mardi 28 février 2017

HOUR OF PENANCE 'Cast the first stone'

2017 Prosthetic records - CD


Vous remarquerez que j'en chie pour les covers des albums. Conne de lumière, con de tremblement et con de caméra... Enfin, bon, dissertons sur cet album.
Groupe que je découvre pour la première fois avec ce qui semble être leur septième album, les italiens balancent un brutal death très direct où la mélodie, en majorité, tu te la colles au cul. Au mieux. Au fond du cul pour les plus aventurier(ère)s aguerri(e)s.
D'entrée de jeu, l'album te pulvérise les neurones, sans crier gare (ou quoi que ce soit d'autre). Et c'est la guerre sur la rondelle. C'est très rapide, très direct, même si quelques rares moments plus "lents" (oui parce que la définition de lent ne correspond pas à ce que l'on entend). Et tout semble tourner autour de la thématique joyeuse et infinie de la guerre. Et là, ça tourne autour des croisades ou un truc du genre. Et alors que l'on aurait pu espérer des rythmiques martiales ou militaires, on n'en trouve peu ou prou. C'eut pu être une glorieuse idée donnant un impact supplémentaire.
qu'importe, les titres font le travail en démolissant bien le cerveau et les cervicales. Et le groupe le fait, en achevant les blessés en 9 titres aux guitares parfois ciselées d'un solo rapide mais classe.
Le groupe a aussi prit soin d'offrir un son massif pour mieux te niquer l'occiput dans la joie et l'allégresse. Alors, certes, il est vrai que les titres peuvent sembler parfois un peu répétitifs. Vu le rythme d'exécution de la chose, c'est sans doute là la cause. Car c'est pied au plancher, sans vraiment de répit, dans une masse compacte de murs de guitares. Donc, il est évident que les fans d'Epica ou de Nightwish risquent de ne pas trouver leur compte.
Plus concrètement, il est vrai que parfois, malgré la vitesse et la brutalité du disque, il y a une sorte d'étrange sentiment qui peut chercher à s’immiscer, une sorte d'ennui vicieux mais heureusement, ce fumier ne trouve pas le temps de s'installer.
Il y a aussi quelque chose qui montre l'humour du groupe. Dans le livret, il est écrit 'All lyrics and orchestrations by Paolo Pieri'. Soit. Mais honnêtement, je n'ai pas entendu l'ombre du moindre relent d'orchestration. Peut-être noyé dans le tout, ce qui est dommage, car ainsi le groupe aurait pu gagner en clarté et de pouvoir proposer des titres, tout en étant violent et dense. Bon, les orchestrations, en réalité, sont présentes. Mais vraiment perdu dans la masse, ce qui est dommage. La demi-heure du disque parait ainsi un peu plus mais en laissant un petit arrière goût d'inachevé quelque part. Bon, il y a pire, avouons le.


VADER 'The Empire'

2016 Nuclear Blast records - CD


J'avais toujours cru qu'il y avait un lien entre Star Wars et Vader (le fameux dark Vader). Après un long débat inutile et stérile, un combat à mort, j'ai été convaincu que défintivement non, Vader n'a rien à voir avec la saga spatiale dans une galaxie de trois planètes.
Donc, point d'incompréhension et pur hasard que ce nouvel opus s'appelle The empire. Quoiqu'un parallèle pourrait bien faire fumer le cerveau des fans de la saga dans le vide spatial.
Dès que le CD est mis dans le lecteur et que celui-ci le lit, on est surpris et étonné d'être très rapidement au quatrième titre. Quoi qu'est-ce donc cette étrange distorsion temporelle vous demanderez-vous, le regard plein d'étoiles. Le truc c'est que les titres, en majorité, ne dépassent pas les 3'30, dont 4 sous la barre des 3'. Et oui,Vader fait dans l'expéditif, visant l'essentiel avec un death de bonne facture, faisant parfois un peu pépère mais sans que cela ne gêne vraiment.
Mais cela ne les empêche pas de pondre des titres plus longs (plus de 4 minutes, presque du progressif non?) qui sont, paradoxalement, les plus efficaces (sans que les autres soient à chier...). Alors oui, quand même, ça blaste pas mal la mamie (et le papy aussi...).
Le chant est assez linéaire (un peu comme dans les groupes Statik et Linear, qui n'existe pas...), devenant parfois un poil monotone, ce qui, on en conviendra, est un peu problématique pour du death. Alors du coup, le groupe joue sur des rythmiques parfois martiales afin de contrer ce détail et pouvoir distiller une accroche pas inintéressante. Mais sans qu'un titre ressorte plus du lot qu'un autre.
Le disque passe du coup très bien avec sa demi heure, bien que l'on aimerait avoir plus de longueur. L'album put gagner en densité, sans rogner sur le coté rentre-dedans. Bon, on chipote pour rien alors qu'il suffit de relancer la lecture..

dimanche 26 février 2017

BENIGHTED 'Necrobreed'

2016 Season of mist - CD

Et hop, place à un condensé de tendresse et d'amour, avec les délicats Benighted, ces gentils crooners français. Pour ceux qui ne connaîtraient point ce groupe (Serait-ce possible?), si entre le titre, la pochette et le nom du groupe vous croyez avoir affaire à un quelconque groupe pour emballer, alors c'est mort (sauf si c'est pour emballer un cadavre mais on dit mettre en bière...).
Après une intro toute dérangeante avec cette comptine pour enfant dans une ambiance assez malsaine, le premier titre déboule et on a affaire à du Grand Benighted. Et ça fait très très mal, l'album tapant dans un brutal death dérapant parfois avec des rugosités grind. Le son est très massif, de très bonne qualité et, le truc fou, on ne voit pas l'album défiler.
Les 11 titres (plus l'intro) vont à l'essentiel: pilonner en règle vos neurones. Point. On pourrait avoir des soucis d'ailleurs si l'ONU considérait cette galette comme une arme de destruction massive de part l'intensité hallucinante qui s'en dégage. 38 minutes pour te péter les cervicales.
On a affaire à de vrais professionnels de l’équarrissage et il est certains que quelques uns risquent de se jeter sur les murs à l'écoute de cet album très jouissif.
Benighted fait partie des groupes qui se bonifient et deviennent de plus en plus intense en vieillissant et moi, c'est une évolution qui me plait bien. Et qui ne les empêche pas d'apporter de petites subtilités, comme des chœurs guerriers sur une fin de titres, sous forme de chant scandé (Psychosilence) ou des samples très malsains de crient de chiens bien à propos (Forgive me father) ou même un chant ultra gore bref ( à la Tumour).
Pourrait-on parler de folie? Surement. Mais quelle folie jouissive!
Les titres font dans la délicatesse et le bon goût: ils se branlent complètement du politiquement correct et chie sur les convenances. Deux titres offrent d'ailleurs la joie de comprendre les paroles, car chantés en français: le court Necrobreed, très proche du grind, très extrême dans le genre et Versipellis, plus peaufiné, prenant plus de temps (de façon toute relative) pour mieux déglinguer la gueule de l'auditeur.
Benigthed nous offre tout simplement une putain de bombe de death très brutal et ultra carré et efficace que tout amateur d'extrême se doit d'avoir.

OVERKILL 'The grinding wheel"

2017 Nuclear Blast - CD digipack


Le retour d'Overkill en ce début d'année 2017! Bon, point de mystère à faire les concernant, on a affaire à un album dans la lignée de ce que nous offre le groupe depuis leur début. Du heavy thrash qui n'a à rougir de rien. Alors certes, cet album me parait moins agressive que le précédent 'White devil armory' mais n'en est pas moins efficace.
Les titres sont efficaces, même si la majorité dépasse les 5 minutes, certains étant des titres fleuves, laissant le groupe développer sont savoir faire, avec des titres très catchy et assez vindicatifs. On retrouve ce qui fait qu'Overkill est Overkill, jusque dans la voix de Booby si caractéristique, bien que sur de nombreux passages, il adopte une voix claire plus posée, offrant une variation sur le chant.
Les morceaux apportent aussi des plages plus posées, laissant les mélodies dominer, offrant de la densité et un contraste assez percutant qui renforcent la violence des autres parties.
La chanson titre, The grinding wheel, résume à elle celle ce qu'est l'album: la voix claire qui évoque Bruce Dickinson, en appuie avec le chant habituel à la voix erraillée, les structures très travaillés, aux mélodies cisellées, pouvant ouvrir un passage plus intense, les rythmiques parfois assez martiales... L'essence même de ce qu'est Overkill transpire dans ce titre.
La version digipack se conclue avec un titre bonus, Emrald, qui après un morceau comme The grinding wheel, ferme l'album sur une touche plus posée et concise (étant le titre le plus court de la galette, moins de 4 minutes) et pas le plus marquant non plus, sans qu'il soit mauvais.
Je ne ferais pas une chronique plus longue, car étant un amateur d'Overkill et pour ceux qui connaissent le groupe, la meilleur façon d'en faire une chronique est de faire écouter le groupe.

dimanche 19 février 2017

INTERVIEW AVEC ROCH (MY SECRET SAFE)

Quand j'ai découvert que l'un des employés de Music 34, magasin de musique à Montpellier, était Roch du groupe de métalcore My Secret Safe, j'ai bondi comme le loup que je suis sur l'occasion de bavarder avec lui sur son groupe, sa passion, ses projets musicaux, son métier au sein de Music 34, etc.. C'est donc de bonne heure que je me suis levé pour foncer au magasin afin de réaliser l'interview que j'espérais tant depuis que je suis chez Margoth car ceci est ma première interview sur place, en vrai, en chair et en os !


Thorwald : Salut Roch ! Alors pour commencer les hostilités (rires), je vais te demander de me parler de ton groupe My Secret Safe : comment le projet est né et es-tu un de ces fondateurs ou tu es arrivé en cours de route ?

Roch : Alors, ce fut fondé en 2013 par hasard, du moins pour ma part car ce fut un vieux collègue de lycée qui m’a contacté pour me dire : « Ouais on a besoin d’un gratteux, es-ce que t’es intéressé ? » J’ai dit que oui donc y a eu un rendez-vous à l’Avion à St Jan de Védas et c’est là que j’ai rencontré David et avec lui, nous sommes les deux membres de la base ! Après, de fil en aiguille, on a rencontré Thomas, c’était quelques mois après au final. Ensuite, on a proposé Ben, notre cher Ben (rires), son frère en tant que chanteur ! On a conservé cette formation durant un bon moment et du coup on a bossé toutes nos compos et c’est ainsi qu’on a sorti notre premier EP "Forgiveness is Only Redemption", et on a tourné là-dessus un petit moment jusqu’à ce que Ben doive partir pour ses études, beaucoup plus loin pour le coup (rires), et il n’a pas pu rester mais on se voit souvent ! La deuxième période, c’est quand on a rencontré Pierre qui s’est mis au chant pour ensuite faire deux beaux singles qui sont toujours actuels : Lost Paradise, superbe clip qu’on a tourné au lac du Salagou car c’est vraiment un endroit génial : t’as l’impression d’être en Arizona alors que c’est le Gard, donc pas besoin d’aller loin, c’est la maison, t’es à côté et c’est parfait ! Le deuxième single c’est "Revocation" qu’on a sorti ya quelques mois et on a fait la video promo à Paloma !
 Voilà l’historique !

Roch, bassiste de My Secret Safe (Photo : Ellie Brightside Photographie)

Thorwald : Quels sont les thèmes des chansons de My Secret Safe principalement ? Car je voudrais savoir savoir si pour toi, la musique qui en émane exprime vraiment ce que les paroles veulent faire ressentir à ceux qui vont écouter un de vos morceaux ?

Roch : Alors ça c’est clair, moi je suis pas l’écrivain mais je peux t’en dire plus ! L’univers de MSS est sombre mais y a beaucoup d’espoir, tu regardes les titres cités, c’est très noir mais y a surtout de l’espoir qui est le principal thème de My Secret Safe, après pourquoi pas évoluer sur les derniers titres ? On va voir comment on fixe notre prochain thème, du coup oui la musique en général représente tout ça ! Que ce soit de bonnes mosh part ou des refrains bien pédés chantés à la Disney ! (rires)

Thorwald : Vous avez des influences particulières ?

Roch : Oui carrément, on est vraiment très différent dans le groupe ! Moi, mes influences ça va du jazz fusion au plus lourds des trucs que tu peux imaginer donc c’est très vaste, choses vraiment classiques comme Judas Priest (dédicace à Pierre keur) ! Dans le reste, Pierre, son influence est plus urbaine dans le style Emure, mais il aime vraiment de tout, c’est par exemple un grand amateur de blues mais c’est vraiment très très large ! Thomas et David eux, c’est la vraie influence metalcore de base ! C’est vraiment eux, car ils ont toutes les connaissances dedans ! Par exemple, moi mon groupe préféré c’est Mr. Big (il me montre son T-shirt), eux deux en général c’est je pense Trivium et Bring me The Horizon ! Le vrai métalcore de base c’est Trivium je pense, pour moi c’est ça après chacun ses opinions !

Thorwald : Parle-moi un peu de tes comparses stp ! Chacun d'entre vous y met du sien avec sa touche personnelle je suppose, comment définirais-tu ce petit ou gros plus qu'apportent Thomas, Dav, Ben dans la musique de My Secret Safe, sans oublier ta touche à toi bien évidemment !

Roch : Thomas, c’est celui qu compose les riffs, la base si tu veux des parties guitares, David lui c’est vraiment la structure et moi c’est, en plus de ma partie basse, c’et tous les ptits trucs je pense (rires), la finition en gros sur certains trucs ! J’ai un peu le même rôle que Pierre même s’il le fait mieux que moi je pense, après on est très très pointilleux limite lourd, des fois même on abuse (rires) !

*je passe un morceau de musique : Revocation*

Thorwald : Pour être tout à fait honnête avec toi, je n'avais jamais écouté la musique de ton groupe, j'ai donc commencé avec Lost Paradise mais ensuite j'ai vu votre clip live Revocation (qui est très réussi je trouve) et j'ai adhéré définitivement car je voyais toute mon adolescence resurgir d'un coup ! Peux-tu me parler un peu de ce morceau et de ce live stp ?

Roch : Putain ça c’est le top ! Paloma c’est génial, t’arrive tu as tous d’opérationnel, et c’est génial de voir les gens pogoter sur ton single et de voir toute la scène locale, notamment John de Hord par exemple mais pas que, vraiment tout le public ! C’est vraiment génial quand t’es sur scène car tu as ton son sur scène qui est plus puissant, avec Thomas on adore se taquiner sur le son, on a du matos de taré qui fait qu’on est limite des collectionneurs mais voilà quoi ! Revocation c’était géant ! Tristant de Weaksaw n’a pas pu être au concert mais on a fait un feat avec lui dans sa demeure, il a un son de malade, ce feat est parfaitement bien cadré et Tristant et Pierre se connaisse  bien !

Thorwald : Quel est point de vue personnel sur la musique métal aujourd’hui ?

Roch : Si tu veux, mon avis là-dessus, soit on est tous d’accord sur le fait que le metalcore soit plus accessible car on conçoit que c’est pas accessible à tout public donc nous, notre objectif c’est rendre notre musique et le metalcore en général accessible à tous car cette musique comme tu le sais est très mal vue en général, aujourd'hui y a des cons qui disent par exemple : « Ouais Metallica avec Lady Gaga, c’est n’importe quoi », alors qu’ils rendent la musique métal accessible, par exemple ! C'est dommage car dedans t’as des fous furieux qui disent que le métal c’est que du bruit alors qu’il est vrai que dans le lot ya des groupes de merde certes, mais pas tous ! C’est mon point de vue personnel !

Thorwald : Hormis My Secret Safe, as-tu d'autres projets musicaux en parallèle ?

Roch : Aucun ! Dans le groupe, notre objectif est My Secret Safe ! Après, j’aime bien faire ma musique car on fait des trucs pour nous ! Par exemple, j’aime bien le jazz fusion et tu fais tes compos, j’ai pas de projets particuliers mais pourquoi pas !

Thorwald : J'ai noté que vous seriez en première partie pour la dernière d'un groupe de métal français légendaire : The Arrs ! Dis-moi, ça fait quoi de se dire que vous allez ouvrir le bal du chaos pour un tel groupe ?

Roch : Tout simplement génial ! Mon chanteur les connaît et j’ai hâte de les rencontrer ! Ils ont beaucoup de choses à t’apprendre et ça fout la kikette de jouer avec de tels groupes ! Ils ont demandé une date pour leur dernière et on a été contacté ! Pierre malheureusement va devoir arrêter à cause de son taf, pas le temps de continuer donc pour lui, c’est aussi sa dernière mais avec un putain de groupe ! Pour le coup, on va se manger une bonne gifle mais on va quand même assurer, on est pas là la pour refaire la tapisserie comme dirait mon batteur!(rires) T’as des influences un peu metalcore aussi dedans, c’est les vrais patrons du métal français !

Thorwald : A part cette date, avez-vous d'autres concerts de prévus ? Votre album va-t-il voir le jour bientôt ?

Roch : Alors, sur septembre on aura deux tournées, c’est pas encore annoncé mais ça sera une semaine en Europe complète et une autre en Angleterre ! Niveau projet, on a un gros truc et ça s’annonce lourd, sombre et métal (rires) !

Thorwald : (rires) Parlons maintenant du magasin et donc de ton métier ! T'es rentré comment dedans et quel est ton sentiment quand tu viens y bosser ? Je sais que c'est en lien avec un élément que tu aimes et qui est la musique certes, mais peux-tu nous en dire plus stp ?

Roch : Je suis rentré dedans comme stagiaire en formation en vente spécialisé, BTS manager en IUT commercial, et j’avais besoin d’un stage donc je voulais un magasin qui me plaît du coup je suis passé chez Music34 ! J’ai été embauché ici en tant que vendeur et guitare tech. Du coup, ce qui me plaît en venant bosser ici, c’est que c’est ma passion, ce qui m’intéresse vraiment dedans c’est que je suis très bricoleur sur les guitares, c’est allier musique et réparation matos avec électronique en plus de l’aspect vente !

Thorwald : Peux-tu me résumer en trois mots ton côté zikos stp ? Oui je suis chiant désolé ! (rires)

Roch :  Oh putain ! (rires) Practice, Matos et « C’est ça le Rock » !

Thorwald : Cet espace t'es dédié ! Libre à toi de faire passer des messages personnels à ta famille, tes potes, les fans qui vous soutiennent !

Roch : Je remercie tous les fans, tous les potes, les collègues de Shoot the Girlfirst, Weaksaw, la scène du coin, la France et l’Europe ! Gros bisous à tous !

Thorwald : Merci à toi poulet !

Roch : Avec plaisir !

jeudi 2 février 2017

INTERVIEW DE BORN FROM LIE

Rappelez-vous, j'ai chroniqué, il y a quelques temps, le second opus de ces jeunes parisiens. Des questions avaient éclaté à la surface de mon esprit de guingois. Des questions dont certaines sont passées à la trappe parce que personne n'est aussi fou que moi pour les comprendre. Et que ce serait plus vers la métapsychologie que ce serait partie, domaine que peu d'entre vous doit comprendre (cela dit, ce sera toujours plus que moi). J'ai fait donc des questions auxquelles le groupe a pris le temps de répondre. Ça parle d'étiquettes, de migration, de choses sombres, d'écart mais pas que! Je vous laisse vous délecter avec le groupe qu'il est bien!

1- Bonjour à vous ! Comment allez-vous en ce froid janvier ? Commençons directement dans le
gras des questions : présentez donc Born From Lie. Sa vie, son oeuvre, sa raison, pourquoi,
comment qui et le prix de disneyland n’est-il pas prohibitif ? Pourquoi ce nom ?

Jérôme: Ca va bien merci!
Nous sommes quatre musiciens de la région parisienne, le groupe est né en 2014 suite au split de notre ancienne formation.
"Born from lie" est à la base le titre d'un de nos morceaux très autobiographique, lorsqu'on cherchait un nom, il s'est avéré que c'est celui qui a mis tout le monde d'accord.
"The promised land", sortit via le label Brennus music en juin est notre deuxième album.
Je ne savais pas qu'ils avaient augmenté les tarifs de Disneyland! Si c'est le cas c'est un scandale!

Niko : Je savais bien que Mickey n’était plus rock’n roll.. 

Pascal : pour disneyland pareil, un scandal !

2- Où pensez-vous vous situer musicalement et comment appréhendez-vous votre évolution ? Votre album ‘The promised land’ s’avère être à mi-chemin entre un rock consensuel et un metal assez agressif. Pourquoi avoir un tel écart musical au sein de la galette ? Êtes-vous d’accord si je vous dis que vous avez une vision de la musique qui vous est propre ?

Jérôme: Honnêtement, j'ai du mal à nous situer musicalement, même dans les différents papiers que l'on a eu sur l'album, on nous prête des styles très différents à chaque fois: rock alternatif, metal mélodique, hard rock, heavy metal... Du coup je ne sais pas du tout ou nous situer!
On écoute tous des choses assez différentes et il nous paraissait naturel de "varier " les plaisirs au sein de l'album. Personnellement parfois j'ai envie de jouer un gros riff metal et parfois du bon vieux rock'n roll!
Si tu penses qu'on a une vision de la musique qui nous est propre et bien on est est très honorés!

Niko : on reste heavy metal je pense.. alors heavy metal progressif peut être ?

David : L’une de nos chroniques parlait d’un style schizophrène, entre des parties très calmes et d’autres franchement agressives. Je trouve que c’est le terme qui nous définit le mieux.

Pascal : honnêtement je ne comprends pas trop le fait que l on nous qualifie de simplement rock. Que l’on est un style a part temps mieux et je pense que c'est une richesse, mais pour moi ça reste du metal, avec des influences diverses comme le heavy et le thrash ( nos influences principales), mais rock, je ne peux pas vous dire je n’en écoute pas ^^ lol.
Je suis le Richard Virenque de la musique, je fais du rock a l’insu de mon plein gré.

3- The promised land, malgré le coté musique super joyeuse, a une approche qui semble assez
sombre (renforcé par les passages assez post-metal). Ai-je bien compris que ce dont on parle touche à l’exil ? Pouvez-vous développer cet aspect que j’évoque ou me dire que, hahahahha, c’est cocasse, hahahahahaha, cocasse mais gênant car je me plante ?

Jérôme: Tu ne plantes pas du tout! No escape par exemple,raconte l'histoire d'un homme qui a quitté son pays sur un bateau en espérant trouver la "terre promise". J'ai écrit ce morceau en hommage aux migrants qui quittent leur pays et qui malgré les risques, gardent l'espoir de trouver une terre meilleure. Au vu des actualités, je ne conçois pas que l'album soit autrement que sombre.

Niko : l’album a des côtés sombres et a des relents schizophréniques (musique/voix), De cette manière, il colle aussi certainement bien avec notre époque.

Pascal : moi je ne vois pas beaucoup de rythmiques joyeuses dans cet album. Mais justement , les compos colle bien au concept !

4- L’une des forces de votre album est l’apparition de passages incluant du violon ou du saz.
Comment en êtes-vous venus à les incorporer ? La puissance émotive que dégage la sonorité de ces instruments est-elle la raison, en sus de la thématique choisie ?

Jérôme : L'idée du violon et du Saz sont venues une fois que les morceaux étaient composés.Pour illustrer No escape qui a des sonorités orientales, on recherchait un instrument qui pourrait renforcer le morceau, le Saz (luth turque) était l'instrument idéal pour ça! D'ailleurs depuis l'album je m'en suis acheté un!
Pour le violon c’était l'instrument parfait pour apporter la mélancolie et l'émotion dont les passages avaient besoin.

Pascal : je trouve aussi que c 'est une force ^^ ; l 'idée est bien sur venue de Jérôme mais on s 'est bien trouvé de ce coté la, car j’aime beaucoup les influences orientales dans le metal comme Orphaned land et Myrath et étant moi même un féru d 'histoire du moyen orient .
Et comme tu le dis si bien ça convient parfaitement au concept de l album car les pays sinistrés qui fournissent le plus de réfugiés sont bien sur les pays bombardés du moyen orient

5- Le chant et certaines structures de vos morceaux me font penser à Inepsys, un groupe de metal progressif. Hasard, coïncidence ou non, il y a un fan, c’est assumé et de toute façon, vous faites ce que vous voulez, z’êtes des warriors ?

Jérôme:Tu dis car leur chanteur s'appelle aussi Jérôme? ( je crois qu'ils ont changé maintenant d'ailleurs) NdB : Tout à fait, ils ont un nouveau chanteur.
Plus sérieusement, je connais Inepsys car ils sont comme nous chez Brennus music mais il me semble qu'ils sont bien plus progressifs que nous!


6- Le coté metal qui se dégage vraiment fait penser à du post metal. Est-ce aussi assumé ou c’est un hasard qui collait bien à l’univers des morceaux et au besoin d’extirper ce coté sombre de vos êtres (ça pète bien cette formulation…) ? Et est-ce en devenir de développer ce coté quelque peu
agressif ?

Jérôme:J'avoue ne pas me poser la question du style lorsque je compose! Quand je disais que chacun y voit un style différent, toi tu y vois du post metal!
David de par l'énergie de son jeu a su apporter l'énergie dont avaient besoin les morceaux et du coup ses influences sont très importantes dans notre musique.

David : C’est vrai qu’on a pris un côté beaucoup plus agressif pour cet album. Le jeu à la double pédale a un impact évident sur cette sensation de violence. J’essaye de la placer à des moments opportun pour apporter des contrastes dans les compositions. On va approfondir cet aspect pour le prochain EP…

Pascal : serait ce a cause de mon grand age, mais j ai bien peur de ne pas savoir ce qu 'est le post metal . Sûrement que j en écoute à l insu de mon plein gré encore une fois. (NdB : je te conseille Lessen ‘A redemptive decay’ pour t’en faire une bonne idée!)



7- Quelles sont vos goûts musicaux et rejaillissent-ils sur vos compositions ? Quelles identités
musicales vous définies?

Jérôme: Je suis fan de hard rock, de thrash old scool, de metal mélodique, de rock'n roll... Si je dois citer des influences majeures je dirai Megadeth et Iron Maiden pour leur sens du riff et de la mélodie.

Pascal : moi j ai commencé a écouter du métal avec le heavy et le thrash. J aime beaucoup le heavy progressive, melodique. Le death metal melodique aussi.
Sinon hors metal j’écoute du jazz oriental.

David : J’ai envie de citer des groupes comme Gojira et Machine Head qui sont mes principales sources d’inspiration. Ce sont des batteurs qui expérimentent beaucoup et qui donnent une véritable identité à leur groupe.



8- Quel est le public que vous voyez le plus ? Celui attiré par le rock, un plus metal ou tout simplement, un brassage ?

Jérôme: Je pense qu'on attire plus du public aimant du rock que du métal extrême en tous cas! Mais j'ai l'impression que dans l ensemble c'est un brassage.

Niko : notre public est un beau mélange des influences rock ; en nous voyant en concert, certains n’avaient pas imaginer qu’on pouvait être qualifié de metal ou heavy metal.

Pascal : venez et on vous dira qui vous êtes.



9- Vous sentez vous un peu comme l’était Therapy : trop metal pour les fans de rock et trop rock pour les fans de metal ?

Jérôme: Très bonne question! Forcèment on se sent un peu à l'écart de la scène actuelle mais on fait la musique que l'on aime avant tout et on n’a pas du tout envie d'en changer pour plaire ou mieux entrer dans un moule!
On se pose même souvent la question quand on a des propositions pour jouer avec tel ou tel groupe: est ce que leur public sera intéressé par notre musique?

David : C’est vrai que la diversité de nos compositions ne nous permet pas d’être rangés dans une catégorie bien spécifique. J’ai plutôt envie de voir ça comme l’opportunité de réunir un public multifacette !



10- Que faites-vous en marge du groupe ? Arrivez-vous à bien gérer boulot et musique ?

Jérôme: étant intermittent j'alterne des périodes très occupées à du temps libre ce qui me permet d'avoir la chance de me consacrer à la musique.

Niko : j’ai ma société ; cela me permet de gérer mon temps et de l’adapter aux « urgences musicales » !

pascal : je suis fonctionnaire dans l’enseignement supérieur. C 'est à dire que je laisse le boulot au boulot et suis frais et dispo pour la musique et la famille !



11- Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions à la volée. C’est à vous de conclure !


Jérôme: Merci à toi, comme je le dis souvent: venez nous voir sur scène! En plus on pourra boire des coups ensemble après le concert!

Niko : venez tenter l’expérience, vous ne serez pas déçus et ça ne fait pas mal.

Pascal : Merci et bon courage aussi a vous pour la suite et merci pour ce que vous faites pour la scène française


David: merci à toi.