incroyable, en plus d'être une véritable invitation à un voyage qui pourrait se rapprocher d'un voyage astral.
Car Winter's Gate tient vraiment d'un voyage, par le fait que les émotions transportées par la musique nous emmène au-delà des conventions musicales que l'on peut avoir. On est aussi touché à l'émotionnel pur, nous emmenant parfois vers des songes ou des parts d'un passé agréable ou rêvé, une sorte de fantasme onirique que notre esprit conçoit pour accompagner cet album.
Il y a une unité dans les mélodies, une certaine mélancolie douce flottant sur le disque, un peu comme une nappe de brume sur un lac. Mais gelé là parce que c'est l'hiver. Et prit dans la musique, on se prend au jeu de laisser vagabonder notre imagination, chevauchant l'oeuvre monumentale que nous offre Insomnium.
On est prit par des parties parfois épiques, voire guerrière, apposées à coté d'espaces de sérénité. Et l'écoute de ce disque permet de se poser littéralement, de se déconnecter une bonne fois, juste pour vivre l'instant présent, en toute magnificence. Et rien que ça, ça vaut le détour!

BLATTE 'The first blattephemy'

2017 Inhuman Homicide records - CD

Blatte on youtube: https://youtu.be/ZfuIZdvUDCw

Blatte... Après Cafards, découvrez le nouvel animal de compagnie (énervé) nous venant de la douce contrée qu'est... Paris et en plus c'est tout jeune de cette année. Et Blatte, c'est plus fort que toi.
Il s'agit d'un one man band qui ne s'emmerde pas et fait simple: GRINDCOOOOOOORRRRREEEEEE mais dans un registre assez gore et non sans aller piétiner les plates bandes du brutal death, entre autre... parce que le gars fait aussi large...
Premier essai et on fait dans la qualité, la barbarie et le fun, avec un soupçon de dextérité aussi. Et bein que les 6 titres passent en 11 minutes, c'est très extrême et assez riche. Voire vraiment riche. Car le gars va aussi visiter le crust et offre sa vision du black avec magnifique 'Blattephemy' qui permet au gentil garçon de montrer qu'il sait aussi jouer autre chose et qu'il le fait comme il veut car il chie vraiment sur les conventions, passant du black à un truc gore bien ravagé, tout en gardant la base black.
Oui, Ré est fou. Mais un fou comme il devrait y en avoir plus. Alors oui, capter toutes les subtilités de sa musique, ben il faut écouter plusieurs fois car ça va vite vite vite, un peu comme si Speedy Gonzales serait éjaculateur précoce. Genre très précoce.
Musicalement ça se tient super bien et fait vraiment le travail. Sachant que le gars fait tout lui-même avec ses petits doigts, déjà, chapeau bas. Mais en plus, le son est excellent, en plus que la programmation de la batterie, même si c'est bourrin, est très cohérente. N'en déplaise aux rageux qui dénigrent pour un rien.
Blatte le fait bien et avec le fun, ce qui offre un cocktail détonant, bien jouissif... et avec humour... il suffit de mater les titres ou d'écouter les samples ponctuant la déflagration. En plus, ça remonte le moral en dégageant une énergie de malade!! Achète, parle-en, soutien le!

U-BILAM 'Evolutions of Mind'

2017 Music Records - CD Digipack

C'est ça U-Bilam: https://youtu.be/B9V5JyI7-0I

U-Bilam... Derrière ce nom qui évoque un médicament (Oui, U-Bilam 25 mg, par injection auditive) se cache un jeune trio de Seine et Marne qui nous offre sa première offensive. Alors oui, ça m'intriguait, à la fois le nom et le style: de l'Urban-core. Donc cet Ep répond à plein de questions et pas à d'autres (d'où l'on vient? Pourquoi le sable? L'intrication moléculaire peut-être être tangente dans un vide absolu chaud?)...
Alors, voici une partie des réponses que vous cherchez, juste ici, là, maintenant! Elle est pas jouasse la vie?
L'urban-core, quoi qu'est-ce? Ben c'est déjà énervé. A l'écoute, ça oscille entre deathcore, hardcore  et métal avec des sonorités très modernes, qui sont plus habituelles dans des genres musicaux dits 'urbain' (rap en tête et non à fromages...).
Le disque s'avère assez rapide à défiler (23 minutes pour 5 titres et une intro). Alors, c'est vraiment moderne mais pas comme les autres trucs (métal moderne (Ha oui, il y a du métal préhistorique?), metalcore...) car le trio mélange habilement les styles, offrant une musique violente, à l'impact immédiat, même si il ne crache pas sur des parties plus lentes mais, petits coquins qu'ils sont, à travers des breaks à se péter la nuque. La musique, adaptée aux ambiances que veut dégager le groupe le fait bien et capte vite, du fait de ce mélange détonant.
Les plages de 'tendresse' qui peuvent ponctuer ici et là les titres ne sont que des instants servant à amener les fameuses sonorités modernes avant de venir en traître te péter la gueule avec un bon coup de masse derrière le genou. Et ça fait mal et c'est bien fait (en plus d'être bien foutu).
La musique n'est pas la seule qui sert à cette violence moderne. Le chant est aussi essentiel, alternant chant rappé, hardcore ou même deathcore (d'ailleurs c'est dans ces phases que le groupe est particulièrement violent, avec de soudain break qui dépotent mamie). Et c'est intéressant car le choix des vocaux suivant le morceau n'est pas le seul fait du coté esthétique de l'oeuvre. Il semble y avoir derrière quelque chose de plus pragmatique: la violence joyeuse.
Chose intéressante, c'est le fil rouge qui mène le disque. La thématique sur l'esprit est bien vue, abordant diverses phases que l'on peut avoir dans des circonstances pas nécessairement joyeuses. Il est exploité brièvement des phases passant du déni à l'acceptation. Et les morceaux en eux-même développe des aspérités qui colle un peu à ce genre de sentiments que l'on peut ressentir.
Une excellente découverte, qui me plaît bien. Et fortement conseillée aux amateurs d'explorations sonores.